BOURGIN Georges [Nicolas, Georges, Marie]

Par Justinien Raymond

Né le 17 mars 1879 à Nevers (Nièvre), mort le 17 septembre 1958 à Choisy-au-Bac (Oise) ; historien ; archiviste ; socialiste et coopérateur.

Fils d’un « négociant » selon l’état civil, épicier-droguiste en gros, Georges Bourgin, après ses études secondaires au lycée de Nevers, suivit ses parents à Paris où, son père ruiné lors de la crise économique des années 1880, devint courtier. A l’issue d’études secondaires terminées au lycée Janson de Sailly à Paris, G. Bourgin fut bachelier et lauréat du Concours général en 1896. Il obtint par la suite, dans les Facultés de Paris, la licence es-Lettres et la licence en Droit. Diplômé de l’École des Hautes Études, il fut membre de l’École française de Rome. Entré aux Archives nationales, il fut secrétaire puis conservateur et enfin, à la Libération, directeur.

Il se maria le 10 mars 1903 à la mairie du Veme arrondissement de Paris.

Adhérent au Parti socialiste SFIO dès 1905, G. Bourgin était inscrit, au lendemain de la Première Guerre mondiale, à la 5e section de la Fédération de la Seine où il rencontrait nombre d’intellectuels comme lui. S’il ne fut jamais un militant « sur le tas » et ne brigua jamais un mandat électoral, il resta, sa vie durant, et contrairement à son frère aîné Hubert Bourgin, fidèle au socialisme réformiste avec lequel il collabora jusqu’en 1914 dans ses recherches d’histoire économique et sociale. Ses travaux d’historien consacrés notamment à la Commune de Paris et à l’Italie lui valurent une audience qui s’étendit au-delà des frontières de la France.

Il accordait une grande importance à l’action coopérative. Il fut un des premiers adhérents de la société d’éditions « Les Presses Universitaires de France » (PUF) et il collabora à plusieurs revues coopératives : La Revue des Études coopératives, L’Action coopérative, Le Coopérateur de France. En 1923, avec Marcel Mauss, membre comme lui de l’Office technique de la FNCC, il avait présenté un rapport sur le développement et le fonctionnement des Boulangeries coopératives. En 1945, il adhéra au Manifeste coopératif de Bernard Lavergne, Fauquet, Boully et Prache ainsi qu’aux « Amis de la Coopération ».
Compagnon d’Edouard Dolléans dans la défense de l’histoire ouvrière, il était président de l’Institut français d’histoire sociale en 1953, Jean Maitron en étant le directeur.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article17590, notice BOURGIN Georges [Nicolas, Georges, Marie] par Justinien Raymond, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 24 juin 2019.

Par Justinien Raymond

ŒUVRE : (choisie) : en collaboration avec G. Henriot, édition critique des Procès Verbaux de la Commune de 1871, Bibliothèque d’histoire de la ville de Paris, t. I, 1924 ; t. II, 1945. — La Commune 1870-1871, Flammarion, 1938, avec Textes originaux d’Amédée Dunois et Éd. Dolléans. Iconographie sous la direction de Max Terrier. — Histoire de la Commune, Paris, 1907. — Les Premières journées de la Commune, Paris, 1928. — La Troisième République, Paris, 1938.

SOURCES : Arch. Nat., fonds Bourgin, 651 AP 1. — Archives de la FNCC. — L’Actualité de l’Histoire, avril-juin 1958 — Bulletin n° 1 des « Amis de la Coopération ». — G. Lefranc, Essais sur les problèmes socialistes et syndicaux, Payot, 1970. — Les Cahiers internationaux, juillet-août 1955. — L’Actualité de l’histoire, 1953. — Notes de Ludovic Bouvier et de Jacques Girault.

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