DUPONT Pierre

Par Dominique Tantin

Né le 8 mai 1920 à Saint-Martin-du-Clocher (Charente), fusillé comme otage le 2 octobre 1943 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; menuisier ; militant communiste ; résistant.

Marié à Suzanne, Marie-Thérèse Jean, père de deux enfants (une fille née en novembre 1941, un garçon né en cotobre 1942), Pierre Dupont résidait dans sa commune natale. Il participa dans la région de Ruffec à la Résistance au sein du Front national de lutte pour la liberté et l’indépendance de la France (FN), mouvement de résistance fondé et dirigé par le Parti communiste français (PCF) en 1941. Pierre Dupont était affilié à un groupe de résistants du FN rassemblant notamment René Moulignier, Augustin Marchand, les époux Sabourault – Raoul et Berthe – et Aristide Gentil de Villiers-le-Roux ; Albert Ayrault de Londigny ; Gilbert Banlier de Villiers-le-Roux également ; Fernand Gendronneau de Saint-Martin-du-Clocher, à l’instar de Pierre Dupont, et Raoul Hédiart de Ruffec. Le groupe organisait la propagande clandestine contre l’occupant et Vichy.
À partir du 22 février 1942, les brigades spéciales du commissaire David, épaulées par des policiers charentais, procédèrent à une série d’arrestations. Pierre Dupont fut arrêté le 26 février 1942 pour « menées communistes ». Il fut incarcéré à Paris, successivement à la prison du Quai de l’Horloge (La Conciergerie), puis à la prison du Cherche-Midi à compter du 15 avril et enfin au fort de Romainville (Seine, Saint-Denis) à partir du 24 août 1942.
Avec ses camarades Gustave Normand (responsable départemental du PCF en Charente) et Aristide Gentil, Pierre Dupont fut l’un des cinquante otages fusillés au Mont-Valérien le 2 octobre 1943 entre 18 heures et 19 heures en représailles après l’exécution de Julius Ritter, colonel SS, responsable en France du Service du travail obligatoire (STO), abattu le 28 septembre 1943 par un détachement des Francs-tireurs et partisans-Main-d’œuvre immigrée (FTP-MOI) composé de Marcel Rayman, Léo Kneler, Spartaco Fontanot et Celestino Alfonso. Pierre Dupont fut incinéré au cimetière du Père-Lachaise.
Il avait écrit une dernière lettre qui ne fut pas communiquée à sa famille et qui semble perdue.
Il fut déclaré « Mort pour la France » le 1er octobre 1945. Une rue de Saint-Martin-du-Clocher porte son nom depuis les années 2010.
Sa veuve s’était remariée avec Guy Brion, un dirigeant communiste de Charente.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article164646, notice DUPONT Pierre par Dominique Tantin, version mise en ligne le 24 septembre 2014, dernière modification le 24 octobre 2018.

Par Dominique Tantin

SOURCES : DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). – Site Internet Mémoire des Hommes. — Notes d’Amalia Brion.

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