BOURDON Maxime [BOURDON Roger Maxime]

Par Delphine Leneveu, Claude Pennetier

Né le 27 mars 1917 à Saint-Pierre-des-Corps (Indre-et-Loire), fusillé le 16 mai 1942 au camp du Ruchard (Avon-les-Roches, Indre-et-Loire) ; ajusteur ; membre des Jeunesses communistes, résistant au sein du Front national et membre des FTPF.

Fils d’Alfred Aimé Bourdon et de Marie Rose Sorel, Maxime Bourdon, orphelin de guerre, élevé par sa grand-mère, résidait à Saint-Pierre-des-Corps (Indre-et-Loire) et travaillait comme ajusteur aux usines Rocher-Rooy.
Il devint l’un des responsables départementaux de la Jeunesse communiste.Il participa notamment à l’attentat manqué contre Marcel Déat, président du Rassemblement National Populaire, lors de la réunion du 16 mars 1942 au théâtre de Tours.
Il fut arrêté le 30 avril 1942 (le 4 mai selon une autre source) à Tours (Indre-et-Loire) par la police française pour « distribution de tracts et propagande communiste ». Il fut battu par les policiers français et torturé par la police allemande, emprisonné à la prison de Tours puis remis aux autorités allemandes.
Lorsqu’il passa devant le tribunal militaire allemand de Tours (FK 588), l’avocat commis d’office et qui avait de plus la réputation d’être un collaborateur, déclara que les cinq co-inculpés regrettaient leur action, Maxime Bourbon se dressa et déclara : « Nous ne vous avons pas choisi. Vous n’êtes donc pas qualifié pour parler en notre nom. Nous ne regrettons rien, sinon de ne pas en avoir fait plus ». Ils auraient chanté l’Internationale et La Marseillaise.
Condamné à mort le 14 mai 1942 avec quatre autres FTPF Maxime Bourdon a été fusillé le 16 mai 1942 au camp du Ruchard avec ses quatre camarades (Robert Couillaud, Robert André, André Anguille et André Foussier], et s’y ajoutèrent Marcel Martel , Robert André et Marcel Mallet fusillés comme otage.

Il a été enterré au cimetière communal de Saint-Pierre-des-Corps et sa sépulture porte l’inscription « Maxime Bourdon, fusillé par les Allemands le 16 mai 1942 à l’âge de 25 ans ».

Il obtint la mention « Mort pour la France ».

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article163789, notice BOURDON Maxime [BOURDON Roger Maxime] par Delphine Leneveu, Claude Pennetier, version mise en ligne le 22 mars 2016, dernière modification le 21 décembre 2017.

Par Delphine Leneveu, Claude Pennetier

SOURCES : DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). – AERI, La Résistance en Indre-et-Loire, DVDrom, 2005.— En parcourant les rues de Saint-Pierre-des-Corps, Saint-Pierre-des-Corps, brochure sans date. — État civil.

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