ASPIS Henri

Par Claude Pennetier

Né le 25 octobre 1925 à Paris, exécuté sommairement le 19 avril 1944 au camp de Souge, commune de Martignas-sur-Jalle (Gironde) ; commerçant puis ouvrier agricole ; résistant FTPF

D’une famille juive originaire de Lublin (Pologne), ayant fui, dans les années 1910, les persécutions et les pogroms, les parents Aspis et leurs fils Henri, Théodore* et Albert (qui était l’aîné et fut détenu dans un stalag) exploitaient un commerce de vêtements féminins à Aulnay-sous-Bois (Seine, Seine-Saint-Denis). Le 13 mars 1941, le préfet de la Seine interdit à Oëser Aspis et sa famille la poursuite de son activité selon les décrets sur l’aryanisation des entreprises juives. Henri et Théodore passèrent la ligne de démarcation en 1942 et travaillèrent comme ouvriers agricoles chez la famille Bonnelie à Saint-Laurent-des-Hommes (Dordogne).
Les deux frères entrèrent dans la Résistance au mois de décembre 1943 et intégrèrent le groupe FTP Roland. Henri remplit la fonction d’infirmier et Théodore devint lieutenant.
Suite à une dénonciation et alors qu’ils travaillaient dans un bois, les deux frères furent arrêtés le 4 avril 1944 ; dès 3h du matin une nombreuse division motorisée de soldats allemands avait menée des fouilles dans tout le village de Saint-Laurent-des-Hommes à la recherche de résistants « gaullistes » et « communistes » dont ils connaissaient les noms.Un premier interrogatoire fut dirigé par des SS, des membres de la Gestapo de Bordeaux et la brigade du commissaire Poinseau de Bordeaux. Parmi le groupe arrêté sept, tous juifs ou considéré comme tels, après avoir été détenus au fort du Hâ (Gironde), ont été fusillés par les Allemands le 19 avril 1944 au camp de Souge : son frère aîné, Théodore Aspis, ainsi que Jean-Michel Fortinsky, Claude Haym, Lucien Haym, Eugène Strauss, Martin Wittemberg.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article166813, notice ASPIS Henri par Claude Pennetier, version mise en ligne le 21 octobre 2014, dernière modification le 18 septembre 2018.

Par Claude Pennetier

SOURCES : DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). – Les 256 de Souge, op. cit.

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