ROUSSET Désiré, Marcel, Jean-Louis, Antoine

Par Gilles Morin

Né le 22 août 1908 à Mondardier (Gard), mort le 11 novembre 2001 à Quissac (Gard) ; enseignant ; militant socialiste ; secrétaire de la fédération SFIO du Gard (1947-1960) ; maire de Quissac (1977-1983) ; conseiller général de Quissac (1958-1988).

Fils d’Amédée Rousset, instituteur, et de Léonie Pagès, sans profession, Désiré Rousset fut successivement instituteur, directeur de centre d’apprentissage, puis directeur de collège technique. Il se maria le 16 août 1934 aux Bondons (Lozère) avec Marcelle Boissier, institutrice, fille d’un cultivateur. Il était retraité en 1967.

Prisonnier de guerre durant la Seconde Guerre mondiale, Désiré Rousset exerçait la fonction de secrétaire fédéral-adjoint de la SFIO en août-octobre 1946. Puis, il fut désigné secrétaire de la fédération de 1947 à 1960. Probablement, il était militant socialiste dès l’avant-guerre, puisque lorsqu’il proposa en 1948 la réintégration d’Hubert Rouger – exclu pour son vote à Vichy – il disait éprouver une sympathie « pour celui qui a été à une heure où il était difficile d’être socialiste, un pilier du parti ».

Désiré Rousset joua un rôle effacé dans la SFIO au plan national. Il intervint à deux reprises seulement lors d’un conseil national du parti. Tout d’abord, celui des 21-22 mars 1953, où il évoquait les limites de la propagande de l’organisation pour les élections cantonales. Puis en décembre 1956, lorsqu’il apporta l’appui de sa fédération à la demande de réintégration de Paul Béchard. Généralement discipliné, il appela à voter NON au référendum de 1958, mais ne participa pas à la scission qui vit la création du PSA et qui toucha une partie des élus départementaux du Gard.

Désiré Rousset représenta son parti à diverses élections. Sans succès aux élections législatives, se présentant en novembre 1946 et 1968, mais aussi comme suppléant en 1962 et 1967. Il fut encore candidat suppléant sénatoriales 1962. Il eut plus de succès aux élections cantonales. Candidat sans succès dans le canton de Quissac en 1951, contre le sortant René Marion, il l’emporta en 1958 et fut élu. Président du groupe socialiste au conseil général en 1966-1967, il fut régulièrement reconduit jusqu’en 1988, mais ne figurait plus sur les listes d’élus socialistes après le renouvellement de 1982, où il fut reconduit comme « divers gauche ». Il appartenait au groupe socialiste autonome en 1985. Il présida la commission des routes de l’Assemblée départementale en 1962.

Désiré Rousset eut plus de difficultés pour gagner la mairie de Quissac. Il conduisit une liste socialo-communiste à Quissac en 1959, mais ne gagna la mairie qu’en 1977. Il ne fit qu’un seul mandat.

Il a été vice-président de Commission exécutive de la FGDS du Gard, désigné le 7 avril 1966 et de la SFIO.

Veuf, Désiré Rousset se remaria le 17 mars 1979 à Quissac, avec Yvette Marcoud, native de la commune, sans profession. Officier de réserve en 1961, il était chevalier de la Légion d’honneur à titre militaire.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article175162, notice ROUSSET Désiré, Marcel, Jean-Louis, Antoine par Gilles Morin, version mise en ligne le 28 août 2015, dernière modification le 9 septembre 2015.

Par Gilles Morin

SOURCES : Arch. Nat., F/1aII/3353 ; F/1cII/111/B, 290, 320 ; 19770359/24 ; 19830172/72 ; 19890523/10. — Arch. FJJ/6EF73/2. — Archives de l’OURS, dossiers Gard et Hubert Rouger ; 2/APO/2, arch. de la FGDS. — Archives de Sciences Po, fonds D. Mayer, 3 MA 28. — État civil.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément