GARAVIS Vincent

Par André Balent

Né le 8 juin 1923 à San Muñoz (province de Salamanque, Espagne), exécuté sommairement le 10 juin 1944 à Mercenac (Ariège) ; chauffeur ; résistant (FTPF)

Fils de Julien Garavis et d’Adélaïde Gonzalez, Vincent Garavis, chauffeur célibataire, était domicilié à Taurignan-Castet, commune du Couserans, à l’ouest de l’Ariège. Taurignan-Castet est à proximité de Betchat (Ariège)

Résistant, il appartenait au groupement de FTPF de Betchat (Ariège) dont les actions se déroulèrent surtout dans le Comminges voisin (Haute-Garonne)

Le 10 juin 1944, le 3e bataillon du régiment de grenadiers blindés Deutschland de la 2 SS Panzerdivision Das Reich dont plusieurs compagnies étaient cantonnées au sud de Toulouse (Haute-Garonne et Ariège), à Venerque, Le Vernet, Lagardelle-sur-Lèze, Miremont (détachement commandé par le lieutenant Anton Philipp) attaquèrent le maquis (FTPF) de Betchat et le maquis (AS) de Mazères (Haute-Garonne). Les diverses compagnies massacrèrent des civils dans divers villages du Comminges (Haute-Garonne) comme Marsoulas (vingt-sept civils massacrés) ou du Couserans (Ariège) comme Betchat. Il accrochèrent des maquisards (FTPF du Couserans, regroupés à Betchat) qui eurent plusieurs morts au combat.Il a été exécuté le 10 juin 1944 à Mercenac (Ariège). L’incursion dans le Couserans des SS de la division Das Reich s’explique par l’activité des FTPF : il fallait éradiquer les maquis et terroriser les populations civiles soupçonnées de les aider.

Deux hommes d’origine espagnole, le FTP Garavis et un civil, Brotons, furent fusillés le 10 juin à Mercenac, commune limitrophe de Taurignan-Castet et de Betchat.
Lers noms ne figurent pas dans la liste des victimes de la division Das Reich publiée par Guy Penaud (op.cit., 2005)

Le témoignage de Mme Garavis, mère de Vincent, recueilli par l’historien Claude Delpla (note manuscrite), explique les circonstances de l’arrestation et de l’exécution de son fils. Le 10 juin, les Allemands ont trouvé un camion du maquis chargé de munitions et d’essence. À 100 m de là, ils trouvèrent le jeune Vincent Garavis devant sa maison. Confiant, car il avait les papiers en règle, il avait déposé sa bicyclette devant la maison à l’entrée de laquelle il fut arrêté. Il fut conduit dans un champ de blé sur la route de Mercenac. Il y fut fusillé sans explications avec Ricardo Brotons vers 14 heures..

Vincent Garavis fut homologué membre des FFI. Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Taurignan-Castet.

Voir : Betchat, Fabas, Mercenac (Ariège), victimes de la division SS Das Reich en Couserans, 10 juin 1944

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article175033, notice GARAVIS Vincent par André Balent, version mise en ligne le 16 septembre 2015, dernière modification le 29 septembre 2019.

Par André Balent

SOURCES : Arch. dép. Ariège, 64 J 23, fonds Claude Delpla, notes concernant Vincent Garavis, et résumé écrit du témoignage de sa mère. — Claude Delpla, La Libération de l’Ariège, Toulouse, Le Pas d’oiseau, 2019, 514 p. [p.65]. — Guy Penaud, La "Das Reich" 2e SS Panzer Division, préface d’Yves Guéna, introduction de Roger Ranoux, Périgueux, La Lauze, 2e édition, 2005, 558 p. [pp. 383-384]. — MemorialGenWeb, consulté le 11 juillet 2019. — Notes de Jean-Pierre Besse, Dominique Tantin et David Aguilar..

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