PROST Antoine, Marie, François.

Par Bruno Poucet, Madeleine Singer

Né le 29 octobre 1933 à Lons-le-Saunier (Jura) ; agrégé d’histoire, professeur à l’université de Paris I Panthéon-Sorbonne et directeur du Centre de recherche sur l’histoire des mouvements sociaux et du syndicalisme (CRHMSS) ; membre du bureau national du Syndicat général de l’Éducation nationale (SGEN) de 1963 à 1970 ; ; historien.

Antoine Prost était l’aîné des trois enfants d’Albert Prost, avoué et d’Anne-Marie Duhem. Antoine Prost fut très profondément marqué par la débâcle de 1940. Il était né dans un milieu de tradition catholique où l’engagement avait un sens, mais resta toujours discret sur ses convictions qui appartiennent à son for intérieur. Son père fut pendant une dizaine d’années président de l’Union départementale des associations familiales du Jura. Démocrate-chrétien, il fut élu, lors des élections municipales de 1965 et de 1971 à Lons-le-Saunier, sur la liste conduite par le docteur René Feit : ce dernier mandat fut interrompu en 1974 par sa mort prématurée.

Antoine Prost fit ses études secondaires à Dôle (Jura), passa le baccalauréat en 1950 et entra en hypokhâgne au lycée du Parc à Lyon (Rhône). Reçu à l’ENS (Ulm) en 1953, il obtint en Sorbonne la licence d’histoire en 1955, puis le diplôme d’études supérieures l’année suivante et l’agrégation en 1957 où il fut reçu second. Au cours d’une année supplémentaire à l’ENS, il suivit le troisième cycle de l’Institut des Sciences politiques de Paris dont il fut diplômé en 1958. Après deux années de service militaire notamment en Algérie (en 1960), il fut nommé au lycée Pothier à Orléans (Loiret) et devint en 1962 assistant, puis maître-assistant à la faculté des lettres de Paris. Nommé chargé d’enseignement à Orléans en 1969,vice-président de cette université, il y fut promu maître de conférence (professeur de 2e classe) après avoir soutenu sa thèse d’Etat dirigée par Pierre Renouvin en 1975 « Les anciens combattants et la société française, 1919-1940 ». Elle avait été précédée en 1962 d’une thèse de Troisième cycle en sciences politiques, dirigée par René Rémond sur « la CGT à l’époque du Front populaire ». Élu dix ans plus tard à Paris I Panthéon-Sorbonne, il y prit sa retraite en 1998 et devenait ainsi professeur émérite. Il enseignait en même temps à l’Institut d’études politiques de Paris : maître de conférences en 1963, il y devint professeur de 1972 à 1992. En outre dès sa nomination en Sorbonne, il fut chargé de la direction du CRHMSS, fonction qu’il assuma jusqu’à la retraite.

Antoine Prost avait épousé en 1957 Paulette Lalay qui était alors étudiante ; elle obtint ensuite le CAPES de philosophie, puis l’agrégation en 1959. Elle avait été présidente de la Fédération française des étudiants catholiques (FFEC), juste après son futur mari. Ils eurent quatre enfants. Antoine Prost est par ailleurs grand amateur de musique et il pratiqua le violon et le piano.
Lecteur d’Esprit depuis 1956, président de la Fédération française des étudiants catholiques (FFEC), (1955-1956), Antoine Prost adhéra au SGEN en 1960-1961, au cours de sa première année d’enseignement au lycée d’Orléans. Il avait été sollicité par Jacques Julliard* , un de ses camarades de khâgne, qui soulignait l’importance de faire évoluer la CFTC. Lui-même pensait d’ailleurs qu’il fallait créer une grande centrale ouvrière non communiste. Le SGEN, sous la houlette de Paul Vignaux*, était en pleine expansion : entre 1960 et 1970, il est passé de 10 000 à 30 000 adhérents. Antoine Prost qui s’occupait du bulletin syndical du SGEN de l’académie participa à un groupe pédagogique local qui réfléchissait sur les contenus de l’enseignement ; il fut amené, au nom de ce groupe, à présenter à la session nationale de Melun du SGEN en septembre 1961 un projet de rénovation des programmes. Jacques Natanson*, secrétaire de la commission pédagogique nationale, chargea Antoine Prost, élu au secrétariat de la commission de préparer un rapport pour le congrès de 1962 : il proposait un enseignement adapté à notre temps, reposant sur trois « piliers » : le « pilier mathématique » ; le « pilier social » ; le « pilier personnel ». Le congrès de 1962 demanda que la commission pédagogique, devenue depuis le bureau national de juin 1961 la commission des problèmes socio-pédagogiques, poursuivit l’étude d’une réforme des programmes s’inspirant du rapport d’Antoine Prost dont il approuvait les principes.

Une période d’intense activité pédagogique commença alors pour Antoine Prost. À la demande de Jacques Natanson qui faisait partie depuis 1960 du comité directeur d’Esprit, il donna, dans le numéro de septembre 1962 consacré à la réforme de l’enseignement, un article, « Réflexions sur le contenu d’un enseignement rénové », qui reprenait le rapport en l’adaptant. Il rédigea également avec Jacques Natanson une petite brochure, Vraie ou fausse réforme de l’enseignement, qui devait faire connaître l’œuvre accomplie. A. Prost travailla également avec Jacques Natanson à un projet de réforme démocratique de l’enseignement qui obtint en 1963 le prix Jean Perrin, attribué par un jury sous l’égide de l’Association d’étude pour l’expansion de la recherche scientifique (AEERS). Tout cela fut repris dans un livre, La révolution scolaire, que tous deux publièrent en octobre 1963, avec la collaboration de Roger Fromageat et de Roger Lépiney*. A. Prost remplaça en 1963 J. Natanson à la tête de la commission socio-pédagogique et fit ainsi son entrée au bureau.

Pour le congrès de 1964, A. Prost laissant à J. Natanson le soin de rédiger la partie du rapport consacrée à la formation des maîtres, présenta une vue générale de l’enseignement, de l’école maternelle à la fin du second cycle : ses propositions visaient à « établir entre tous les enfants de ce pays une véritable égalité des chances », thème revendicatif particulièrement cher au SGEN. Le congrès décida seulement de « mettre à l’étude l’ensemble des problèmes de l’enseignement du français, des langues et des mathématiques modernes, du cours moyen à la fin du premier cycle », sans reprendre entièrement les propositions du rapporteur, notamment de ne commencer l’apprentissage du latin qu’en classe de quatrième. S’il s’inscrit dans la ligné du Plan-Langevin Wallon, en revanche, à la différence de la FEN, il n’en fait pas une référence mythique définissant une doctrine.
Le congrès de 1964 avait décidé l’organisation d’un Comité de liaison pédagogique chargé d’assurer un échange d’information entre les militants SGEN actifs dans la recherche pédagogique. Ce comité publia à partir du 14 octobre 1964 le Bulletin épisodique, comité de liaison pédagogique. Dans le numéro du 12 décembre 1964, A. Prost avait proposé à nouveau le tronc commun sans latin. La commission proposa deux solutions : soit faire faire du latin à tous en Cinquième ; soit l’introduire à titre d’option en Quatrième avec, en dernière année du cycle d’observation, une initiation grammaticale et étymologique systématique aux origines de la langue. C’est cette dernière solution que le comité national choisit.
Comme le ministre Christian Fouchet songeait à modifier le baccalauréat, le même comité national adopta un projet original, présenté également dans le rapport d’Antoine Prost. Le baccalauréat devenait la sanction de toute la scolarité obligatoire, remplaçant donc le brevet de technicien ainsi que les certificats d’aptitude professionnelle (CAP). Il comportait un premier groupe d’épreuves communes à toutes les sections, épreuves qui devaient juger les capacités d’expression et de réflexion personnelle (français et philosophie), l’initiation à la société actuelle (histoire, géographie, instruction civique) et la pratique d’une langue. Ces épreuves étaient d’un type radicalement nouveau, non pas des dissertations, mais des résumés et discussions de textes ainsi que l’exploitation d’un dossier documentaire varié. Le deuxième groupe d’épreuves était spécifique à chaque section : les différents baccalauréats pouvaient être « majorés » en une ou plusieurs disciplines si le candidat subissait avec succès des épreuves en ces matières. Seul le baccalauréat « majoré » devait ouvrir les portes des facultés, chaque faculté décidant elle-même des majorations qu’elle entendait exiger. Cette disposition avait le mérite de faire du baccalauréat un diplôme qui, tout en couronnant les études secondaires, pouvait donner accès à l’Enseignement supérieur.
Sous l’impulsion d’A. Prost, la commission socio-pédagogique résuma l’essentiel des positions du SGEN en une déclaration-programme qui fut adoptée par le congrès en 1966 : développer l’enseignement technique, assurer la qualité de l’enseignement par une politique de recrutement et de formation ; rechercher l’égalité des chances dans le premier cycle avec la création d’établissements polyvalents de premier cycle.
Avec J. Natanson, il participa au colloque de l’AEERS qui se tint à Caen du 11 au 13 novembre 1966 car les positions prises en matière de formation des maîtres insistaient sur l’importance de la recherche pédagogique et demandaient comme le SGEN la création d’Instituts universitaires de pédagogie (IUP). De ce fait, son rapport pour le congrès d’avril 1968 fut axé sur la création des Instituts universitaires de pédagogie (IUP). Il annonçait en même temps la publication, le 1e février, d’une brochure Des maternelles aux Facultés. Un projet pour l’école où il exposait, en une centaine de pages, les propositions du Syndicat pour réformer toute l’Éducation nationale. A. Prost participa ensuite avec une délégation SGEN à un nouveau colloque de l’AEERS à Amiens, du 15 au 17 mars 1968, sur « la formation des maîtres et la recherche en éducation ». Le congrès d’avril 1968 approuva le rapport d’Antoine Prost et posa clairement les conditions d’efficacité de la formation permanente : elle devait être obligatoire, mais intégrée au service des maîtres qui la recevraient ; elle devait être liée à une réforme des établissements pour que ceux-ci disposent d’un droit d’initiative et que les maîtres prennent l’habitude de travailler en équipe. Ces idées étaient alors assez neuves pour le grand public ; aussi le compte rendu du congrès dans Le Monde du 11 avril eut pour titre « Syndicat CFDT : une formation continue et obligatoire pour tous les enseignants ».
Lorsque le travail pédagogique reprit après les événements de Mai 1968, Antoine Prost eut un adjoint en la personne de Claude Pinoteau*. Tous deux signèrent le 20 juin 1968 un appel aux collègues, les invitant à constituer des équipes intersyndicales d’action pédagogique car « demain il sera trop tard » : il faut dès maintenant « modifier la relation du maître aux élèves, celle des maîtres entre eux et celle des maîtres avec l’administration ». Tandis que C. Pinoteau s’occupait des groupes de travail dans les diverses disciplines et en rendait compte dans La chronique de l’Action pédagogique, A. Prost se préoccupait spécialement de la formation des maîtres.
D’octobre 1969 à janvier 1970, A. Prost publia dans Syndicalisme universitaire une série de « réflexions sur la crise de l’éducation » ; il y montrait la difficulté de la tâche qui s’imposait car désormais les enseignants étaient les principaux éducateurs et presque les seuls : ni l’apprentissage traditionnel, ni les relations familiales même ne mettaient plus les adolescents en contact avec les adultes. Pour qu’il pût malgré tout aider les adolescents à clarifier les valeurs vécues par eux, leur proposer aussi d’autres valeurs permettant de structurer une personnalité adulte, il lui fallait un style pédagogique nouveau qui se cherchait encore. Quand parut la dernière partie du texte, le bureau national du 5 janvier 1970 avait enregistré la demande d’Antoine Prost : élu directeur du Collège littéraire universitaire d’Orléans, celui-ci souhaitait être « mis en congé » du bureau national ; il ne se voyait pas recevoir des délégations syndicales en siégeant lui-même dans un bureau syndical. Il vint donc au congrès national de mars 1970 en « spectateur amical » selon son expression. Il y fit toutefois un exposé rappelant les « objectifs » du SGEN qui avaient déjà fait l’objet de propositions précises. Mais il ajoutait que Mai 1968 ayant fait surgir le problème de la relation pédagogique enseignants-enseignés, on ne pourrait avancer que si l’on mettait en question la structure administrative et bureaucratique de l’Éducation nationale, structure héritée de Napoléon et même des collèges des Jésuites.
Bien entendu, outre les articles nombreux qu’il rédigeait dans Syndicalisme universitaire ou les conférences de presse auxquelles il participait, A. Prost se retrouvait dans la délégation SGEN au cours de diverses audiences au Ministère. Il allait également en province animer des réunions académiques centrées sur la pédagogie ou participait à des sessions de formation de cadres syndicaux à Bierville ou à des congrès académiques.
Par ailleurs en qualité de membre du bureau national, Antoine Prost prenait sa part des tâches qui incombaient à ce bureau. Avec Jacques Julliard et Paul Vignaux*, il participa, en 1964, aux séances de travail du groupe « Horizon 80 », constitué dans l’été 1964 pour préparer la candidature de Gaston Defferre à l’élection présidentielle : il s’agissait en effet de définir le programme du candidat pour l’Éducation nationale et la Recherche. A. Prost travailla également à la préparation du congrès confédéral de mai 1970. Au titre de la CFDT, il fut membre de la commission de l’Éducation nationale du Ve plan (1964-1965), puis du Vle plan (1969-1971).

Lorsqu’après les événements de Mai 1968, une minorité, représentée notamment par Jacques George, surgit au sein du SGEN, Antoine Prost se trouva ainsi en première ligne. Le bureau national mit en place en juin 1969 un groupe de travail « Orientation 70 » afin d’étudier les problèmes d’orientation syndicale. Quand ce groupe envisagea la succession de P. Vignaux, secrétaire général et qui ne se représentait pas, il chercha à constituer une équipe acceptable par tous car la candidature de C. Piétri au poste de secrétaire général, candidature prévue au congrès de 1968, suscitait des réserves, notamment de la part des minoritaires. La commission « Orientation 70 » n’ayant pu qu’enregistrer le désaccord, le comité national de novembre 1969 eut à se prononcer sur les programmes des deux candidats, C. Piétri et Jacques George (voir ce nom), « minoritaire ». Il refusa de servir d’être une candidature d’unanimité au secrétariat général, candidature qui ne ferait que masquer les désaccords. Lorsque le comité national eut à se prononcer sur les deux rapports, A. Prost vota pour celui de C. Piétri et s’abstint sur celui de J. George car s’il en acceptait certaines parties, il en jugeait d’autres équivoques, notamment sur l’analyse faite du rôle foncièrement conservateur de l’Université.

Ayant quitté en 1970 le bureau national et la responsabilité de la commission socio-pédagogique, A. Prost put alors se consacrer à son enseignement et à ses travaux personnels. Mais il continua à appartenir au SGEN à la base et à participer à la vie de sa section locale jusqu’au moment où il fut amené à démissionner du SGEN à l’occasion des élections au Comité consultatif des Universités (CCU) en 1977 : candidat à titre individuel pour avoir des chances d’être élu et de représenter les positions de son organisation, certains membres du bureau du SGEN-Supérieur prévinrent le SNESup qu’ils ne soutenaient pas une candidature individuelle, laissant la voie ouverte aux deux candidats présentés par le SNESup . Bien qu’ayant fait un score fort honorable, A. Prost, qui n’avait pas été prévenu de la décision du bureau du SGEN supérieur, se retira au second tour et quitta le SGEN.
Antoine Prost resta dans l’histoire du SGEN celui qui, après Raymond Létoquart, Bernard Vacheret, Jacques Natanson*, a fait progresser la doctrine pédagogique du SGEN et lui a ainsi donné une audience incomparable par rapport à son nombre d’adhérents et par rapport à la FEN. En ce sens, il joua un rôle fondamental.

Après sa démission, il travailla de loin en loin avec la CFDT ou le SGEN où il fut invité à titre d’expert des choses éducatives. Ainsi, on le retrouva à la journée sur l’innovation que le SGEN organisa le 17 mai 1984. Il participa également, à titre d’expert, à la commission confédérale éducation de la CFDT. Il a été, en 2007, membre fondateur de l’Institut de recherche d’étude et d’animation (IREA-SGEN-CFDT) et en a rédigé la charte fondatrice, a participé comme intervenants à de nombreux colloques organisés par cette structure.
Antoine Prost était un expert reconnu des questions éducatives, d’abord au titre de la CFDT, puis comme spécialiste d’histoire de l’éducation, à la suite de la parution en 1968 de son livre L’Enseignement en France (1800-1967)). Il participa à des nombreuses commissions de réflexion, a été invité dans des instances officielles, exerça des fonctions administratives et s’exprima dans de nombreux médias tant écrits (notamment Le Monde de l’Éducation) qu’audiovisuels. Il fut membre de la commission d’étude de la fonction enseignante, dite commission Joxe (1972) ainsi que de la commission de Peretti sur la formation des personnels de l’Éducation nationale (1982). Il présida le groupe de travail national sur les lycées (1982-1983), le conseil d’administration et le conseil scientifique de l’Institut national de recherches pédagogiques (1982-1984). Enfin il fut au CNRS l’adjoint d’un des deux directeurs scientifiques chargés des sciences de l’homme et de la société (1985-1986). Il fut membre du Conseil d’administration de l’université d’Orléans.

Il exerça également des fonctions politiques : dans la mouvance de Mendès France, puis de la deuxième gauche, il anima avec Michel de la Fournière le Groupe d’études municipales de l’agglomération orléanaise (GEMAO), fondé peu avant 1968, qui publia de 1969 à 1984, à raison de cinq numéros par an, un journal, La tribune d’Orléans, dont il fut le directeur. Il fut surtout le conseiller spécial de Michel Rocard, Premier ministre (1988-1990). En 1989, il fut élu conseiller municipal sur la liste de Jean-Pierre Sueur, liste de gauche non communiste (socialistes, radicaux, verts ou sans étiquette) et a été, à ce titre, maire-adjoint chargé délégué à l’urbanisme ((1989-2001). C’était l’un des mandats qui lui était apparu le plus gratifiant, car en prise direct avec la réalité.

Il a été par ailleurs membre de la mission d’étude sur la spoliation durant l’occupation des biens appartenant aux personnes considérées comme juives (1998-2000). Il fut membre du Conseil supérieur des archives (depuis 2002), il fut président du conseil scientifique du plan urbanisme, construction, architecture, président de l’Association de amis du Maitron de 2005 à 2012, président du conseil scientifique de la mission de commémoration du centenaire de la Grande Guerre, président du Comité scientifique et pédagogique de la Fondation nationale de la Résistance..
Il est chevalier de la Légion d’honneur (1984), officier (1991), commandeur (2013), commandeur de l’ordre national du mérite et commandeur des palmes académiques ; médaille de bronze du CNRS.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article163617, notice PROST Antoine, Marie, François. par Bruno Poucet, Madeleine Singer, version mise en ligne le 4 septembre 2014, dernière modification le 4 septembre 2014.

Par Bruno Poucet, Madeleine Singer

ŒUVRES : on ne fait mention ici que des ouvrages
La Révolution scolaire, 1963 (coécrit avec Jacques Natanson).
 La CGT à l’époque du Front populaire (1934-1939), Paris, A. Colin, 1964 (thèse de 3e cycle).
 L’Enseignement en France (1800-1967), Paris, A. Colin, coll. « U », 1968.
 Le Vocabulaire des proclamations électorales, 1881, 1885, 1889, Paris, PUF, Publications de la Sorbonne, 1974.
 Les Anciens Combattants et la société française (1914-1939), Paris, Presses de la FNSP, 3 vol., 1977 (thèse d’État).
 Les Anciens Combattants 1914-1940, Paris, Gallimard-Julliard, Paris, coll. « Archives », 1977, 247 p. rééd. 2014.
Les lycées et leurs études au seuil du XXIe siècle, Rapport du groupe de travail national sur les seconds cycles, Paris, Ministère de l’éducation nationale, 1983
 Éloge des pédagogues, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Points histoire », 1985, 244 p.
 L’enseignement s’est-il démocratisé ?, Les élèves des lycées et collèges de l’agglomération d’Orléans de 1945 à 1980, Paris, PUF, « coll. Sociologies », 1986, 2e éd. augmentée 1992, 206 puis 227 p.
 Éducation, société et politiques. Une histoire de l’enseignement en France, de 1945 à nos jours, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Points histoire », 1992.
 Douze leçons sur l’histoire, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Points histoire », 1996, 330 p.
La Résistance, une histoire sociale, Paris, Éd. de l’Atelier, 1997.
 Aryanisation économique et restitutions, Paris, La Documentation française, 2000, 286 p. (rapport rédigé pour la Mission d’étude sur la spoliation des Juifs de France, coécrit avec Rémi Skoutelsky et Sonia Étienne)
 Republican Identities in War and Peace, Representations of France in the 19th and 20th Centuries, Oxford, Berg Publishers, 2002, xii-254 p.
 Guerres, paix et sociétés : 1911-1946, Paris, Les Éditions de l’Atelier, 2003.
Penser la Grande Guerre : un essai d’historiographie, Paris, Éditions du Seuil, 2004 (coécrit avec Jay Winter), trad. anglaise, The Great War in History, Cambridge, Cambridge university press, 2005.
La Grande Guerre expliquée à mon petit-fils, Paris, Éditions du Seuil, 2005 (rééd. Illustrée, 2013)
Autour du Front Populaire. Aspects du mouvement social au XXe siècle, Paris, Éditions du Seuil, 2006, 351 p.
Histoire générale de l’enseignement et de l’éducation en France, t. IV, L’école et la famille dans une société en mutation (depuis 1930) Paris, Perrin, coll. « Tempus », 2004, 809 p.
Regards historiques sur l’éducation en France, Paris, Belin, 2005
Antoine Prost, Jay Winter, René Cassin et les droits de l’homme, le projet d’une génération, Fayard, 2011, et dont une traduction anglaise a été publiée.
 Du changement dans l’École — Les Réformes de l’éducation de 1936 à nos jours, Paris, Seuil, 2013
Si nous vivions en 1913, Paris, Radio France/Éditions Grasset, 2014
La formation des maîtres 1940-2010, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2014 (dir.)

SOURCES : Archives SGEN (presse, commission socio-pédagogique, conseils, fonds Jacques Georges), Archives confédérales de la CFDT (commission éducation). — Archives nationales (fonds Antoine Prost, 550 AP). — archives du Nord (fonds Madeleine Singer). — F. Vaniscote, « Entretien », Recherche et formation, 1988, p. 67-79. — L’Histoire, « portait », n° 296/2005, p. 32. — Who’s who in France. — Madeleine Singer, Cédérom SGEN, collection du Maitron, 2004.

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