OGOR Roger, Yves, Eugène

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Né le 20 mars 1922 à Brest (Finistère), 10 décembre 1941 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; résistant Confrérie-Notre-Dame (CND) Castille.

Roger Ogor
Roger Ogor
Crédit : Gildas PRIOL

Célibataire, étalagiste, Roger Ogor fut arrêté, sur dénonciation, le 19 mai 1941 à Brest, par la police allemande, dans le cadre de l’affaire Élie. Dans un café, un nommé Harel s’était vanté de connaître des Brestois qui avaient tué un soldat allemand. La Kommandantur de Rennes obtint qu’il se mette à leur service et leur désigne au Restaurant de Bretons les deux résistants, Ogor et Auffret. Ce dernier réussit à s’enfuir mais Ogor fut arrêté.
Membre du réseau CND Castille, il était détenteur d’armes et de munitions. Le tribunal allemand du Kdt Gross Paris qui siégeait rue Boissy d’Anglas (VIIIe arr.) le condamna à mort le 22 novembre 1941. Détenu à la prison de Fresnes, il a été fusillé le 10 décembre 1941 au Mont-Valérien avec dix résistants de son groupe.Voir Élie Louis
« Je n’aurai jamais vingt ans... Dieu m’appelle, écrit-il dans sa dernière lettre, je vais mourir en criant Vive la France. »
Sa mère habita Le Mans après la guerre.
La mention « Mort pour la France » lui fut attribuée en date du 21 janvier 1949.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article168430, notice OGOR Roger, Yves, Eugène par , version mise en ligne le 12 décembre 2014, dernière modification le 17 décembre 2017.

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Roger Ogor
Roger Ogor
Crédit : Gildas PRIOL

SOURCES : DAVCC, Caen, Liste S 1744 (Notes Thomas Pouty). – Georges Duquesne, Les catholiques français sous l’Occupation, Grasset, 1966. – Site Mémoire des Hommes. — Notes de Kristian Hamon.

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