BERTHET Jean-Baptiste, Joseph

Par Alain Dalançon, Jacques Girault

Né le 20 janvier 1871 à Saint-Hippolyte (Puy-de-Dôme), mort le 1er janvier 1951 à Fontainebleau (Seine-et-Marne) ; professeur ; militant syndicaliste du Syndicat des professeurs de collège, du SPES, du SNES.

Ses parents étaient issus de familles d’agriculteurs ; son père, Jean Berthet, était en 1871 instituteur à Enval, commune voisine de Saint-Hippolyte, près de Riom, d’où était originaire sa mère, née Catherine Domas, sans profession. Jean-Baptiste Berthet effectua ses études aux lycées de Clermont-Ferrand puis de Lyon (Rhône), et obtint le baccalauréat (série « philosophie ») en 1890.

Répétiteur au collège de Brioude (Haute-Loire) en 1893, il effectua son service militaire en 1894-1895, puis reprit son travail de répétiteur en 1896 au collège d’Issoire (Puy-de-Dôme), aux lycées de Guéret (Creuse) en 1897, puis de Clermont-Ferrand en 1898. Ayant achevé la licence de lettres en 1899, il fut délégué au lycée d’Aurillac (Cantal) en 1900 avant d’être nommé professeur au collège d’Aubusson (Creuse) en 1901. Il y enseigna les lettres et la philosophie à partir de 1906, puis fut muté professeur au collège Augustin Thierry à Blois (Loir-et-Cher) en 1913.

Mobilisé en novembre 1914, Jean-Baptiste Berthet passa au 137e régiment territorial puisque âgé de plus de 40 ans, affecté près du front et fut promu sergent fourrier en juillet 1916. Il fut mis en sursis d’appel en juin 1918, comme professeur au collège de Blois, jusqu’au 31 juillet 1919 et démobilisé.

Il fut ensuite nommé professeur de grammaire et de lettres aux collèges de Melun (Seine-et-Marne) puis de Fontainebleau en 1924 où il enseigna jusqu’à sa retraite en 1934.

Jean-Baptiste Berthet figurait parmi les dirigeants de l’amicale puis du syndicat autonome des collèges. Il était le rédacteur en chef du Journal des collèges, le seul journal universitaire qui réussit à paraître durant la guerre 1914-1918. Délégué du syndicat, il participait aux réunions de reclassement de la fonction publique organisées en 1926 par la Fédération nationale des syndicats de fonctionnaires. A partir de 1929, parut L’Université. Journal officiel de la Fédération générale de l’Enseignement, édité à Fontainebleau, dont il était le rédacteur en chef (le nom inscrit sur le journal étant J. Berthet). Dans les débats qui traversèrent le syndicalisme enseignant durant les années 1930, il se montra partisan de l’adhésion de son syndicat à la CGT et rejoignit le Syndicat du personnel de l’enseignement secondaire créé à la fin de l’année 1937.
En outre, Berthet était le responsable de l’association qui gérait l’orphelinat de l’Éducation nationale, dont le siège se trouvait rue Las Cases. Il continuait de s’en occuper après la Libération.

Après son décès, un hommage lui fut rendu dans L’Université syndicaliste du 20 février 1951 par James Guérrapin, son collègue de Fontainebleau. Il évoquait les premiers congrès du Syndicat national de l’enseignement secondaire où « Berthet accompagné d’une jeune pupille, traversait la salle, chapeau à la main, quêtant l’obole traditionnelle destinés à nos chers orphelins. Il avait fini par se confondre avec l’orphelinat. L’orphelinat c’était Berthet et Berthet, c’était l’orphelinat. Que de dévouement, il déploya pour cette cause généreuse, en son bureau de la rue Las Cases ! On lui reprocha d’être un peu trop particulariste mais la fusion de l’orphelinat et de la Mutuelle, c’eut été la mort prématurée de notre camarade… »

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article16498, notice BERTHET Jean-Baptiste, Joseph par Alain Dalançon, Jacques Girault, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 30 décembre 2018.

Par Alain Dalançon, Jacques Girault

SOURCES : Arch. Nat., F17 24341. — . — Arch. IRHSES (FGE, L’Université syndicaliste).— Arch. Dép. Puy-de-Dôme, état civil, registre matricule Riom 1891/87

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