Né le 5 février 1925 à Marseille (Bouches-du-Rhône), mort début août 2018 ; métallurgiste ; secrétaire adjoint du syndicat CGT des métaux de Marseille ; secrétaire d’une section communiste de Marseille.

Fils d’un soldat italien expulsé en France après la bataille de Caporetto en 1917, Charles Biancheri entra à l’école pratique d’industrie du boulevard de la Corderie à Marseille en octobre 1938. Encore élève, il soutint les grèves de novembre 1938 et défila pour protester contre les prétentions territoriales du fascisme.
Durant la guerre, Charles Biancheri se retrouva dans un groupe de résistance appelé les JFI (Jeunes français insoumis). Il participa en mars 1941 au dépôt d’une gerbe de fleurs sur le monument érigé à la mémoire du roi Alexandre Ier de Yougoslavie et de Louis Barthou.
Charles Biancheri adhéra à la CGT clandestine en mai 1944. À la Libération, il rejoignit les rangs du PCF au sein duquel il devint secrétaire de section de 1945 à 1961. Il assista en avril 1945 au congrès fondateur de l’Union de la jeunesse républicaine de France. En août 1949, il participa au festival de la jeunesse de Budapest. En compagnie d’une délégation de militants CGT de Marseille, il se rendit à Genève durant les négociations de paix de 1954.
Syndicaliste dans l’entreprise des moteurs Baudouin à Marseille, Charles Biancheri devint en 1961 secrétaire adjoint du syndicat CGT des métaux de cette ville. Ses nouvelles responsabilités l’obligèrent à renoncer à son poste de secrétaire de section. Il resta membre de la cellule communiste de son entreprise jusqu’à sa retraite en 1981.
Charles Biancheri militait en 2006 à la section communiste d’Aubagne (Bouches-du-Rhône), avec les retraités de la CGT, à l’ANACR, au MNLE et à l’Institut d’histoire sociale de la CGT des Bouches-du-Rhône. Il est aussi un des adhérents de l’association Provence, Mémoire et Monde Ouvrier (PROMEMO) présidée par Robert Mencherini.
Mort début août 2018, ses obsèques eurent lieu vendredi 17 août au funérarium du cimetière Saint-Pierre de Marseille.

SOURCES : Arch. fédération communiste des Bouches-du-Rhône, déclarations effectuées en 1947 pour renseigner son autobiographie. — La Marseillaise, 2 juin 1951, 18 mai 1953, 4 mars 1976. — Pascal Posado, Léo Lorenzi, et 150 témoins, 1938-1945 : Les communistes face à la tourmente dans les Bouches-du-Rhône. Édité par la fédération des Bouches-du-Rhône du PCF et l’amicale des vétérans, 1995, pages 13 et 47. — Déclarations effectuées lors des entretiens des 13 et 24 février 1997, complétées le 22 avril 2006. — Notes de Gérard Leidet.

Jean-Claude Lahaxe

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