BONHOMME Louis,

Par Gilles Vergnon

Né le 11 décembre 1914 à Saint-Flour (Cantal), mort le 30 juin 2001 à Romans (Drôme) ; journaliste ; militant socialiste, puis adhérent du Mouvement des Citoyens, secrétaire de la section SFIO de Romans (1944-1947 et 1962-1968), secrétaire administratif de la fédération socialiste de la Drôme (juillet-octobre 1945).

Issu d’une famille marquée par l’engagement à gauche et la méritocratie républicaine (son père, Maurice, fils d’ouvriers, professeur de lettres au lycée de Tulle, est membre de la SFIO), Louis Bonhomme, après des études au collège de Mauriac (Cantal), travailla dès l’âge de 18 ans comme secrétaire dactylographe chez un agent d’assurance. Adhérent à la SFIO en 1936 à Mauriac, installé à Romans (Drôme) peu avant la guerre, il s’y maria le 12 décembre 1941 avec Rolande Dubonnet, elle-même socialiste et future intendante de collège. Ils eurent ensemble deux enfants.
Résistant, membre du mouvement « Franc-tireur « comme la majorité des socialistes locaux, il est à la Libération responsable du MLN à Romans. Il occupe alors une place importante dans la reconstruction du parti : secrétaire de la section de Romans (1944-1947), candidat aux municipales en 1947, il est responsable administratif de la fédération pendant quelques mois en 1945, multipliant les réunions publiques.
Pigiste au quotidien régional, Le Dauphiné libéré dès sa création en 1945, journaliste professionnel en 1956, il est jusqu’à sa retraite en 1980 un des principaux rédacteurs de l’édition de Romans, y signant un billet d’humeur quotidien. Dans la SFIO, auteur sous le pseudonyme d’« O.Vergne » de nombreux articles dans l’organe fédéral La Volonté socialiste, il reste une des figures du parti dans l’agglomération romanaise. Opposant à la CED, puis à la politique algérienne de Guy Mollet, il vote en 1958 contre l’approbation de la constitution. Demeuré au parti socialiste, il joue en 1967 un rôle de passeur lors de l’implantation de Georges Fillioud* dans la Drôme, soutenant activement sa candidature.
Dans les années 1980, il écrit dans l’hebdomadaire fédéral sous le titre-rubrique "Un vrai socialiste", une série de portraits de socialistes drômois incarnant son image du socialisme : laïque, républicain et d’une morale exigeante. En désaccord avec l’orientation nationale et locale du PS, il rejoint en 1992 le Mouvement des Citoyens fondé par Jean-Pierre Chevènement. Louis Bonhomme, adhérent de la Libre pensée et de la Ligue des droits de l’homme, était aussi franc-maçon. Il était chevalier de la Légion d’honneur.
Georges Filloud, avec qui il s’était lié d’amitié, fut présent à ses obsèques et la fédération du PS de la Drôme salua sa mémoire.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article17148, notice BONHOMME Louis, par Gilles Vergnon, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 19 avril 2017.

Par Gilles Vergnon

ŒUVRE : nombreux articles dans Le Dauphiné libéré, La Volonté socialiste, Drôme Demain-La Volonté socialiste.

SOURCES : Arch. fédération socialiste de la Drôme. — Le Dauphiné libéré, 3 juillet 2001. — Entretien avec Louis Bonhomme (août1996).

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