AURIAC Félix, Baptiste, Jean, Sylvestre

Par Daniel Grason

Né le 18 mars 1908 à Saint-Étienne du Valdonnez (Lozère), tué le 22 août 1944 à Paris (XIIIe arr.) ; cultivateur, gardien de la paix ; membre d’Honneur de la Police ; membre du corps franc du XIVe arrondissement de Paris.

Fils de Félix Auriac, meunier, et de Marie Filla ménagère, Félix Auriac alla à l’école primaire, il obtint son CEP à l’âge de douze ans. Il aida aux travaux des champs avec son frère et ses deux sœurs. Le 12 novembre 1928 il fut appelé au 141e Régiment d’infanterie alpine à Marseille (Bouches-du-Rhône) où il effectua dix-huit mois de service militaire. Il sollicita à trois reprises en 1931 et 1932 un poste de gardien de la paix auprès de la préfecture de police de Paris. Il fut affecté au commissariat du XIVe arrondissement.

Il s’était marié le 21 décembre 1936 à Paris (XIVe arr.) avec Henriette Gisèle Delville.

Le 22 août 1944 le commissariat du quartier Plaisance était informé que des coups de feu venaient d’être tirés à la hauteur du 5 boulevard Quinet. Des policiers dont Félix Auriac s’y rendirent en automobile. Alors qu’ils rentraient, vers minuit quinze en empruntant la rue de la Gaité, à la hauteur de la rue de la Rochelle un homme tira une rafale de mitraillette tuant Félix Auriac. Il fut inhumé au cimetière parisien de Pantin (Seine, Seine-Saint-Denis).

Son épouse Henriette était à Saint-Étienne du Valdonnez avec ses deux petites filles âgés de six et un an, elle fut informée de la terrible nouvelle à la fin septembre 1944. Elle rentra à son domicile du 23 rue Didot (XIVe arr.). Le 9 novembre le corps de Félix Auriac fut exhumé du cimetière de Pantin, une messe eut lieu en l’Eglise Saint-Pierre de Montrouge, la ré-inhumation se déroula au cimetière de Bagneux (Seine, Hauts-de-Seine). Un inspecteur principal adjoint, un brigadier et dix gardiens de la paix assistèrent aux cérémonies.

Henriette Auriac adressa le 10 décembre 1944 une requête au ministre de l’Intérieur sur une quête qui aurait été faite par les F.F.I en faveur de son mari. Elle indiquait que celui-ci aurait été tué par « erreur » par l’un des soldats sans uniforme. Félix Auriac fut homologué membre de la Résistance Intérieure Française.

Félix Auriac fut déclaré « Victime du devoir » et nommé brigadier à la date du 22 août afin que sa veuve et ses enfants aient les moyens de vivre dignement. Cité à l’Ordre de la Nation (JO du 20 décembre 1944) et de la Légion d’Honneur (JO du 3 janvier 1945), son nom figure sur la plaque commémorative apposée dans la cour de la préfecture de police à la mémoire des agents tombés pendant les deux guerres mondiales et au Musée de la police 4 rue de la Montagne Sainte-Geneviève à Paris (Ve arr.).

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article175364, notice AURIAC Félix, Baptiste, Jean, Sylvestre par Daniel Grason, version mise en ligne le 16 septembre 2015, dernière modification le 10 avril 2017.

Par Daniel Grason

SOURCES : Arch. PPo. KC 1. – SHD, Caen AC 21 P 10708. – Bureau Résistance : GR 16 P 1728. – Christian Chevandier, Été 44. L’insurrection des policiers de Paris, Éd. Vendémiaire, 2014. – Site internet GenWeb. — État civil.
PHOTOGRAPHIE : Arch. PPo.

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