BERNOLE Pascal, François

Par André Balent

Né le 4 juillet 1906 à Réal-Odeillo (Pyrénées-Orientales), mort le 9 septembre 1957 ; employé électricien ; militant socialiste SFIO, puis du PSOP, puis communiste ; résistant.

Employé de la Société hydro-électrique du Roussillon (SHER) à Perpignan (Pyrénées-Orientales), Pascal Bernole était originaire de Réal-Odeillo (Pyrénées-Orientales), petite commune du Capcir, haute vallée de l’ouest du département. Conseiller municipal de Réal-Odeillo, Il fallut attendre 1935 pour qu’il fût élu maire. Militant du Parti socialiste SFIO, il exerçait ses activités politiques en Capcir plutôt qu’à Perpignan. Dès 1932, il était le correspondant capcinois du journal pradéen L’Avant-garde (voir Jean Font*). À ce titre, il fit le compte rendu du congrès socialiste cantonal de Mont-Louis qui, réuni le 15 août 1934 à l’Hôtel de la Gare à La Cabanasse, désigna Sébastien Soubielle* comme candidat de la SFIO au conseil général.
En 1934-1935, Pascal Bernole militait dans les rangs de la tendance « Bataille socialiste ». Il soutenait Joseph Rous* contre Jean Payra*. Au congrès fédéral du 2 juin 1935, il fut délégué de la « Bataille socialiste ». Mais il prit partie contre Rous lorsque ce dernier voulut contester la désignation de jean Payra et de Georges Pézières* comme candidat de la SFIO aux élections sénatoriales d’octobre 1935. En décembre 1935, Bernole originaire du Capcir et y ayant conservé des attaches, enquêta avec Isidore Forgas* —un Cerdan d’origine— sur la réalité des sections SFIO du Capcir que Sébastien Soubielle, partisan de Rous, affirmait avoir fondées. Il en conclut qu’elles étaient en grande partie fictives, en particulier celle du hameau d’Odeillo dans sa commune natale.. Lors du scrutin législatif d’avril-mai 1936, il fut un des rares militants socialistes, de la circonscription de Prades qui fit activement campagne pour Georges Ferlat*, candidat officiel de la SFIO contre le député sortant Joseph Rous*, momentanément exclu de ce Parti.
En 1937, Pascal Bernole était membre de la commission administrative de la Fédération socialiste « officielle » des Pyrénées-Orientales. Il était également rédacteur en chef d’une feuille intitulée La Vérité socialiste (organe des « groupes de gauche de la SFIO ») qui, en dépit de son sous-titre, soutint Jean Payra* puis ses successeurs et tirait « à boulets rouges » sur Joseph Rous* et ses partisans regroupés dans une Union de sections socialistes SFIO puis au sein d’une Fédération dissidente.
Pourtant, en 1938, Pascal Bernole devait rejoindre le PSOP. Pendant la Seconde Guerre mondiale, lui et sa femme Françoise, intendante de collège à Perpignan, participèrent à la Résistance et adhérèrent, comme beaucoup de pivertistes catalans, au Parti communiste.
Après la guerre, Pascal Bernole fut conseiller général de Prats-de-Mollo (Pyrénées-Orientales).

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article16451, notice BERNOLE Pascal, François par André Balent, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 24 décembre 2014.

Par André Balent

SOURCES : Arch. privées André Balent, archives de la SFIO, 1935-1936, rapport de Marcel Mayneris* à Albert Jamin, secrétaire de la commission nationale des conflits, 25 janvier 1936. — L’Avant-Garde, organe hebdomadaire puis mensuel des « Cercles d’Avant-garde » de l’arrondissement de Prades (années 1932 à 1937). — En avant, organe du Groupe d’étude et d’action socialistes des Pyrénées-Orientales (« Bataille socialiste »), n° 12, juin 1935. — Renseignements fournis par la mairie de Réal, 24 octobre 1980. — Témoignages de F. Baylard et A. Llado, militants pivertistes puis communistes des Pyrénées-Orientales.

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