TANDARD Nicolas

Par Gilles Pichavant

Ouvrier peigneur de laine à Paris ; condamné pour rébellion en 1823.

Le 3 juin 1823, comme chaque année depuis 1820, un rassemblement eut lieu aux abords du cimetière du Père-Lachaise, pour rendre hommage à la mémoire du jeune étudiant en médecine Nicolas Lallemand. Le 3 juin 1820, celui-ci fut tué par la garde royale lors d’une manifestation de protestation contre changement de loi électorale instituant le double vote pour les plus imposés.

Le commissaire de police avait fait évacuer le cimetière et en fermer la porte, mais une foule importante et compacte composée majoritairement d’ouvriers armés de bâtons resta assemblés auprès d’elle, manifestant l’intention de pénétrer à tout prix dans le cimetière. D’après la police la foule s’en prit à la porte à coups de pierres, de bâtons et de tous les objets à portée de la main. Elle finit par céder et les manifestants entrèrent. Mais la gendarmerie intervient en force, et arrêta deux jeunes : Nicolas Tandard, ouvrier peigneur de laine, et Émile Monet*, danseur au théâtre de la Gaité.

Émile Monet fut acquitté, mais Nicolas Tandard, bien que le tribunal lui ait accordé les circonstances atténuantes et écarté le port d’arme en réunion de plus de vingt personnes, fut condamné à un an d’emprisonnement et aux frais du procès.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article175102, notice TANDARD Nicolas par Gilles Pichavant, version mise en ligne le 21 août 2015, dernière modification le 23 janvier 2019.

Par Gilles Pichavant

Sources ; Arch. Dep. de Seine-Maritime, Le Journal de Rouen, cote JPL 3_67, numéro du 14 septembre 1823.

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