ROCARD Michel, Louis, Léon, dit Georges SERVET

Par Jean-François Merle, Pierre Emmanuel Guigo

Né le 23 août 1930 à Courbevoie (Haut-de-Seine), mort le 2 juillet 2016 ; inspecteur général des Finances ; militant socialiste et syndicaliste ; Secrétaire national des Étudiants socialistes SFIO (1953) ; membre du Comité politique national (1961-1967), puis secrétaire national du PSU (1967-1973) ; membre de la direction nationale (1975-1981 ; 1985-1988), puis Premier secrétaire du Parti socialiste (1993-1994) ; député des Yvelines (1969-1973, 1978-1981) ; maire de Conflans-Sainte-Honorine (1977-1994) ; ministre du Plan et de l’aménagement du territoire (1981-1983) ; ministre, de l’agriculture (1983-1985) ; Premier ministre (12 mai 1988-14 mai 1991) ; sénateur (1995-1997) ; député Européen (1994-2009).

Michel Rocard à Grenoble
Michel Rocard à Grenoble

Michel Rocard est le fils de Renée Favre, directrice d’un foyer de jeunes filles et d’Yves Rocard, professeur de physique à l’École normale supérieure qui, après avoir pris une part active à la Résistance, fut un des responsables de la création de la force de dissuasion atomique française. Élève à l’École alsacienne puis au lycée Louis-le-Grand, il trouva dans l’engagement chez les Éclaireurs unionistes une échappatoire au carcan familial : « l’enfance est terriblement sérieuse », rappelle-t-il en citant Vercors. Les quatorze années passées dans les rangs du scoutisme protestant furent une formation active à l’action collective et l’occasion de nouer des amitiés durables.

En 1947, passant outre le refus paternel, il s’inscrivit à Sciences-Po et à la faculté de droit d’Assas. En 1949, refusant la tentation communiste et sensible à l’engagement européen, il rejoignit la Fédération nationale des étudiants socialistes, affiliée à la SFIO, dont il devint le secrétaire général en 1954. De cette époque naquît une complicité durable avec Pierre Mauroy*, dirigeant des Jeunesses socialistes. Il engagea les Étudiants socialistes dans l’action militante contre la guerre d’Indochine, puis contre la guerre d’Algérie et participa, avec des militants issus de la Jeunesse étudiante chrétienne, au combat pour l’élection d’une direction progressiste à la tête de l’UNEF, qui aboutit en 1957.

En 1956, il intégra l’École nationale d’administration (promotion Dix-Huit Juin, 1956-1958). Deux ans plus tôt, il avait épousé Geneviève Poujol (qui fut sociologue des associations et de l’éducation populaire), avec qui il eut deux enfants (Francis et Sylvie). Il effectua une partie de sa scolarité à l’ENA au cabinet d’Alain Savary*, secrétaire d’État chargé des affaires tunisiennes et marocaines, puis à sa sortie de l’ENA, fut affecté à l’Inspection générale des finances. Envoyé en Algérie en septembre 1958, il rédigea un rapport sur les camps de regroupement où sont enfermées les populations musulmanes, dont les fuites dans Le Monde et France Observateur auront un grand retentissement.

Après avoir quitté la direction des ES lors de son entrée à l’ENA, il rejoignit les rangs des minoritaires de la SFIO qui, autour d’Édouard Depreux*, Robert Verdier* et Alain Savary*, contestent la politique algérienne de Guy Mollet* et son ralliement à la Ve République et vont fonder le Parti socialiste autonome (PSA) qui fusionna en 1960 pour créer le Parti socialiste unifié (PSU). Il développa ses réseaux en participant, au début des années 1960, aux travaux du club Jean-Moulin ainsi qu’à la création de l’ADELS (Association pour la démocratie, l’éducation locale et sociale), dont il devint le président en 1964. En 1965, sous le pseudonyme de Georges Servet, il entra au bureau national du PSU et devint responsable de la formation. C’est à ce titre qu’il participa en mai 1966 aux « Rencontres socialistes de Grenoble » : son rapport sur « les voies de passage au socialisme » (et en particulier la politique de la monnaie) et, plus encore, celui sur « décoloniser la province » (publié en novembre 1966, après le colloque de Saint-Brieuc) lui assurèrent une notoriété certaine.

À l’élection présidentielle de 1965, il avait contribué à engager le PSU dans une campagne autonome de soutien à François Mitterrand. C’est également sur une ligne autonomiste, contre les tenants du ralliement à la FGDS, qu’en juin 1967 il succèda à Édouard Depreux comme secrétaire national du PSU. Le PSU proposa alors une vision assez classique du socialisme, teintée de modernisme pour séduire les « couches nouvelles salariées » (selon les travaux du sociologue Serge Mallet*) comme en témoigne l’initiative de présenter un « contre-plan » (février 1964). Mai 68 bouleversa la plupart des schémas politiques : fortement impliqué dans le mouvement étudiant grâce à ses relais au sein de l’UNEF, le PSU était en phase avec les aspirations libertaires du « mouvement de mai ». La tentative de Michel Rocard de proposer la candidature de Pierre Mendès France pour diriger un gouvernement de transition se heurta au refus de l’intéressé. Aux élections législatives de juin 1968, le PSU qui avait présenté des candidats dans toutes les circonscriptions recueillit moins de 4 % des suffrages.
Cette même année, Michel Rocard se remarie avec la sociologue Michèle Legendre, avec qui il aura deux fils (Loïc et Olivier).

Pendant trois ans, Michel Rocard s’efforça de continuer à incarner le discours public d’un PSU de plus en plus tiraillé par ses ailes gauchisantes. Il y parvint notamment en s’imposant comme candidat à l’élection présidentielle de 1969 : les 3,6 % des suffrages qu’il réunit sur son nom (comparés aux 5 % de Gaston Defferre) lui valent un succès d’estime et une notoriété nationale. Il transforma l’essai en novembre de la même année en battant, lors d’une élection législative partielle, l’ancien premier ministre Maurice Couve de Murville dans la 4e circonscription des Yvelines.

S’il parvint à écarter de la direction du PSU la fraction maoïste (en 1969) puis la tendance trotskisante en 1971 lors du congrès de Lille qu’il emporta de justesse (51 % des voix), l’élaboration d’une conception autogestionnaire du socialisme peine à convaincre, malgré les ouvertures que permettaient des luttes sociales emblématiques, comme celle de Lip à Besançon, ou la convergence avec les thèses de la CFDT. Pendant ce temps, à Épinay, le Parti socialiste tourna la page de la SFIO, porté François Mitterrand* à sa tête et s’engagea dans l’élaboration d’un projet socialiste et d’un programme commun de gouvernement de la gauche. Battu aux élections législatives de 1973, Michel Rocard dut réintégrer l’Inspection des finances et se retirer du secrétariat national du PSU confié à Robert Chapuis*.

Lorsque la mort de Georges Pompidou provoqua une élection présidentielle anticipée, il prit de vitesse la direction du PSU et annonça son soutien à la candidature de François Mitterrand. La campagne présidentielle de 1974 confirma ce rapprochement : Michel Rocard joua un rôle significatif dans la campagne du candidat socialiste, notamment sur le plan économique. Toutefois, en septembre, la tentative de raccrocher le PSU au PS échoua devant le refus d’une majorité de militants. La direction du parti, autour de Michel Rocard et Robert Chapuis, y était favorable mais ne parvint pas à convaincre tous ceux qui restaient attachés à l’identité propre du PSU. A 60 % contre 40 %, les militants choisissent le maintien du PSU. Michel Rocard, Robert Chapuis et la plupart des membres de la direction quittèrent le parti afin de participer aux Assises du socialisme. Ces Assises, qui eurent lieu en octobre 1974, regroupèrent militants du PS, les scissionnistes du PSU et une « troisième composante » formée de militants syndicalistes (CFDT pour la plupart) et associatifs.

Si Michel Rocard choisit de faire profil bas durant ses premières années au PS, les membres du "courant des Assises" entendaient s’identifier et présentèrent un amendement, porté par Gilles Martinet, qui obtint près de 15 % des voix au Congrès de Pau (1975). Michel Rocard, lui, dut attendre décembre 1975 pour être intégré au Secrétariat national, à un poste peu exposé et sans lien avec les fédérations : le secteur public. Toutefois, cette position va lui permettre de s’imposer comme l’un des garants du réalisme économique que cherche à conquérir le PS. Lors des négociations sur l’actualisation du programme commun en 1977, il combat l’extension de la nationalisation – prônée par le PCF – à toutes les filiales des groupes visés ; Georges Marchais le jugeait responsable de la "droitisation" du PS. Au congrès de Nantes du PS (1977), il plaida pour le rassemblement des « deux cultures » de la gauche, celle de Jaurès et de Guesde, se posant ainsi en héraut de la « deuxième gauche ».

À la même époque, sa cote dans l’opinion progressait sensiblement après avoir connu de basses eaux depuis sa défaite aux législatives de 1973. Il comptait désormais parmi les premiers espoirs à gauche. En mars 1977, il bénéficia à nouveau de la légitimité électorale en étant élu, dès le 1er tour, maire de Conflans-Sainte-Honorine, puis député de la 3è circonscription des Yvelines l’année suivante. Le soir des élections législatives de mars 1978, que la gauche venait de perdre, il prit date en affirmant notamment " qu’il n’y a pas de fatalité à l’échec de la gauche", déclaration d’espoir largement reprise par les médias. Il dépassa, à partir de ce moment, François Mitterrand jusque-là le favori de l’opinion de gauche. Nombre d’espoirs se portaient sur lui en vue de l’élection de 1981. Lui-même se préparait, avec une équipe animée par Christian Blanc, et s’entourait notamment de personnalités comme Edgard Pisani, Jean-Pierre Cot, Claude Evin ou Louis Le Pensec.

Battu au congrès de Metz de 1979, obtenant un peu plus de 20 % des voix contre 16 % à son allié Pierre Mauroy et 46 % au courant Mitterrand, Michel Rocard n’en poursuit pas moins sa tentative : le 19 octobre 1980, depuis Conflans-Sainte-Honorine, il annonça sa "candidature à la candidature", mais fut contraint de se retirer face à François Mitterrand le 8 novembre 1980 conformément à l’engagement pris lors du congrès de Metz. Ses compétences d’économiste furent néanmoins exploitées durant la campagne, notamment pour faire face au Président sortant, Valéry Giscard d’Estaing.

Une fois François Mitterrand élu, ce ne fut pas un ministère prestigieux qui lui fut confié, héritant du Plan et de l’aménagement du territoire, fût-ce avec le titre de ministre d’État. Dans ses nouvelles fonctions, il contribua à la décentralisation, mettant en place des contrats de plan État-régions (loi du 29 juillet 1982) afin de favoriser le développement économique des nouvelles entités administratives. Il promut également le développement de l’économie sociale et solidaire. Il rédigea par ailleurs le Plan intérimaire (1982-1983) mais la première mouture du IXe Plan fut retoquée par le chef du gouvernement, jugée trop "pessimiste".

En 1983, sa nomination comme ministre de l’Agriculture en remplacement d’Edith Cresson, avec la mission d’apaiser les relations avec les principaux syndicats agricoles et de renégocier la politique agricole commune, apparut comme une promotion. L’heure était en effet marquée par une surproduction périlleuse. Il contribua à négocier les quotas laitiers, préservant l’agriculture française. Il renoua les liens avec la FNSEA, principal syndicat agricole français. Il obtient également, lors des rounds agricoles européens, la suppression des MCM (montants compensatoires monétaires) qui pénalisaient la production française. Dans une période agitée par une nouvelle guerre scolaire, il parvint à faire voter à l’unanimité de l’Assemblée Nationale deux lois réformant l’enseignement agricole public et privé (1984).
Si le tournant économique de 1983 et le maintien dans le système monétaire européen lui donnaient satisfaction, il rejetta la réforme du mode de scrutin pour les législatives (proportionnelle intégrale) et démissionna le 4 avril 1985 en pleine nuit. Il se déclara peu après candidat à l’élection présidentielle de 1988. S’ensuivent pendant deux ans et demi une intense préparation dans l’opinion, avec les clubs Convaincre, et une active campagne interne. Au congrès de Toulouse (11 au 13 octobre 1985), il renforça son influence sur le parti, obtenant plus de 30 % des suffrages. Face à l’éventualité d’une nouvelle candidature de François Mitterrand, il se déclara à plusieurs reprises "candidat jusqu’au bout". Mais la cohabitation, à partir de 1986, permit à François Mitterrand de remonter dans les sondages et de dépasser son concurrent. À partir de début 1988, la candidature du président sortant semblant de plus en plus évidente et Michel Rocard se rallia peu à peu à lui.

François Mitterrand réélu, il nomma Michel Rocard Premier ministre le 10 mai 1988.
Les élections législatives ne confirmaient pourtant pas l’engouement autour du candidat socialiste. La majorité pour le PS ne fut que relative (une première depuis 1962) et Michel Rocard, obligé de négocier en permanence – grâce notamment au talent de Guy Carcassonne, professeur de droit constitutionnel, et à l’entregent de Jean-Paul Huchon, directeur de ses cabinets ministériels successifs – avec les parlementaires centristes et communistes.

Juste après sa nomination, il s’attela au principal problème du moment : la Nouvelle-Calédonie. En proie à de profonds déchirements depuis 1984, l’île était au bord de la guerre civile : durant la campagne présidentielle, le 5 mai 1988, une prise d’otage s’était conclue par la mort de dix-neuf Kanaks et deux militaires dans la grotte d’Ouvéa. Michel Rocard parvint au terme de négociations entre les indépendantistes du FLNKS et les non-indépendantistes du RPCR à mettre fin au conflit et à faire adopter les « accords de Matignon », accordant plus d’autonomie aux autorités locales et renvoyant le choix sur l’indépendance à l’échéance de 1998. Ce plan fut adopté par référendum le 6 novembre 1988 à 88 % des suffrages (mais avec 63 % d’abstentions).

Michel Rocard fit rapidement adopter d’importantes mesures sociales comme le Revenu minimum d’insertion (RMI), assurant un revenu à tous ceux placés dans une situation de précarité. Bénéficiant d’une situation économique favorable, le gouvernement vit le chômage baisser de manière importante. Néanmoins nombre de fonctionnaires se mobilisaient dans la rue pour réclamer une meilleure répartition des gains de la croissance à l’automne 1988 (infirmières, transports). Le gouvernement mit en œuvre une large rénovation du service public et une revalorisation du statut de fonctionnaire (suppression de la catégorie D). Il tenta de mieux partager les fruits de la croissance grâce à un "pacte de croissance" (un tiers des gains pour la revalorisation des salaires, un tiers pour créer des emplois, un tiers pour réduire la dette et favoriser la recherche et le développement).

Sur le plan éducatif, le gouvernement adopta un plan important de revalorisation du statut des enseignants et de rénovation des établissements, à hauteur de 30 milliards de francs, ce qui n’empêcha pas de nouveaux mouvements sociaux comme à l’automne 1990 avec les lycéens. La même année, il fit adopter au forceps la contribution sociale généralisée (CSG), prélèvement obligatoire se substituant à d’autres contributions et permettant de financer la Sécurité sociale, en grave déficit, prémisse d’une réforme des retraites pour laquelle un « Livre blanc » ouvrit le débat.

Sur le plan international, il obtint l’organisation d’une conférence à La Haye sur l’environnement aboutissant à "l’appel de La Haye" de 1989, préfigurant les conférences sur le climat des années 1990.

Mais les rapports avec François Mitterrand ne s’étaientpas améliorés pour autant. Dès la fin de l’année 1990, le Président se montra exaspéré par son Premier ministre et jugea que son action n’est pas assez sociale et les réformes trop peu nombreuses. La guerre du Golfe permit toutefois au Premier ministre de se maintenir au pouvoir jusqu’au 15 mai 1991, date à laquelle il fut remplacé par Edith Cresson.

Michel Rocard se positionna désormais comme le "candidat virtuel" pour 1995. Au congrès de Rennes (1990), il parvint à rassembler un tiers des voix. Après son départ de Matignon, il sembla s’accorder avec Laurent Fabius sur un maintien de celui-ci à la tête du PS à partir de 1992, contre un soutien du parti à Michel Rocard en 1995. C’était sans compter avec la dégradation de l’image du gouvernement et du PS en 1992 et 1993. Le parti subit un échec cuisant et Michel Rocard perdit son siège à l’Assemblée Nationale. Comme tous les leaders de gauche, il chuta lourdement dans les sondages et Jacques Delors lui fut largement préféré par l’opinion pour 1995.

À la suite de la défaite aux législatives, il provoqua le départ de Laurent Fabius (3 avril 1993), en s’appuyant sur une coalition interne rassemblant jospinistes, mauroyistes, rocardiens et membres de l’aile gauche du parti, et prit la tête du PS. D’abord président de la direction provisoire, il fut finalement élu Premier secrétaire au congrès du Bourget le 24 octobre 1993 avec 80, 9 % des voix. Il tenta de faire évoluer le PS en l’ouvrant vers la société civile (États généraux de juin 1993) et le reste de la gauche dans l’esprit du « big bang » qu’il avait proposé peu avant les législatives (discours de Montlouis-sur-Loire, 17 février 1993). Cela aboutit notamment aux Assises de la transformation sociale.

Les élections européennes de 1994 marquèrent toutefois la fin de cette relance : Michel Rocard n’obtint que 14,49 % des voix, talonné par la liste de Bernard Tapie encouragée en sous-main par François Mitterrand (12,03 %), et dut alors quitter la direction du PS, remplacé par Henri Emmanuelli.

Après cet échec, il se replia sur l’action internationale, d’abord au Parlement européen où il effectua trois mandats. Il y présida successivement les commissions de la coopération et du développement, des affaires sociales et de l’emploi, de la culture, de la jeunesse, de l’éducation, des médias et des sports. À ce titre, il fit notamment adopter une législation européenne contre la brevetabilité du vivant. Il se mobilisa également sur les enjeux environnementaux, que ce soit dans le cadre d’instances relevant de l’Organisation des Nations-Unies, comme le Forum régional de l’eau Asie-Pacifique ou le Conseil de coopération économique du Pacifique, ou lorsqu’il accepta les fonctions d’ambassadeur chargé de la négociation internationale pour les pôles Arctique et Antarctique que lui confia Nicolas Sarkozy.

Il ne dédaigna pas pour autant d’intervenir dans les débats nationaux, sur la taxe carbone ou sur la réduction du temps de travail, paraissant préférer à la posture du « vieux sage » celle de l’éternel agitateur d’idées.

Les archives de Michel Rocard sont en cours de dépôt aux Archives nationales.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article175754, notice ROCARD Michel, Louis, Léon, dit Georges SERVET par Jean-François Merle, Pierre Emmanuel Guigo, version mise en ligne le 30 septembre 2015, dernière modification le 22 mars 2018.

Par Jean-François Merle, Pierre Emmanuel Guigo

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