RUMEAU Marcelle, Camille

Par Jacques Girault

Née le 1er juin 1912 à Toulouse (Haute-Garonne), morte le 1er mars 1995 à Toulouse ; institutrice ; résistante ; militante du SNI ; militante communiste, conseillère municipale de Toulouse, député de Haute-Garonne.

Marcelle Rumeau
Marcelle Rumeau

Fille d’un comptable et d’une épicière, Marcelle Rumeau, élève du lycée, puis de l’École normale d’institutrices de Toulouse, devint institutrice en 1933 à l’école des 36 ponts puis directrice de l’école maternelle Ricardie. En 1942 elle participa à la création du premier groupe toulousain de résistantes, affilié au Front national, et adhéra au Parti communiste en 1943.

A la Libération, membre de la direction de la section de Toulouse du Parti communiste français, elle entra au comité de la fédération et au bureau fédéral en 1956. Elle suivit l’école centrale d’un mois du PCF en 1961 et redevint membre du seul comité fédéral en 1962 à sa demande, responsable du travail parmi les instituteurs. Il s’agissait selon le secrétariat du PCF de renforcer « notre travail parmi les enseignants et pour la défense de l’école ». En 1963, elle participa à la demande du secrétariat fédéral à la rencontre nationale des conseillères municipales communistes.

Après la Libération, elle fut candidate aux élections de l’assemblée nationale constituante sur les listes du Parti communiste français en 1945, puis en 1946, pour les élections législatives. Elue en 1946, elle fit partie des commissions des affaires économiques et de l’Éducation nationale. Cette dernière la désigna pour la commission supérieure des sites, perspectives et paysages. Pendant son mandat, elle fut une active parlementaire (interventions et propositions de lois sur les questions de l’Éducation nationale). Candidate sur la liste communiste en 1951, elle ne fut pas élue. Elle retrouva l’Assemblée nationale de 1956 à 1958 et participa à la commission de l’Éducation nationale. Elle se distingua notamment par une gifle donnée au député poujadiste de Paris Jean-Marie Le Pen.

Candidate dans la troisième circonscription (Toulouse-Sud) aux élections législatives de 1958, elle arriva en quatrième position avec 7 527 voix sur 63 183 inscrits et 7 721 voix au deuxième tour. Par la suite, elle fut la suppléante du candidat communiste, le secrétaire fédéral Jean Llante dans la troisième circonscription en 1962, puis en 1967.

Candidate au Conseil général en 1958 dans le canton Toulouse-Sud, arrivée en deuxième position avec 5 623 voix, elle fut battue au deuxième tour, réunissant 6 955 voix.

Élue minoritaire au conseil municipal de Toulouse en 1959, en 1965, elle était en avant-dernière position sur la liste "d’union de la gauche, démocratique et laïque" conduite par J. Llante avec comme adjoint Raymond Badiou, ancien maire socialiste passé au Parti socialiste unifié.
Marcelle Rumeau, membre du Syndicat national des instituteurs, entra au bureau de la section départementale du SNI en 1958. Lors du congrès national du SNI, le 13 juillet 1962, elle intervint dans la discussion du rapport moral pour insister sur la défense des écoles maternelles. Elle intervint à nouveau deux jours plus tard, dans la discussion du rapport pédagogique. Selon le plan Langevin-Wallon, il fallait un personnel qualifié dans les écoles maternelles et le SNI devait, selon elle, s’engager à défendre ces dernières.

En juillet 1994, elle signa la pétition d’anciens résistants protestant contre la décision du Président de la République d’inviter des troupes allemandes au défilé sur les Champs Elysées, le 14 juillet.

En 2010, son nom fut donné à un rond-point du quartier d’Empalot où elle avait demeuré.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article172214, notice RUMEAU Marcelle, Camille par Jacques Girault, version mise en ligne le 9 avril 2015, dernière modification le 16 août 2018.

Par Jacques Girault

Marcelle Rumeau
Marcelle Rumeau

SOURCES : Archives du comité national du PCF. — Arch. Assemblée nationale. — Presse syndicale. – Divers sites Internet.

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