PARNAGEON Armand, Louis

Par Daniel Grason

Né le 13 mai 1911 à Mauperthuis arrondissement de Meaux (Seine-et-Marne), fusillé le 20 juillet 1942 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; géomètre ; domicilié à Vincennes (Seine, Val-de-Marne).

Fils d’Alphonse, âgé de quarante-quatre ans, cultivateur et de Clémence, Louise, Antoinette, trente-huit ans, sans profession, Armand Parnageon de la classe 1930 effectua son service militaire par devancement d’appel. Il exerçait la profession de géomètre TPE (Travaux Publics d’État). Il épousa le 25 mai 1931 Georgette, Jeanne, Raymonde Cornaire en mairie d’Emancé arrondissement de Rambouillet (Seine-et-Oise, Yvelines). Le couple eu deux enfants et vivait à Mauperthuis.
Il fut mobilisé au 3e Régiment du génie à Versailles (Seine-et-Oise, Yvelines), puis renvoyé dans ses foyers par les autorités allemandes du camp de Surgères en Seine-Maritime. Il quitta le domicile conjugal, puis habita 30 rue de Bagnolet à Vincennes (Seine, Val-de-Marne), ville où demeurait son amie Henriette H..., fourreuse. Sans travail, Armand Parnageon se livrait au trafic de denrées contingentées. Hasard de la vie sous l’Occupation, il eut une dizaine de rencontres avec Roger Debrais, responsable Francs-tireurs et partisans (FTP). Parnageon ignorait sa véritable activité et pensait qu’il tenait un restaurant au 11 rue de Tracy (IIe arr.).
La police judiciaire interpella Georges Leclerc le 21 avril 1942 à 6 h 45 du matin à l’hôtel du 6 rue Giffard à Paris (XIIIe arr.). Les policiers découvrirent, dissimulé derrière une glace, un revolver à barillet démuni de cartouches. Interrogé, il déclara que l’arme appartenait à Armand Parnageon. La police judiciaire alerta les Renseignements généraux.
Le 22 avril 1942, vers 11 heures, des inspecteurs de la BS2 arrêtèrent Armand Parnageon chez un expert-comptable au 51 rue de Miromesnil à Paris (VIIIe arr.). Outre sa profession d’expert-comptable, F... était un indicateur du service des fraudes et selon les déclarations de Parnageon, il lui servait occasionnellement de rabatteur. Lors de la perquisition de l’appartement de l’amie de Parnageon, deux cartouches de pistolet calibre 7,65 mm furent saisies. Sur une photographie, elle reconnut Roger Debrais (Jean était son premier prénom).
Interrogé dans les locaux des Brigades spéciales, puis livré aux occupants, il fut incarcéré au Cherche-Midi (VIe arr.), prison administrée par les Allemands. Il comparut le 10 juillet 1942 devant le tribunal du Gross Paris qui siégeait rue Boissy-d’Anglas (VIIIe arr.). Condamné à mort pour « détention d’armes », il fut passé par les armes le 20 juillet 1942 à 17 heures au Mont-Valérien. Son inhumation eut lieu dans le carré des corps restitués aux familles au cimetière d’Ivry-sur-Seine (Seine, Val-de-Marne).
Condamné aux travaux forcés à perpétuité, Georges Leclerc fut envoyé en septembre 1942 dans une prison en Allemagne. Il fut libéré le 7 avril 1945.
L’Office national des anciens combattants (ONAC) de Caen attribua à Armand Parnageon la mention « Mort pour la France » le 25 avril 2012.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article168060, notice PARNAGEON Armand, Louis par Daniel Grason, version mise en ligne le 16 novembre 2018, dernière modification le 1er février 2019.

Par Daniel Grason

SOURCES : Arch. PPo., 77W 457. – DAVCC, Caen, Boîte 5 / B VIII 3, Liste S 1744-403/42 (Notes Thomas Pouty). – FMD, Livre-Mémorial, op. cit. – Site Internet Mémoire des Hommes. – Mémorial GenWeb. – AD numérisé de Seine-et-Marne GE 299/11 1902-1911 acte N° 4.

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