BERTOLINO Jean-Marie. Pseudonyme sous l’Occupation : Jean Bellon

Par Jean-Marie Guillon

Né le 6 mars 1906 à Paris (XIVe arr.), mort en déportation à Mauthausen le 19 avril 1945 ; garçon de café ; syndicaliste et résistant du Var.

Militant communiste, secrétaire départemental, pour le Var, de Paix et Liberté et syndicaliste à la CGTU, puis à la CGT, Jean-Marie Bertolino fut secrétaire de l’union locale de Toulon, puis de l’UD CGT en avril 1939. Arrêté en avril 1940 alors qu’il était mobilisé, il bénéficia d’un non-lieu le 10 juin 1940. Il fut licencié de son emploi de cuisinier sur Le Rhin en août 1940, bien que s’étant désolidarisé du Parti communiste. Interné à Chibron par arrêté du 14 novembre 1940, puis à Fort-Barraux et Saint-Sulpice, il s’évada fin février 1943 et vint se cacher dans les Maures, au quartier de Cargues, avec le Lucois Mauro, évadé lui aussi. Ils y fabriquèrent du charbon de bois pour le compte de bûcherons des Mayons. Il fut rejoint par trois Toulonnais qui cherchaient à échapper aux Allemands et aurait été en contact avec l’AS de Toulon (Orsini) qui projetait de constituer un maquis. Bertolino renoua alors avec le Parti communiste clandestin et rejoignit les FTP. C’est autour de lui que se constitua le camp Faïta et la 1re compagnie de Provence. Il fut chargé par le responsable militaire départemental, Faurite, de réceptionner les rescapés du maquis de Sainte-Maxime (mai 1943) et devint chef militaire du camp Faïta. Il en fut la personnalité forte, respectée des jeunes maquisards et ayant sur eux un ascendant considérable. Faurite lui donna la responsabilité des maquis de l’interrégion à l’automne 1943. Il fut arrêté avec Victor Labise le 26 novembre 1943 près de Flassans. Emprisonné à Toulon, déporté à Buchenwald, puis à Sarrebrück, il mourut à Mauthausen le 19 avril 1945. Il a été homologué comme capitaine à titre posthume le 22 avril 1947.
Aucune plaque, nulle part, ne rappelle son souvenir et c’est probablement l’une des plus choquantes anomalies en ce qui concerne la mémoire de la Résistance varoise.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article16527, notice BERTOLINO Jean-Marie. Pseudonyme sous l'Occupation : Jean Bellon par Jean-Marie Guillon, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 16 octobre 2011.

Par Jean-Marie Guillon

SOURCES : Le Var syndicaliste, n° 11 du 10 août 1945. — Notice du DBMOF, par Jacques Girault.

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