BLANC Isidore, Théophile

Par Antoine Olivesi

Né le 4 avril 1879 à Miramas (Bouches-du-Rhône) où il mourut le 30 novembre 1969 ; menuisier ; militant socialiste puis communiste ; maire de Miramas de 1934 à 1940 et après la Libération.

Fils de Pierre et d’Aucane, Philippe-Marie, Isidore Blanc fit des études primaires jusqu’à l’âge de douze ans, puis il devint apprenti menuisier, et fit, en tant que compagnon, « le tour de France ». Jaurésiste en 1903, il participa au mouvement d’unité socialiste en 1905.
Il fit la guerre de 1914-1918, puis fut élu en 1919, secrétaire de la section SFIO de Miramas, section qu’il fit adhérer en bloc au Parti communiste après le congrès de Tours. Il dirigea la cellule communiste de Miramas, centre ferroviaire important, de 1920 à 1931. À cette date, il y travaillait toujours comme menuisier.
Après la défection des Sabianistes, il fut, en 1923-1924, l’un des réorganisateurs du Parti communiste dans les Bouches-du-Rhône. Il fut élu membre du bureau fédéral lors du congrès constitutif de la région méditerranéenne qui se tint à Beaucaire le 4 janvier 1925. Quelques mois plus tard, il fut candidat à Miramas sur la liste du Bloc ouvrier et paysan aux élections municipales puis aux élections pour le conseil général dans le canton de Salon où il obtint 301 voix sur 6 032 électeurs inscrits et 3 754 votants.
Au IIe congrès de Beaucaire, juin 1926, I. Blanc fut élu membre du comité régional représentant le rayon de Miramas. L’année suivante, en avril, il perturba le congrès fédéral SFIO qui se déroulait à Salon-de-Provence.
En 1928, aux élections législatives, il fut le candidat du PC dans la deuxième circonscription d’Aix-en-Provence ; il obtint 1 048 voix au premier tour et 545 au second sur 15 179 électeurs inscrits. En juillet 1934, il fut élu au second tour, avec le renfort des voix SFIO, conseiller municipal puis maire de Miramas ; il fut réélu au renouvellement normal du conseil municipal en mai 1935. L’année suivante, il fut de nouveau candidat aux élections législatives dans la même circonscription. Il obtint 2 991 voix au premier tour sur 17 978 électeurs inscrits (16,6 %) et se retira au second en faveur du député sortant SFIO, Fabien Albertin. Il se présenta de nouveau aux élections cantonales à Salon, en 1934, (829 voix) et en 1937 (950 voix), ainsi qu’aux élections sénatoriales du 23 octobre 1938 (29 voix au premier tour). Le 26 novembre 1938, I. Blanc fut l’un des rares maires des Bouches-du-Rhône qui manifestèrent contre les décrets-lois. Il fut poursuivi puis bénéficia d’un non-lieu le 15 février 1939.
Pendant la guerre il fut déchu de son mandat de maire et de conseiller municipal par décret du 25 janvier 1940.
Il fut réélu maire de Miramas en 1946 et a laissé le souvenir d’un bon administrateur.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article16832, notice BLANC Isidore, Théophile par Antoine Olivesi, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 20 octobre 2008.

Par Antoine Olivesi

SOURCES : Arch. Dép. Bouches-du-Rhône, II M 2/14 et 15 ; II M 3/56, 57, 60, 61 et 62 ; V M2/256, 282, et 283 ; M 6/10802, rapport du 4 janvier 1925 ; M 6/10804, rapport du 15 juin 1926 ; M 6/10805, rapport du 19 août 1926 ; M 6/10806 rapport du 4 avril 1927 ; M 6/11379 ; XIV M 25/134. — Le Petit Provençal, 20 et 27 juillet 1925 ; 8 octobre 1934. — Rouge-Midi, 28 juillet 1934, 21 octobre 1938.

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