DESLINIÈRES Lucien [DESLINIÈRES Michel, Albert, Lucien]

Par André Balent et Justinien Raymond

Né à Vierzon-Ville (Cher), le 7 décembre 1857 ; mort à Vernouillet (Seine-et-Oise), le 8 novembre 1937 ; publiciste ; républicain opportuniste, puis militant socialiste ; journaliste et écrivain socialiste ; homme singulier par son esprit comme par sa destinée.

Lucien Deslinières
Lucien Deslinières
collection André Balent

Issu d’un milieu modeste — son père Jean était conducteur au chemin de fer et sa mère Marie, Agnès, Claudel, sans profession — Lucien Deslinières interrompit ses études secondaires à l’âge de seize ans pour se consacrer au journalisme. Il combattit la politique du « 16 mai » et se fixa bientôt à Montluçon où il fut un des chefs de file des républicains opportunistes. Il combattit le socialisme naissant dans l’Allier. Le 17 juin 1890, à Montluçon, il porta la contradiction à Jules Guesde qui donnait sa première réunion publique dans le département. Quelques jours plus tard, il l’affronta à Commentry.

Il était alors le principal rédacteur de La Démocratie bourbonnaise, organe opportuniste de l’arr. de Montluçon dont le lancement, en mars 1890 ; constituait une initiative commerciale autant que politique puisqu’il sortait des presses de l’imprimerie Deslinières frères. En 1883, Deslinières transféra à Moulins l’imprimerie et la rédaction de son journal qui devint La Démocratie du Centre et rayonna désormais sur tout le département de l’Allier et sur une partie du département du Cher. Pendant plus de dix ans, par la plume, par la parole (s’il n’était pas un tribun populaire, il était conférencier de talent), Deslinières fut le théoricien et l’animateur du parti républicain. La tournure doctrinaire de son esprit le désigna comme le contradicteur habituel des socialistes. Il fut, pour le PO dans l’Allier, un adversaire habile et déterminé. Aux élections législatives de 1889, dans la circonscription de Montluçon-est, il affronta un maître de forges bonapartiste et le candidat socialiste Christophe Thivrier, qui le devança de 1 174 voix.

Or, deux ans plus tard, Deslinières embrassait la doctrine socialiste et adhérait au PO. Les raisons de ce revirement retentissant furent sans doute multiples. La part de la déception devant l’insuccès ne peut être précisée. Elle reste même sujette à caution, car, dans l’immédiat. Deslinières ne semblait pas choisir la voie de la facilité. Son adhésion au socialisme signifiait la perte du journal qui, dans les avenues du pouvoir, le faisait vivre comme imprimeur et comme publiciste, alors que, père de famille, dépourvu de fortune personnelle, il supportait en outre la charge de sa mère et d’une soeur. S’il a compté bénéficier personnellement des succès du socialisme, des dévouements qu’il suscitait et dont il se disait frappé, son calcul se révéla faux et, cependant, il ne revint pas sur son choix. La tendance naturelle de son esprit à dogmatiser a pu le rendre sensible à l’attrait d’un corps de doctrine dont il ne retrouvait pas l’équivalent dans les rangs du parti républicain opportuniste. Il l’étudia de plus près et entra en contact avec ceux qui la propageaient dans l’Allier, notamment avec Jean Dormoy, et opéra une conversion définitive.

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S’il changea de camp, Deslinières combattit avec les mêmes armes : sa plume, sa parole. Le 6 mars 1892, il lança Le Petit Montluçonnais, assuma la direction de ce quotidien et en confia la rédaction à Eugène Fournière. Mais le nouveau combat de Deslinières ne pouvait pas, comme celui qu’il avait déserté, garantir sa vie matérielle. Il tenta de l’assurer par des entreprises et des spéculations qui contrastaient avec son nouvel idéal et dont quelques-unes se révélèrent hasardeuses. Avec une douzaine d’associés, il fonda une manufacture de machines à coudre qui périclita et le conduisit non seulement à la liquidation commerciale, mais aussi, devant le tribunal correctionnel de Montluçon, à une condamnation que la cour de Riom atténua quelque peu, en mai 1898 : cette affaire malheureuse avait englouti ses économies et compromis sa réputation. Il réussit à se refaire une situation dans la viticulture algérienne, mais le Bourbonnais était désormais interdit à son action militante.

Il alla la poursuivre ailleurs et sembla d’abord opter pour le Nord, forteresse du guesdisme.

Il participa aux congrès du POF en 1899, 1900, 1901, 1903 et 1905. En 1899, au congrès général des organisations socialistes françaises de la salle Japy à Paris, il était porteur des quatre mandats du POF des première et deuxième circonscriptions de Valenciennes. Puis, il se replia sur le Midi d’où il pouvait suivre de plus près ses intérêts algériens. En 1902, il fonda Le Socialiste des Pyrénées-Orientales. Il s’était fixé dans ce département où il mena une active propagande jusque dans les plus petites localités. Du 30 mai au 31 juillet 1910, et au cours de la Première Guerre mondiale, il assuma le secrétariat de la Fédération socialiste départementale. Il la représenta souvent dans les congrès nationaux à Paris (avril 1905), Nancy (1907), Nîmes (1910), Lyon (1912) et il fut, à plusieurs reprises, son candidat aux élections législatives dans la première circonscription de Perpignan qu’il préférait à toutes les autres car le bastion guesdiste du département y était situé (s’il résidait à Perpignan, il adhérait à la section de Rivesaltes, unanimement guesdiste et la plus importante du département). En 1902, elle lui donna 1 887 voix et 2 983 en 1906. En 1910, d’un tour à l’autre, il passa de 3 891 à 5 234 suffrages et suivit de près le candidat radical, élu par 5 772. En 1914, il fut placé en tête pour le ballottage mais, par suite du maintien du candidat radical, Deslinières fut battu de 300 voix par le candidat modéré.

Même non candidat, il participait activement aux campagnes électorales du département. En mars 1905, au nom du Parti socialiste de France, et aux côtés de socialistes indépendants, il soutint la candidature d’union ouvrière de Joseph Coste, à l’occasion d’une élection complémentaire à Céret. En 1909, dans la 2e circonscription de Perpignan, il appuya fortement Jean Payra*, candidat socialiste SFIO. À deux reprises, il tenta ailleurs la fortune électorale. Le 22 juin 1913, dans l’arr. d’Issoudun (Indre), il recueillit 4 254 voix et fut battu au second tour avec 5 036 suffrages.
Il se représenta systématiquemet aux législatives dans la première circonscription de Perpignan. Le 16 novembre 1919, dans la 1re circonscription de la Seine (VIIIe, IXe, Xe, XVIIe, XVIIIe, XIXe arr.), il était au cinquième rang de la liste socialiste de quatorze candidats menée par Marcel Cachin qui atteignit une moyenne de 59 839 voix sur 260 111 inscrits et compta quatre élus. Deslinières groupa 59 561 électeurs.

Ce fut sa dernière tentative électorale. Il devint, plus exclusivement, ce qu’il avait toujours été, un écrivain socialiste. Il poursuivit l’élaboration d’une doctrine personnelle assez hétérodoxe. Il faisait sienne la critique marxiste, retenait son idée de l’organisation de classe du prolétariat pour l’instauration d’une société collectiviste. Mais il lui reprochait de ne prévoir clairement ni le passage à la société nouvelle ni la structure de cette dernière. Au marxisme, il opposera finalement son « socialisme reconstructeur » et, renouant avec l’utopisme, il prétendait non seulement tracer le schéma précis des institutions futures, mais encore souhaitait préfigurer la société nouvelle par la création de colonies collectivistes en pays neufs. Il songea à la Turquie, au Brésil, à l’Argentine. Son projet le plus élaboré concerna le Maroc au moment où le protectorat français s’y organisait. En février 1912, Deslinières saisit le groupe socialiste parlementaire d’un projet de colonisation collective dans le nord-ouest du pays, sur les biens domaniaux du sultan et sur les terres mortes récupérées. Le personnel serait recruté en France et sévèrement sélectionné. L’État français avancerait, en dix annuités, et sans intérêts, les cent millions de francs d’investissement nécessaires à l’aménagement d’un port, de routes et de voies ferrées, de canaux de navigation, de drainage et d’irrigation. Une phase industrielle suivrait cette première étape de mise en valeur agricole. Deslinières attendait de cette entreprise des résultats d’une rapidité et d’une ampleur propres à faire douter du sérieux de sa pensée, « Vingt ou trente ans, affirmait-il, suffiraient pour accomplir cette oeuvre gigantesque... Il ne resterait plus aux peuples attardés dans la barbarie capitaliste qu’à suivre ce grand exemple ; ils n’y manqueront pas » (Le Maroc socialiste, p. 318). Le groupe socialiste, d’abord partagé, refusa le 8 mars 1912 d’engager le Parti dans cette affaire qui suscitait une vive opposition de Jaurès.

Deslinières ne se découragea pas. En août 1912, il tenta d’intéresser à son idée le résident général Lyautey qui se retrancha derrière l’impossibilité financière. Il revint à la charge en 1916, se fit patronner par J. Guesde et Sembat, alors ministres, revit Lyautey, parcourut la vallée du Sébou où il rêvait d’établir une colonie socialiste d’anciens combattants et victimes de la guerre. Le projet resta posé devant le gouvernement après le passage de Lyautey au ministère et il fut finalement abandonné en 1918.

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Secrétaire fédéral des Pyrénées-Orientales en août 1914, partisan de l’Union sacrée, L. Deslinières avait quitté pourtant pendant quelque temps son département d’adoption. À partir de 1916, Jean Payra — voir ce nom — développa grâce au Cri catalan une ligne pacifiste qui gagnait des suffrages croissants dans le Parti socialiste des Pyrénées-Orientales. Lorsque L. Deslinières revint dans ce département en février-mars 1918, Jean Payra écrivit un article très hostile à L. Deslinières dans Le Cri catalan du 30 mars 1918. En avril 1918, L. Deslinières réussit, en s’appuyant sur une majorité de la CA fédérale du Parti socialiste, à ne pas renouveler la carte de J. Payra.

Anti-longuettiste, Lucien Deslinières semble avoir réussi à conserver la majorité au sein de la Fédération socialiste des Pyrénées-Orientales en employant des méthodes contestables. Ses amis (et lui-même ?) la représentèrent au conseil national de la SFIO des 28 et 29 juillet 1918. Pourtant la Fédération des Pyrénées-Orientales ne s’était pas réunie pour préparer ce conseil national au cours duquel la tendance dirigée par L. Deslinières porta 22 mandats des Pyrénées-Orientales sur la motion Renaudel contre 8 seulement à la motion Longuet : pourtant les longuettistes semblent avoir été majoritaires dans le département depuis quelque temps déjà. C’est ce que reprocha le groupe socialiste de Rivesaltes (guesdiste avant 1914 et devenu longuettiste) à Lucien Deslinières qui en tant que secrétaire fédéral « tient systématiquement éloignés de la Fédération des Pyrénées-Orientales les plus actifs militants du Parti socialiste qui possédaient leur carte depuis quinze ans et plus » (motion votée par le groupe socialiste de Rivesaltes le 17 octobre 1918). Cet état de fait était si flagrant que les mandats de la Fédération des Pyrénées-Orientales avaient été annulés au congrès national de la SFIO en septembre 1918.

Lucien Deslinières, éliminé de la direction fédérale fut absent du congrès fédéral des Pyrénées-Orientales réuni le 13 avril 1919. Il est vrai qu’à cette époque il était attiré par d’autres cieux...

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Deslinières crut tenir sa revanche, saisir l’occasion de prouver par des actes la justesse de ses conceptions, lorsque la Révolution russe lui ouvrit l’aventure la plus insolite. Il avait toujours appartenu à la majorité de guerre du Parti socialiste et ne s’était pas rallié à la IIIe Internationale. Il critiqua les méthodes politiques employées en Russie. Il reprochait au Parti bolchevik comme aux partis socialistes d’Occident d’avoir négligé la préparation de la société nouvelle. À cette carence, il attribuait les erreurs de l’un et l’impuissance des autres. Mais s’il se situait en marge du marxisme et du bolchevisme, Deslinières s’était toujours déclaré antiréformiste. Il assignait au Parti socialiste la mission de préparer un régime collectiviste et non d’améliorer la société présente. Il lui reprochait de se laisser distraire de cette tâche essentielle par une action purement électorale. Il n’attribuait aucune valeur socialiste à l’action syndicale, et la coopération ne lui semblait bonne qu’à alimenter la caisse du Parti. Pour conquérir l’opinion, saisir le pouvoir et s’y maintenir avec profit, le Parti socialiste devait, selon lui, prévoir l’organisation économique et les institutions sociales et politiques du monde nouveau. Il prétendait que toute son oeuvre répondait à cette exigence et sa portée lui semblait injustement méconnue.

La révolution y ayant fait table rase, il pensa assez naïvement que la Russie nouvelle serait trop heureuse d’adopter les plans qu’il échafaudait depuis des années et qui, jusqu’ici, n’avaient rencontré que scepticisme. En août 1917, il se fit recommander par Albert Thomas auprès de Tchernov, ministre de l’Agriculture du gouvernement Kérensky. Ce dernier disparut de la scène et son successeur, renversé par la Révolution d’octobre, ne put donner suite à cette intervention. Une tentative semblable échoua, pour la même raison de précarité de son pouvoir, auprès de Tseretselli, président de la République socialiste de Géorgie.

Quand le pouvoir soviétique fut consolidé, Deslinières se rendit en Russie. Une première tentative, en janvier 1919, le mena jusqu’à Stockholm où il rencontra Litvinov. Il ne put passer en Finlande et rentra en France. Au printemps de 1920, par Berlin et Stettin, il gagna Revel, parvint à Petrograd et à Moscou. Il y retrouva Cachin et Frossard et, par Jacques Sadoul, fut présenté à Lénine. Deslinières se posa en technicien de la construction socialiste et réussit à intéresser le chef révolutionnaire qui l’envoya en Ukraine où Rakowski, président du Soviet des commissaires du peuple, en fit son commissaire à l’Agriculture. Un peu plus tard, il fut en outre chargé de diriger l’enseignement agricole sous l’égide du commissaire à l’Instruction publique.

Il préconisa un regroupement des terres délaissées et mal gérées en unités d’environ cinq mille hectares. Chaque unité, autonome, constituerait une entité démographique et administrative urbanisée, dotée de services publics et sociaux, en même temps qu’une cellule économique qui, à l’exploitation savante du soi, adjoindrait des activités artisanales et industrielles. La valeur économique et humaine de l’exemple attirerait les paysans individualistes qui, sans contrainte, rejoindraient l’entreprise collective. Deslinières comptait aussi sur la formation de la jeunesse paysanne et rédigea, à cet effet, un manuel qui fut traduit en ukrainien. La guerre civile, l’intervention étrangère, les difficultés économiques bousculèrent ces perspectives. Après la défaite des armées blanches de Wrangel, Deslinières mit huit jours pour gagner Moscou en quête des accords nécessaires à l’action de son commissariat réinstallé à Kiev. Devant l’imminence de la famine et de l’agitation paysanne, il dut renoncer à ses projets et on l’envoya au Turkestan. Atabayev, président du Soviet local, et son ministre du ravitaillement Malioutine s’intéressèrent à ses plans de réorganisation de la culture cotonnière, mais ne purent le retenir à Tachkent d’où il regagna la France, persuadé que le désordre de l’époque le condamnait à l’échec.

Lorsque le régime révolutionnaire consolidé envoya Rakowski, son ancien « Président du Conseil », comme ambassadeur à Paris, Lucien Deslinières lui remit pour le Bureau politique un « Projet d’introduction graduelle d’une organisation communiste dans l’économie de l’Union soviétique » et le fit tenir également à Trotsky. L’ère stalinienne s’ouvrait et lui enleva tout espoir d’inspirer un pouvoir fermement résolu. Au surplus, il avançait en âge. Il passa les dernières années de sa vie à compléter l’élaboration d’un système que sa confiance ingénue laissait à l’avenir le soin de justifier. Il vivait, oublié, dans le souvenir des grands événements vécus. « Aujourd’hui encore, écrivait-il à soixante-dix ans, à l’adresse des maîtres de la Russie, tout en déplorant leurs erreurs et en combattant leur politique parce qu’elle s’écarte de plus en plus du socialisme, je sens que quelque chose de mon coeur est resté avec eux » (Le Socialisme reconstructeur, p. 313).

Comment, sans en être profondément marqué, Lucien Deslinières, petit bourgeois français, journaliste provincial de la République opportuniste, aurait-il pu compter, ne fût-ce qu’un moment, parmi les acteurs d’une révolution qui ébranlait le monde ? De façon symptomatique, les communistes des Pyrénées-Orientales publièrent dans leur hebdomadaire Le Travailleur catalan du 20 novembre 1937, une élogieuse notice nécrologique signée François Joffre militant socialiste de Rivesaltes avant 1914 et communiste après 1920, qui reconnaissait la filiation, dans les Pyrénées-Orientales, entre le guesdisme que Deslinières avait cotribué à implanter et le communisme qui avait fini par s’enraciner.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article163742, notice DESLINIÈRES Lucien [DESLINIÈRES Michel, Albert, Lucien] par André Balent et Justinien Raymond, version mise en ligne le 7 septembre 2014, dernière modification le 5 novembre 2019.

Par André Balent et Justinien Raymond

Lucien Deslinières
Lucien Deslinières
collection André Balent

OEUVRE : Journaux : Deslinières a collaboré à La Démocratie bourbonnaise. — La Démocratie du Centre. — Le Petit Montluçonnais. — Le Socialiste des Pyrénées-Orientales. — Le Socialisme. — Le Mouvement socialiste.
Revues : La Revue socialiste. — La Société future, revue socialiste mensuelle lancée par Deslinières du 1er février au 1er juillet 1905. in-8e (Bibl. Nat. 8e R.21 973).
Brochures et ouvrages : L’Application du système collectiviste, préface de J. Jaurès, Paris, 1899, in-8e, 524 p. (Bibl. Nat. 8e R 20 234). — Entretiens socialistes, Paris, 1900, in-16, 128 p. (Bibl. Nat. 8e R. 17 558). — Qu’est-ce que le Socialisme ? Paris, 1907, in-32, 30 p. (Bibl. Nat. 8e R, 11 439). — La Vie chère (brochure). — Organisons-nous (en collaboration avec A. Fastout). — Projet de code socialiste, Paris, 1908, 2 vol. in-18, en trois parties : I. Principes généraux, II. Loi constitutionnelle. III. Organisation administrative (Bibl. Nat. 8e R 22 127). — Le Maroc socialiste, Paris, 1912. — La France Nord-Africaine, Paris, 1918. — Pour abolir la souffrance humaine, Paris, 1918, 125 p. — Comment se réalisera le socialisme, Paris, 1919, 71 p. — Déclaration des socialistes reconstructeurs  : en collaboration avec Paul Roume, Paris, 1925, 79 p. — Le Socialisme reconstructeur, Paris, 1927. — L’Association générale. — La Résurrection du Dr Valbel ou le monde dans un demi-siècle (roman d’anticipations sociales).

SOURCES : Arch. Dép. Pyrénées-Orientales, 2 M 1 88, 2 M 1 90, 2 M 1 97, 2 M 1 103 (renseignements recueillis par André Balent). — Le Cri catalan, 30 mars 1918, 13 avril 1918, 3 août 1918, 19 octobre 1918, 19 avril 1919. — Le Socialiste des Pyrénées-Orientales, 1902-1914. — Le Travailleur catalan, 20 noivembre 1937. — Horace Chauvet, La Politique roussillonnaise de 1870 à nos jours, Perpignan, 1934, p. 90-94. — Étienne Frénay*, « Les 40 ans du Parti communiste français », (premier d’une série d’articles consacrée au communisme dans le Roussillon), Le Travailleur catalan, hebdomadaire de la Fédération communiste des Pyrénées-Orientales, n° 848, 19 novembre 1960. — Étienne Frénay, « La naissance du Parti dans les Pyrénées-Orientales », Le Travailleur catalan, n° 1 083, 24 décembre 1965. — G. Rougeron, dans Le Populaire-Dimanche, « Un « bourgeois » français devenu socialiste, commissaire du peuple soviétique et antimarxiste », 18 mars 1956 et « Un projet de « colonisation » socialiste au Maroc », 15 avril 1956. — G. Rougeron, Les Consultations politiques dans le département de l’Allier, Le Personnel politique bourbonnais (1789-1963), Moulins, 1964, p. 273-274. — Ch. Vérecque, Dictionnaire du Socialisme, p. 140. — Hubert-Rouger, Les Fédérations socialistes, I, p. 45, 71, 491-493, 495-496, 505, 506 et III, p. 154. — Comptes rendus des congrès nationaux du Parti socialiste. — André Balent et Michel Cadé, Histoire du Parti socialiste dans les Pyrénées-Orientales de sa fondation (1895) au congrès de Tours (1920), n° hors série de Conflent, Prades, 1982.— Renseignements fournis par la mairie de Vierzon.

ICONOGRAPHIE : A. Balent et M. Cadé, op. cit., 1982, p. 21.

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