BOURE Gustave, Louis

Par Jean Gaumont

Né le 12 novembre 1879 à Laon (Aisne), mort le 13 novembre 1969 dans la même ville ; militant coopérateur ; adjoint au maire de Laon.

Fils d’un commis des contributions directes G. Boure devint commis principal des PTT après ses études au lycée de sa ville, puis contrôleur principal et enfin inspecteur jusqu’en 1941.
Membre de la Ligue des Droits de l’Homme et du Citoyen et président de la section locale, il fut, à partir de 1919 et durant vingt ans, conseiller municipal de Laon, adjoint au maire en 1945 et vice-président de la commission des Hospices de la ville.
Co-fondateur en 1910 de l’Union coopérative du Laonnois, il en fut administrateur et secrétaire de 1911 à 1914, président de 1914 à 1930, soutenu par son collègue et ami Létrillard. Au printemps 1930, il proposa la fusion de sa Société avec la grande coopérative picarde l’Union d’Amiens que dirigeaient Cozette* et Alfred Catel* (voir ces noms tome 11), fusion réalisée rapidement. Boure entra au conseil d’administration de l’Union qui allait plus tard devenir « Les Coopérateurs de Picardie ». En 1939, il fut élu au conseil de la Fédération régionale n° 1. Très attaché aux questions d’ordre culturel et récréatif, il avait fondé en 1930, avec Létrillard un comité local des Loisirs, filiale du Comité national fondé récemment à Paris par la FNCC sous l’impulsion d’Albert Thomas. Leur tandem anima efficacement et fort heureusement la vie de ce comité, n’hésitant pas à faire appel au concours de militants centraux tels Alice Jouenne, G. Prache, Poisson. De 1937 à 1939, il participa activement à l’action du Rassemblement universel pour la Paix au comité français duquel siégeait Prache, pour le Mouvement coopératif.
Au congrès de la FNCC qui suivit la Libération, fin juillet 1945, Boure se prononça en faveur de la motion Colin*, opposée à celle présentée par G. Boully* (voir ces noms). Il entra l’année suivante au Comité national dont il fut deux ans vice-président, puis, en 1957, à la mort de Cleuet*, président, un siège qu’il occupera pendant quatre ans, tout en restant membre du Comité national.
Chevalier de l’ordre de la Santé publique, G. Boure était également chevalier de la Légion d’honneur (1954).

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article17564, notice BOURE Gustave, Louis par Jean Gaumont, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 20 octobre 2008.

Par Jean Gaumont

SOURCES : Fonds d’arch. Jean Gaumont-Gaston Prache. — Arch. du Comité national et de la FR N° 1. — Le Coopérateur de France, 2 et 3 octobre 1954, 17 août 1957 et 6 décembre 1969 (édition Picardie).

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