PELLETIER Gaston, Eugène

Par Annie Pennetier, Françoise Strauss

Né le 27 avril 1908 à Saint-Firmin (Saône-et-Loire) ; mort en déportation le 18 septembre 1942 à Oswiecim ( Pologne) ; employé d’hôpital à Villejuif (Seine, Val-de-Marne) ; militant syndical et communiste.

Gaston Pelletier habitait à Villejuif 22 rue Jean-Jaurès et travaillait à l’Asile des aliénés aujourd’hui Centre hospitalier spécialisé (CHS) Henri -Guiraud.
Il adhéra au Parti communiste en 1936 et était secrétaire de cellule. Après sa démobilisation fin juin 1940, il reprit ses activités militantes dans le parti communiste clandestin.

Le directeur de l’Asile appliqua le décret de Vichy du 17 juillet 1940 qui lui permit de renvoyer " les indésirables" ; ainsi soixante employés dont des syndicalistes et des communistes furent révoqués le 15 novembre 1940. S’en suivirent alors une vague d’arrestation ; le 6 décembre 1940, Gaston Pelletier, Auguste Lazard, Pierre Herz et Raymond Ferrare qui seul réussit à s’échapper.

Interné dans les camps d’Aincourt, puis Rouillé, il fut livré aux autorités allemandes. De Compiègne (Oise), Gaston Pelletier fut déporté en Allemagne par le convoi du 6 juillet 1942 dit convoi "des 45000" ; les matricules de ces déportés se situaient dans cette tranche numérique, celui de Gaston Pelletier était 45960.

Il mourut en déportation, au camp d’Oswiecim, en Pologne.

Son nom figure sur les monument aux morts de Saint-Firmin et de Villejuif au titre de "Mort pour la France" , sur la stèle érigée en 1999, en l’honneur des déportés de Villejuif, dans le parc Pablo Neruda et sur la plaque commémorative de l’hôpital Henri-Guiraud avec douze membres de l’hôpital.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article172084, notice PELLETIER Gaston, Eugène par Annie Pennetier, Françoise Strauss, version mise en ligne le 3 avril 2015, dernière modification le 4 avril 2015.

Par Annie Pennetier, Françoise Strauss

SOURCES : Villejuif à ses martyrs de la barbarie nazie municipalité et section communiste, 1945. — Marcelino Gaton, Carlos Escoda Mémoire pour demain ,Graphein, Paris, 2000.— Mémorial Genweb.

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