LOYEN Jean, Adolphe

Par Alain Prigent, Renée Thouanel, Serge Tilly

Né le 22 décembre 1911 à Brest (Finistère), fusillé le 30 juin 1944 au camp militaire de La Maltière en Saint-Jacques-de-la-Lande (Ille-et-Vilaine) ; chaudronnier ; militant communiste ; résistant, membre du réseau Libération-Nord.

Jean Loyen était, selon Eugène Kerbaul, un militant brestois de la CGT et du Parti communiste à l’Arsenal dès 1936.
Franc-tireur et partisan (FTP), il prit part au sabotage de sous-station électrique de l’Arsenal au mois de mars 1942.
Marié et père de deux enfants, Jean Loyen s’est réfugié à Primel-Trégastel en Plougasnou (Finistère) en 1943. Membre du réseau Libération-Nord, bataillon D’Ornano, depuis mars 1944, il fut arrêté par la Feldgendarmerie le 8 juin 1944 à 3 heures du matin sur dénonciation du milicien Hervé Bodros en même temps qu’Aubertin, Albert Vonhoevel et Léon Guillou*. Il participa à des sabotages de matériel allemand.
Jean Loyen fut affreusement torturé par Hervé Botros et la Gestapo. Il fut accusé d’avoir volé dans un bureau TODT des documents et plans permettant de localiser les défenses allemandes de la côte Nord, documents qui furent ensuite transférés en Grande-Bretagne.
Après avoir été interné à Morlaix jusqu’au 12 juin puis à la prison de Pontaniou à Brest jusqu’au 20 juin, il fut transféré au camp Margueritte à Rennes.
Condamné pour « espionnage » à la peine de mort par le tribunal allemand FK 748 de Rennes le 29 juin, il a été fusillé à Saint-Jacques-de-la-Lande, le lendemain 30 juin 1944 à 6 h 47.
Hervé Botros fut jugé, condamné à mort et exécuté à Quimper le 21 septembre 1945.

Lieu d’exécution : La Maltière, Saint-Jacques-de-la-Lande (Ille-et-Vilaine)

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article166997, notice LOYEN Jean, Adolphe par Alain Prigent, Renée Thouanel, Serge Tilly, version mise en ligne le 30 octobre 2014, dernière modification le 15 août 2018.

Par Alain Prigent, Renée Thouanel, Serge Tilly

SOURCES : DAVCC, Caen, B VIII 3, Liste S 1744 (Notes Thomas Pouty et Jean-Pierre Besse). – J.-P. Besse, T. Pouty, Les fusillés (1940-1944), op. cit. – Eugène Kerbaul, 1 270 militants du Finistère (1918-1945), IRM Bretagne, 1985. – Renée Thouanel (sous la dir.), La Maltière (1940-1944), Éd. Mairie de Saint-Jacques-de-la-Lande, 2012. – Site des Anciens Combattants d’Ille-et-Vilaine, « Mémoire de guerre ».

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