POULAT Émile, Louis

Par Bruno Poucet

Né le 13 juin 1920 à Lyon (Rhône), mort le 22 novembre 2014 ; directeur de recherche au CNRS ; directeur d’études à l’EHESS ; sociologue et historien du fait religieux et de la laïcité.

Né à Lyon dans le quartier de La Croix Rousse, Émile Poulat était le fils de Paul Poulat et d’Émilie Pinaroli qui eurent cinq garçons dont il était l’aîné. Sa famille paternelle était originaire de la terre très chrétienne des Monts du lyonnais, riche pourvoyeuse de vocations religieuses. Il était donc né dans un milieu de fortes convictions catholiques, d’un catholicisme « bourgeois », comme il le qualifia dans un de ses livres. Il a été baptisé à la paroisse Saint-Polycarpe de Lyon (Rhône). Sa famille, issue du monde des soyeux (son père était représentant en soierie), s’installa à Paris aux débuts des années 1930 sur le territoire de la paroisse Saint Jean-Baptiste de Belleville à Paris, dans l’ancien monde de la Commune de Paris. Cette paroisse a été confiée aux Fils de la Charité à partir de 1937. Il participa aux activités du patronage Saint-Pierre de Ménilmontant tenu par des Salésiens et l’abbé Joseph Dhuit. Il n’a donc pas été formé dans le creuset de l’Action catholique, mais dans celui du catholicisme libéral, même s’il fréquenta les « patros », l’une des œuvres du catholicisme intransigeant.

Il a d’abord été élève à l’école des Francs-Bourgeois, puis au petit séminaire de Paris (à Conflans), dirigé alors par le chanoine Osty, traducteur du Nouveau Testament. Il était l’un des meilleurs élèves, aux dires d’un de ses condisciples, Jean Desailly, futur membre de la Mission de Paris. En 1938, en classe de philosophie, il créa un groupe d’études de la pensée de Marcel Légaut et de Karl Marx, puis, après l’obtention de son baccalauréat lettres-philosophie, il entra au séminaire Saint-Sulpice, d’abord replié à Bayeux au début de la guerre, puis à Issy-les-Moulineaux (1940-1943). En février 1943, il était requis par le STO, sursitaire comme tous les étudiants : contre l’avis de son père, ancien de Verdun, il a été réfractaire. Il se cacha alors dans des colonies de vacances, comme moniteur, puis fut enseignant au collège mariste Notre-Dame des Glaciers, à Saint-Gervais-les-Bains (Haute-Savoie). Pendant l’été 1944, il rencontra aux Contamines-Val-Montjoie le dominicain Maurice Montuclard, fondateur de Jeunesse de l’Église, mouvement qui voulait réformer en profondeur l’Église catholique et s’appuyait notamment sur une revue Cahiers de Jeunesse de l’Église.

En 1944, Émile Poulat achevait le cours de ses études ecclésiastiques au séminaire Saint-Sulpice (rue du Regard à Paris) et il fut ordonné prêtre le 31 mars 1945 à Notre-Dame, pour le diocèse de Paris, par le cardinal Suhard. Il fut alors nommé préfet de division au collège Saint Jean de Passy, puis le 29 septembre 1945, professeur de lettres en quatrième au petit séminaire de Paris (à Conflans), établissement dirigé par Marc Lallier, futur évêque de Nancy, puis archevêque de Marseille, puis de Besançon (1906-1988) et il eut pour collègue Pierre Veuillot, futur archevêque et cardinal de Paris (1913-1968) qui enseignait la philosophie dans cet établissement. Émile Poulat aurait pu être prêtre-professeur puisqu’il suivit des études supérieures profanes et sacrées : licence-ès-lettres classiques (1946, Sorbonne), licence de philosophie (1947, Sorbonne), licence de théologie à Strasbourg, seule faculté d’État où s’enseigne cette discipline (1948). En avril 1948, l’archevêque envisagea de le faire revenir « aux activités pastorales ordinaires ». En septembre 1948, après avoir été refusé quelques mois plus tôt à la Mission de France par le chanoine Augros et n’avoir pas eu l’autorisation de l’archevêque d’être lecteur à l’université de Tübingen, il était autorisé finalement à être lecteur de français à l’université de Fribourg-en-Brisgau (Allemagne), située dans la zone d’occupation française. Il soutint en janvier 1950 sa thèse de doctorat en théologie, « Le désir de voir Dieu et sa signification dans la théologie française contemporaine », magna cum eruditione . Dans une lettre à Pierre Veuillot du 25 janvier 1950, il expliquait qu’il y voyait « surtout une liquidation personnelle d’héritage ou d’hypothèques pour libérer la voie ». Il estima plus tard qu’il s’était agi pour lui de faire l’histoire des controverses théologiques sur la question du surnaturel.

En définitive, il ne fut pas professeur de grand séminaire, puisqu’il fut nommé, à sa demande, le 25 octobre 1949 par Mgr Feltin, nouvel archevêque de Paris (1883-1975) à la Mission de Paris, alors que s’était déroulée le 7 mai 1949, la première réunion nationale des prêtres ouvriers : Émile Poulat faisait donc officiellement partie de la Mission de Paris dans l’équipe de la rue Ganneron (Paris, XVIIIe arr.), placée sous la responsabilité de Jacques Hollande et où il fit équipe notamment avec Yvan Daniel, François Laporte, Henri Barreau, André Depierre, Jean Desailly, Jean Lepetit, Bernard Chauveau, Lucien Lacour qui fut aumônier des pompiers de Paris. Il s’agissait d’un groupe de prêtres dont beaucoup étaient ouvriers avec lesquels il vivait en équipe et il participa aux réflexions avec les militants communistes. Néanmoins, il n’a pas été, comme plusieurs membres de la Mission de Paris, prêtre ouvrier, au sens strict du terme, puisqu’il travaillait, pour sa part dans la compagnie d’assurances « La France ». Proche du Mouvement de la paix, comme ses confrères, il signa en juin 1952 une pétition lorsque deux prêtres ont été tabassés par la police, lors d’une manifestation contre la venue du général américain Ridgeway, commandant des armées du pacte atlantique.

En 1952, il partait pour Grenoble, sur la suggestion du père Hollande et entra comme assistant de laboratoire à la société d’électromécanique, d’électrométallurgie (SECEMAEU) d’Ugine (Isère).

Émile Poulat s’interrogea, en 1953, sur le sens du sacerdoce qui était le sien et souhaiterait un sacerdoce « non clérical ». Il a donc été au cœur même du conflit de l’Église catholique et du monde moderne et joua un rôle non négligeable au moment de la condamnation des prêtres-ouvriers. Il fut le principal rédacteur (aidé de cinq autres confrères) de l’ouvrage paru sans nom d’auteur les Prêtres ouvriers (éditions de Minuit, 1954), qui exprimait le point de vue des insoumis : cet ouvrage fut condamné publiquement le 27 novembre 1954 par le cardinal Feltin dans la Semaine religieuse de Paris. Jacques Hollande, le supérieur de la mission de Paris, estimait de son côté que l’ouvrage faisait l’impasse sur la dimension sacerdotale de leur engagement. Ses prises de position apparaissaient aux yeux de certains de ses confrères être celles d’un sociologue plus que d’un clerc engagé.

Ce moment de l’histoire de l’Église fut une mise en œuvre concrète du conflit des cultures catholique et moderne. Émile Poulat essaya ensuite de le comprendre : il a toujours pensé qu’il ne fallait pas faire table rase de son passé, mais au contraire prendre appui dessus pour l’établir, l’analyser et le penser. S’il fit ainsi partie des « réfractaires », de ceux qui refusèrent de se soumettre aux injonctions romaines, en revanche, il n’appartînt pas ensuite aux groupes des insoumis qui, à partir de 1957, se réunissaient à intervalles réguliers. Son existence avait pris en effet une orientation nouvelle : universitaire, il a essayé de comprendre la complexité des choses.

À partir de 1955, il ne figurait plus sur l’ordo du diocèse de Paris où il était jusqu’à présent incardiné, il s’était en effet marié avec Odile Jacquin le 12 avril 1955 à Grenoble. Pour autant il n’a pas demandé à être « réduit à l’état laïc ». Sa femme qui tenait un pressing deviendra désormais sa collaboratrice et sera présente à ses côtés dans ses séminaires, colloques, etc.

Il se tourna alors vers la recherche, en sociologie, sans formation autre que philosophique, comme c’était le cas à l’époque. En 1954, sur la recommandation d’Ignace Meyerson, il était entré au CNRS, en section de sociologie, comme attaché de recherche, puis chargé de recherche (1958). Après avoir soutenu une thèse de 3e cycle admise comme thèse complémentaire, en 1961 (Journal d’un prêtre d’après-demain de l’abbé Calippe), il présenta, en 1962, sa thèse de doctorat d’Etat ès lettres, mention sociologie, Histoire, dogme et critique dans la crise moderniste (sous la direction d’Henri Gouhier) il fut nommé maître de recherche en 1962.

Ses références intellectuelles étaient Ignace Meyerson (1888-1983), Maurice Blondel (1861-1949), Raymond Aron (1905-1983), Georges Gurvitch (1894-1965), Georges Friedmann (1902-1977), Gabriel Le Bras (1891-1970), Gaston Bachelard (1884-1962).

Dans le cadre du centre d’études sociologiques, dirigé par Georges Gurvitch, Émile Poulat fut l’un des membres fondateurs du Groupe de sociologie des religions créé en 1954 sous la responsabilité de Gabriel Le Bras, sous l’impulsion de l’ancien dominicain Henri Desroches (1914-1994), de François-André Isambert (1924) et de Jacques Maître (1924-2013).Tous avaient été, comme Émile Poulat, membres de Jeunesse de l’Église. Il s’agissait bien d’un groupe de sociologues indépendants de toute inféodation à une structure religieuse, à la différence de ceux qui étaient rassemblés dans le Centre catholique de sociologie religieuse. Il a été nommé directeur de recherche au CNRS en 1968. De 1970 à 1980, il a été directeur du groupe de sociologie des religions du CNRS. Il prendra sa retraite en 1987.

Émile Poulat fut par ailleurs élu directeur d’études à la VIe section de l’École des hautes études en sciences sociales) sur la direction d’études « de sociologie historique du catholicisme actuel ». Il suspendit son séminaire en 2007 pour raison d’âge.

Émile Poulat a été fait docteur honoris causa de l’université Laval (Québec). Il fut professeur invité dans de nombreuses universités étrangères au Canada, au Zaïre, en Argentine, en Italie, en Belgique, en Suède en Pologne, en Grande-Bretagne, au Portugal, en Espagne, au Mexique (où vivaient de lointains cousins) au Liban, en Grèce, en Turquie, en Autriche, en Suisse.

Il était directeur des Archives de sociologie des religions dont il était l’un des co-fondateurs en 1956 et s’occupa longtemps du bulletin bibliographique. Il fut aussi membre des comités de rédaction de L’Année sociologique, La revue d’éthique et de morale, Ricerche di storia sociale e religiosa, de Politica hermetica , La Pensée. Il participa à de nombreux journaux comme chroniqueur (La Croix), ou comme collaborateur occasionnel (Réforme, Le Figaro, Revue des deux Mondes, Commentaire, France Forum, Notre fidélité, Liberal, Témoignage chrétien, Ouest-France).

Émile Poulat était président d’honneur du CEREM (Centre d’études des religions, Mexique), il fut membre de l’institut Maritain où de 1987 à 1996, il coordonna un programme international de recherche « sur l’enseignement économique des évêques des cinq continents » ; il fut membre du conseil d’administration de Centre d’éthique de l’entreprise (ACADI). À partir de 1980, il entra en relation avec la Ligue française de l’enseignement et travailla avec cette organisation sur la question de la laïcité, au cours des colloques organisés par cette dernière. Il travailla également sur l’enseignement privé, dans le cadre de la commission public/privé de la Ligue avec notamment Clément Durand, Bernard Toulemonde, Edmond Vandermeersch et participa en 1996 à la publication de la brochure « L’Enseignement public et les établissements privés ».
Intellectuel, n’ayant pas rompu avec l’Église, mais ignoré de l’institution pendant 30 ans, Émile Poulat a toujours évité la confusion des genres, en refusant de faire concorder les résultats de ses recherches avec les données de la foi : le chercheur pratique l’athéisme méthodologique, établit des dossiers serrés, avec force références et renvois documentaires, selon les méthodes éprouvées au CNRS. Aussi était-il discret sur ses convictions religieuses, évitant de mêler les genres et ne se posait pas en intellectuel « catholique ». Mais, depuis les années 1980, il ne refusa jamais de prêter son concours d’expert auprès de la Conférence des évêques de France ou du Ministère de l’Intérieur, notamment lors du centenaire de la loi de 1905 dont il publia un texte authentique. Entre 2005 et 2007, il fut d’ailleurs chargé par le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin d’une mission d’études sur les « diocésaines » qui aboutit à la rédaction d’un rapport. Il avait participé à de très nombreux colloques, séminaires, mais n’a jamais été réellement un intellectuel médiatique, en dépit de ses souhaits, faute de vouloir occuper des positions de pouvoir et de responsabilité : c’est un intellectuel qui défendait jalousement son indépendance.

En 1993, il participa pour la première fois avec sa femme Odile, aux rencontres de prière pour la paix organisée par la communauté Sant’Egidio à Milan, et surtout dans la paroisse du Trastevere à Rome et ce sans interruption au point qu’il a créé en 2011 un fonds de dotation Émile et Odile Poulat Sant’Egidio afin d’œuvrer en faveur du développement et de l’insertion des populations les plus faibles (formation, éducation entraide sociale et culturelle) et entretenir le souvenir de son œuvre.

Depuis 1977, Émile et Odile Poulat passaient l’été à Fontainebleau, dans leur appartement, en lisière de forêt. C’est dans cette ville, que sa femme a fini ses jours dans une maison de retraite, la villa Baucis, le 26 juin 2010. Elle avait 89 ans. Elle fut enterrée religieusement le 1er juillet 2010 à Notre-Dame des Blancs-Manteaux par Mgr Vincenzo Paglia assistant général de la communauté Sant’Egidio. Elle est inhumée à Saint-Martin d’Uriage (Isère).

Émile Poulat a déposé ses archives, ses livres et ses documents de travail à l’Institut d’études avancées de Nantes.

Ses recherches portaient surtout sur le conflit entre culture catholique et culture moderne dans l’histoire du catholicisme contemporain. Il travaillait ainsi dans les zones de fracture, sur des points de rupture spécifiques, dans les zones de conflit où Église catholique et monde s’affrontent, il était « le théoricien du face à face de l’Église et du moderne », comme le disait Michel Lagrée : il avait ainsi travaillé sur la crise moderniste, sur les prêtres ouvriers. Il s’intéressa également aux limites de l’objectivité historique, comme Aron, Marrou. Sociologue de formation, il était devenu historien, parce que l’histoire donne l’épaisseur au temps. De façon, plus générale, il s’était toujours refusé à être enfermé dans les limites étroites d’une discipline et avait appris à s’équiper en fonction des objets d’étude qui étaient les siens : l’histoire, la psychologie et la théologie ont été des ressources utiles à sa démarche. Il ne s’était pas davantage enfermé dans les frontières d’un catholicisme français, mais a pratiqué le comparatisme. On comprend ainsi son intérêt permanent pour la réflexion méthodologique : ses objets d’investigation lui font inventer ses méthodes de travail. C’est un chercheur qui explorait plus qu’un homme qui mettait en place une compréhension supposée définitive de l’histoire. Mais, si la subjectivité est toujours présente – on n’étudie pas impunément les zones de fracture ou de conflit – il faut apprendre à la contenir, à la maîtriser, sans la refouler et à penser. Sans pensée, il n’y a pas histoire, mais érudition. Il s’était aussi beaucoup intéressé aux questions économiques, aux actions bénévoles, au monde associatif, dans la suite de ses premiers travaux sur Fourier ; et bien entendu à la laïcité dont il était devenu un exégète reconnu par les milieux intellectuels et les pouvoirs publics. Cela s’inscrit dans la droite ligne de sa réflexion qui donne le primat à la libre conscience et ne réduit pas la laïcité à des injonctions étatiques ou scolaires. On trouve l’essentiel de ces positions théoriques exprimées dans Eglise contre Bourgeoisie (1977). Il pensait que la sécularisation n’était pas le signe de la dissolution du phénomène religieux mais que les valeurs religieuses résistent aux avatars du temps, évoluent par le dépérissement d’un certain christianisme qui ne vivait pas dans un monde séculier. Si l’église catholique, à ses yeux, a perdu tout pouvoir sur la société, si l’on est entré dans l’ère post-chrétienne, pour reprendre le titre d’un de ses livres (1994), en revanche, cette institution n’a pas perdu toute influence. Plus qu’à une décomposition du christianisme à laquelle on assiste, c’est à une recomposition. Cette approche a fait l’objet de débats et de controverses de la part de certains de ses collègues qui ne partageaient pas nécessairement ses analyses.

Son œuvre était marquée par la volonté constante de traverser les commentaires et de remonter à la source. En cela, il était aussi juriste. Il travaillait aussi sur le vocabulaire et le sens des mots dans une langue qui a sa tonalité propre : on peut dire qu’il y a réellement un « style Poulat ». Sa démarche refusa l’enfermement dans des catégories grâce à sa curiosité interdisciplinaire. Il s’agit bien, en définitive, d’essayer de comprendre comment il est possible d’être croyant dans un monde totalement sécularisé et de le rester, en dépit de tout.

Il était un passeur, avait la volonté de faire dialoguer ceux qui ne dialoguent pas – le monde chrétien et le monde laïque, par exemple. Il est considéré par ceux qui l’ont rencontré, écouté et étudié comme « un grand éveilleur de conscience » selon la formule de Valentine Zuber dans son avant-propos de l’ouvrage qui lui est consacré et intitulé Émile Poulat, un objet de science, le catholicisme (Bayard, 2001) et où l’on retrouve, à la date de parution, sa bibliographie.

Il fut chevalier (2001), puis officier de la Légion d’honneur (14 juillet 2012), chevalier, puis officier dans l’ordre national du mérite, médaille des réfractaires au STO.

Mort le 22 novembre 2014, , il fut enterré après une cérémonie religieuse à l’église Saint-Séverin le 26 novembre 2014.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article163431, notice POULAT Émile, Louis par Bruno Poucet , version mise en ligne le 31 août 2014, dernière modification le 11 mars 2016.

Par Bruno Poucet

ŒUVRE : on ne citera que les principaux ouvrages. Émile Poulat a publié environ 750 références dont 32 livres, sans compter les articles dans les revues de vulgarisation, les journaux, etc : Études sur la tradition française de l’Association ouvrière, Minuit, 1955. Les Cahiers manuscrits de Fourier, Minuit, 1957. — Priests and Workers, An Anglo-French Discussion, SCM Press, 1961. — Le journal d’un prêtre d’après-demain (1902-1903) de l’Abbé Calippe, Casterman, 1961. — Histoire, dogme et critique de la crise moderniste, Casterman, 1962, 1979, Albin Michel, 1996. — Naissance des prêtres ouvriers, Casterman, 1965, 1999. — Intégrisme et catholicisme intégral, Casterman, 1969. — Les "semaines religieuses", Université Lyon-II, 1973. — Catholicisme, démocratie et socialisme, Casterman, 1977. — Église contre bourgeoisie. Introduction au devenir du catholicisme actuel, Casterman, 1977 (rééd. 2006). — Une Église ébranlée (1939-1978), Casterman, 1980. — Écrits de jeunesse, 1950-1953, publié à la suite des Actes du colloque MD. — Une église ébranlée. Changement, conflit et continuité de Pie XII à Jean-Paul II, Casterman, 1980. — Modernistica. Horizons, physionomies, débats, Nouvelles Éditions Latines, 1982. — Le catholicisme sous observation, entretiens avec Guy Lafon, collection Les Interviews, Paris, Le Centurion, 1983. — LÈre post-chrétienne, Paris, Flammarion, 1994. Avec Claude Ravelet, Henri Desroche, un passeur de frontières, L’Harmattan, 1997. — La solution laïque et ses problèmes, Berg International, 1997. — L’université devant la mystique, Salvator, 1999. — Deus ex-machina, L’Âge d’Homme, 2002. — Notre laïcité publique, Berg international, 2003. — avec Didier Decherf, Le christianisme à contre-histoire, Éditions du Rocher, 2003. —Avec Dominique Kounkou, Les discriminations religieuses en France, Chrétiens Autrement, 2004. — La question religieuse et ses turbulences, Paris, Berg international, 2005. — (dir.) 1905-2005. Les enjeux de la laïcité, avec Alain Bondelle, Jean Boussinesq, Alain Boyer, Driss El Yazami, Alain Gresh, Michel Morineau, Émile Poulat, Tariq Ramadan, Joël Roman, Michel Tubiana, L’Harmattan, 2005. — avec Jean-Pierre Laurant, L’Antimaçonnisme catholique, Paris, Berg international, 2006. — La Séparation et les églises de l’Ouest, L’Harmattan, 2006. — Les diocésaines, la Documentation française, 2007. — France chrétienne, France laïque, entretien avec Danièle Masson, Desclée de Brouwer, 2008. — Aux carrefours stratégiques de l’Église de France, Berg International, 2009. — Scruter la loi de 1905, la République française et la Religion, Fayard, 2010. — Les Juifs, l’Église et la Shoah, Berg International, 2013. — L’Histoire savante devant le fait chrétien, Parole et Silence/Collège des Bernardins, 2014.

SOURCES : Notice bio-bibliographique rédigée par Émile Poulat pour sa candidature à l’académie des sciences morales et politiques ; Lettre à mes amis (1993) ; échanges informels avec l’auteur ; Who’s who in France (depuis 1976) ; Archives historique de l’archevêché de Paris (fiche individuelle, registre V/602), fonds Lalande, fonds Feltin, fonds Maurice Montuclard ; Semaine religieuse de Paris ; Témoignage  : Emile Poulat, Un monde sorti de Dieu ; notes de travail de Nathalie Viet-Depaule, d’Yvon Tranvouez ; « La théologie, face à l’histoire », entretien avec Yvon Tranvouez et François Trémolières (2014, à l’occasion de la publication de la thèse de doctorat en théologie d’Émile Poulat) ; Carrefours de l’éducation, n°18, décembre 2004, p. 212-221 ; Archives des sciences sociales des religions 2006, n° 136, p. 25-37 ; « Pour une pratique méditative de l’histoire », Richerche di storia sociale e religiosa, n° 61, 2005.

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