SINGLIT Lucien, Émile

Par Didier Bigorgne

Né le 4 septembre 1896 à Angecourt (Ardennes), mort le 11 mai 1980 à Vivier-au-Court (Ardennes) ; ouvrier métallurgiste, puis contremaître ; combattant de la guerre 1914-1918 ; syndicaliste et militant communiste ; maire de Vivier-au-Court (1935-1940, puis 1944-1947).

Fils d’Eugène Singlit, ouvrier éperonnier, et d’Adèle Biren, sans profession, Lucien Singlit naquit dans une famille militante. Son père avait été secrétaire du cercle d’études sociales "Le Droit à la Vie" d’Angecourt fondé en 1889 et affilié à la Fédération des Travailleurs socialistes des Ardennes ; il avait aussi occupé la fonction de secrétaire de la chambre syndicale des ouvriers éperonniers d’Angecourt de 1890 à 1892.

Incorporé en octobre 1915, Lucien Singlit combattit les Allemands pendant la Première Guerre mondiale. Blessé au combat, il fut reconnu mutilé de guerre 1914-1918. Après sa démobilisation, Lucien Singlit reprit son métier d’ouvrier tourneur à Vivier-au-Court. Le 30 octobre 1920, il y épousa la fille d’un mécanicien, Ida Yvonne Laval, sans profession. Le couple n’eut pas d’enfant.

Lucien Singlit s’engagea dans le militantisme dans l’entre-deux-guerres. Membre du syndicat CGTU des Métaux de Vivier-au-Court dont il fut le secrétaire pendant quelques années, il adhéra au Parti communiste. En 1932, il militait à la cellule de la localité qui comptait une vingtaine d’adhérents. Aux élections municipales des 5 et 12 mai 1935, Lucien Singlit conduisit la liste de son parti qui remporta la majorité des sièges. Il devint maire de Vivier-au-Court et le demeura jusqu’au 17 février 1940, date de sa destitution par le gouvernement français.

Redevenu maire à la Libération, Lucien Singlit emmena la liste antifasciste à une victoire totale aux élections municipales du 29 avril 1945. Il fut réélu maire, mandat qu’il exerça jusqu’au scrutin du 19 octobre 1947 auquel il ne se représenta pas. Lucien Singlit se consacra alors à son travail à l’usine Huet de Vivier-au-Court où il était devenu contremaître. Il assura la présidence de la section des Mutilés et Réformés de guerre de la localité jusqu’à sa mort. Il fut enterré civilement le 14 mai 1980 à Vivier-au-Court.

Une rue de Vivier-au-Court porte aujourd’hui le nom de Lucien Singlit.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article163863, notice SINGLIT Lucien, Émile par Didier Bigorgne, version mise en ligne le 12 septembre 2014, dernière modification le 12 septembre 2014.

Par Didier Bigorgne

SOURCES : Arch. Nat. F7/13.130. — Arch. Dép. Ardennes 3M 8 et 9. — Presse locale. — _Renseignements communiqués par la mairie de Vivier-au-Court. — État civil d’Angecourt.

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