BLANCHONG Marie-Thérèse, épouse SOUCHY [Dictionnaire des anarchistes]

Par Louis Botella, Marianne Enckell

Née le 23 décembre 1899 à Paris (XIIe arr.), morte le 11 octobre 1984 à Corbeil-Essonnes (Essonne). Correctrice d’imprimerie. Anarchiste.

Marie-Thérèse Blanchong (1926)
Marie-Thérèse Blanchong (1926)
IISG

Née d’un père polisseur puis syndicaliste et d’une mère femme de chambre, Thérèse Blanchong fit, en 1920 ou 1921, la connaissance à Paris d’Augustin Souchy, qui habitait alors chez les parents d’Émilienne Morin. Elle le suivit à Berlin lorsqu’il fut expulsé de France en 1921. Ils eurent un fils vers 1923, Jean dit Pojke (« garçon », en suédois). D’Allemagne, elle envoya des articles au Libertaire quotidien (1923-1925).

Ils durent quitter l’Allemagne en 1933 (ils furent déchus de la nationalité allemande, Souchy étant d’origine juive) et revinrent à Paris. Thérèse Blanchong aurait été arrêtée à Berlin et remis en liberté par erreur. En octobre 1934, elle parla de la situation en Allemagne aux Causeries populaires, en compagnie de Daniel Guérin et de Charles-Auguste Bontemps.

En 1934, les Souchy habitaient 85 allée des Dahlias aux Lilas et participaient au Comité de défense sociale.

Lorsqu’Augustin Souchy alla en Espagne, où il resta jusqu’au début de 1939, Thérèse resta à Paris. Ils se marièrent le 22 avril 1939, mais cela n’évita pas des internements à Augustin. Il partit ensuite pour le Mexique où il resta de longues années.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Thérèse Blanchong s’engagea dans les bureaux de la censure allemande pour éviter le STO ; c’est grâce à cela qu’elle put aider May Picqueray à fabriquer de faux papiers. Elle traduisit aussi des ouvrages d’allemand en français.

Son domicile, 113 boulevard Saint Michel (Paris Ve), figurait depuis 1935 sur la liste de vérifications de domiciles d’anarchistes. C’était encore le cas en 1950.

Elle devint, à l’automne 1957, trésorière adjoint du syndicat FO du Livre de la région parisienne. En décembre 1959, elle fut signalée comme étant secrétaire adjointe de son syndicat. Elle y conserva des responsabilités jusqu’à la fin des années 1960.

Au plan national, elle fut élue, à l’automne 1961, membre du comité fédéral de la Fédération FO du Livre. Il semble qu’elle ne fit qu’un mandat.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article171195, notice BLANCHONG Marie-Thérèse, épouse SOUCHY [Dictionnaire des anarchistes] par Louis Botella, Marianne Enckell, version mise en ligne le 7 mars 2015, dernière modification le 16 janvier 2019.

Par Louis Botella, Marianne Enckell

Marie-Thérèse Blanchong (1926)
Marie-Thérèse Blanchong (1926)
IISG

SOURCES : CAC Fontainebleau, 20010216 art 170 — APpo BA 1900 — Papiers Emma Goldman, Papiers Alexander Berkman, IISG Amsterdam — Il Risveglio anarchico, 4 nov. 1933 — May Picqueray, May la réfractaire, Atelier Marcel Jullian, 1979 — René Bianco, Un siècle de presse…, op. cit. — Horst Stowasser, « Das letzte Interview mit Augustin Souchy vom Dezember 1983 », Schwarzer Faden 14, 1984 – L’Imprimerie syndicaliste, organe de la Fédération FO du Livre, décembre 1957, novembre-décembre 1959, octobre-novembre 1961, mars 1965. — notes de Rolf Dupuy. — État civil.

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