BÉTREMIEUX Jean, Baspiste, François

Par Yves Le Maner

Né le 29 mars 1902 à Douai (Nord), mort le 27 mai 1977 à Waziers (Nord) ; mineur ; syndicaliste CGT du Nord.

Issu d’une famille de mineurs, (fils d’une ménagère, reconnu par son père, mineur, en 1904), Jean Bétremieux descendit pour la première fois au puits Desjardins alors qu’il n’avait que treize ans. Il prit sa première carte syndicale à la CGT en 1919 et adhéra à la CGTU lors de la scission, militant au sein de la section de Frais-Marais (Nord). Faisant partie des troupes d’occupation de la Ruhr en 1923, il refusa d’appliquer les ordres répressifs contre les syndicalistes allemands. Il se maria en mars 1925 à Waziers puis en août 1934.
De retour à Frais-Marais, il s’opposa aux vieux militants sur la tactique des grèves par catégorie et décida de quitter le syndicat pour se consacrer au sport ouvrier (FST puis FSGT) jusqu’en 1935, date à laquelle il réintégra le syndicat et adhéra au Parti communiste. Très actif lors de toutes les grèves, dont celle de 1938 contre les accords de Munich, il devint, en 1939, trésorier de la section syndicale CGT de Frais-Marais.
Bétremieux milita dès juin 1940 au sein du P.C. clandestin dont il devint l’un des organisateurs dans la région de Douai, participant à la préparation des grèves de 1941. Trésorier de la CGT clandestine pour le secteur d’Aniche-l’Escarpelle, il fut arrêté en juillet 1943 et interné à Cuincy puis à Loos-les-Lille. Élu, à la Libération, délégué mineur du puits Desjardins et administrateur de la Caisse de secours, il conserva ces fonctions jusqu’à sa retraite en 1952. Il participa à tous les mouvements de grèves organisés avant cette date, ainsi en 1947 et en 1948. Pendant sa retraite, il continua de s’occuper de syndicalisme en présidant, jusqu’en 1960, la Fédération des retraités du Douaisis.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article16625, notice BÉTREMIEUX Jean, Baspiste, François par Yves Le Maner, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 20 octobre 2008.

Par Yves Le Maner

SOURCE : Jocelyne Dandoit, mémoire de maîtrise, Lille III-1973, op. cit.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément