BERTHET André

Par Jean Gaumont, Gaston Prache

Né le 3 avril 1880 à Saint-Sulpice-de-Pommiers (Gironde), mort en décembre 1954 à Bordeaux (Gironde) ; instituteur, syndicaliste, socialiste et coopérateur.

Fils et petit-fils de fonctionnaires du nord de la France, André Berthet fut élève de l’École normale d’instituteurs de la Gironde de 1897 à 1900. Trente-quatre années durant, il allait enseigner au même poste de Portets (Gironde). Adhérent du Parti socialiste SFIO en 1905, il fut secrétaire adjoint du syndicat départemental des instituteurs de la Gironde en 1920 et 1921.

Berthet devint coopérateur en 1919, fondant à Portets une section de l’Union des coopératives du Sud-Ouest dont, peu après il fut élu administrateur. La vie coopérative bordelaise connaissait alors de sérieuses difficultés dues aux divergences survenues entre les militants, ceux « d’avant 1914 » d’une part, d’autre part la nouvelle équipe des coopérateurs d’après-guerre à laquelle appartenait Berthet. En 1928, il était porté à la présidence de l’Union des coopératives et l’année suivante, il devenait secrétaire de la Fédération régionale coopérative du Sud-Ouest. À partir de 1940, retraité de l’enseignement, il fut nommé au poste permanent de président-directeur général de la société, conformément à la nouvelle législation décidée par le régime de Vichy.

Depuis 1931, il appartenait au conseil central de la FNCC où il avait remplacé Sarraude*, démissionnaire après un an de charge. En 1935, Berthet avait fait partie de la commission nationale de réorganisation du Mouvement coopératif central, réorganisation décidée après la défaillance de la Banque des coopératives.

La même année, démissionnaire du Conseil central ainsi que tous ses collègues, conformément à la décision prise unanimement par les intéressés, il ne fut pas candidat au nouveau Conseil unique élu par le congrès national réuni à Dijon en mai. À partir de ce moment, il devint membre du Comité national, s’y trouvant maintenu après 1940 lorsque le nombre des membres de ce comité se trouva réduit de moitié (25 au lieu de 50). Il n’assista toutefois à aucune des séances entre 1941 et juillet 1944, invoquant son état de santé, mais il participa à la première réunion du comité tenue après la Libération, le 20 novembre 1944 qui vota à l’unanimité des quinze membres présents ou représentés, une motion d’estime et de confiance au président national Prache « dans un esprit de justice et de solidarité coopérative ». Il renouvela ce vote au Comité national du 19 février 1945.

Toutefois, au congrès de juillet 1945 à Paris, salle de la Mutualité, il vota la motion Colin* opposée à celle de Georges Boully*.

A. Berthet avait été co-fondateur de la Mutuelle de l’Union des coopératives du Sud-Ouest ainsi que du Comité Culture et Loisirs de Bordeaux.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article16497, notice BERTHET André par Jean Gaumont, Gaston Prache, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 11 février 2010.

Par Jean Gaumont, Gaston Prache

SOURCES : Fonds d’archives J. Gaumont — G. Prache. — Renseignements personnels et notes de Jean Gaumont. — Le Coopérateur de France, 5 février 1955. — P.-V. du Comité national coopératif des 19-20 novembre 1944.

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