WALKER George, Alfred [Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis]

Par Michel Cordillot

Né vers 1832 à Paris, Georges Walker fut arrêté en 1850 pour tentative d’assassinat sur la personne du Prince-président, puis relâché comme aliéné sous condition de partir aux États-Unis. À la fin de 1851, alors qu’il était installé à New York, il fit une tentative pour s’embarquer secrètement pour Paris dans le but de renouveler sa tentative d’attentat. Ayant renoncé au dernier moment à passer à l’action, il fit insérer dans les colonnes du New York Herald une lettre de repentir à laquelle le consul n’attacha aucun crédit. Ne relâchant pas sa surveillance, ce dernier proposa finalement à Walker de lui payer le voyage jusqu’en Californie. Le consul de San Francisco fut averti, et put constater en 1853 que Walker était bien arrivé dans sa ville. Il y fut d’ailleurs considéré par la communauté des proscrits français comme un authentique militant révolutionnaire.

En 1873, un sympathisant isolé de l’AIT nommé Walker résidant à New Haven (Connecticut) fit parvenir directement au Socialiste un versement de 25¢ à la souscription organisée par les Internationaux au bénéfice des veuves et des orphelins des combattants de la Commune de Paris. Y avait-il identité entre ces deux personnes ?

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article166423, notice WALKER George, Alfred [Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis] par Michel Cordillot, version mise en ligne le 9 octobre 2014, dernière modification le 9 octobre 2014.

Par Michel Cordillot

SOURCES : Arch. Mun. Le Havre, J 2/2, liasse 12 ; Le Socialiste, 2 mars 1873 ; CDRom Maitron ; Charles Clerc, Les Républicains de langue française aux États-Unis, 1848-1871, Thèse, Univ. Paris XIII, 2001, p. 100.

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