HIERSOUX Adolphe [Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis]

Par Michel Cordillot

D’origine belge ; marié ; mineur, puis employé d’hôtel ; anarchiste puis adhérent du PSA ; militant syndicaliste membre de l’UMW, puis proche des IWW ; agent-diffuseur et collaborateur occasionnel de L’Union des travailleurs.

Installé à Monongahela (Pennsylvanie), Adolphe Hiersoux appartenait à la mouvance anarchiste en 1898. Au cours d’une soirée organisée à son domicile une collecte fut faite pour financer l’achat d’une nouvelle presse pour La Tribune libre. Quelques mois plus tard il perdit son emploi à la mine pour avoir fait de grève. Il partit alors s’installer à New Eagle (Pennsylvanie). Il était toujours sur la liste des abonnés souscripteurs de La Tribune libre fin 1899.
Adolphe Hiersoux s’abonna à L’Union des travailleurs en janvier 1902. Il résidait alors à Lancaster (Pennsylvanie). En avril il réagit positivement à l’appel à souscription pour payer le matériel d’imprimerie nécessaire à la fabrication de l’hebdomadaire socialiste. En 1904, il avait une fois de plus déménagé pour s’installer à Morgantown (West Virginia). En octobre il demanda à la rédaction de l’hebdomadaire socialiste francophone de lui envoyer deux douzaines d’exemplaires de propagande (qu’il paya) et il recueillit en retour 16 abonnements d’essai. Il eut le plaisir d’accueillir peu après dans sa ville Louis Goaziou à l’occasion d’une conférence.

En 1906, Adolphe Hiersoux résidait de nouveau à New Eagle et se remettait lentement d’une pleurésie. À l’automne, il était guéri et il fut autorisé à collecter des abonnements au cours de ses tournées à Monongahela et dans les environs. Ayant rejoint la section socialiste de New Eagle, il communiqua à la rédaction de L’Union des travailleurs les résultats électoraux obtenus en novembre 1906 par les candidats locaux du PSA. Militant de l’Union des mineurs, il appela à la même époque tous les adhérents francophones à voter pour Percy Burgoyne, un militant socialiste connu de Black Diamond, afin de l’élire à la tête de District de Pittsburg de l’UMW.

En mai 1907, Adolphe Hiersoux abandonna le métier de mineur pour travailler comme porteur dans l’hôtel qu’Alfred Diévart, un ancien verrier, venait d’acheter à Monongahela. Ce changement de métier ne l’amena pas à changer d’opinion. Proche sans doute de la mouvance syndicaliste révolutionnaire, il versa son écot à la collecte organisée pour hâter la libération des deux dirigeants des IWW, Joe Ettor et Arturo Giovannitti durant l’été 1912. L’année suivante, en transmettant les résultats obtenus par le PSA aux élections municipales, il se flattait de même d’être le seul veilleur de nuit socialiste de New Eagle.

À plusieurs reprises Adolphe Hiersoux et son épouse témoignèrent leur attachement à L’Union des travailleurs en versant une contribution à la souscription permanente. Après le déclenchement de la Première Guerre mondiale ils se montrèrent préoccupés par le sort des victimes de la guerre. Ils figurèrent su la liste des abonnés de l’hebdomadaire socialiste jusqu’en 1916.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article163337, notice HIERSOUX Adolphe [Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis] par Michel Cordillot, version mise en ligne le 29 août 2014, dernière modification le 29 août 2014.

Par Michel Cordillot

SOURCES : La Tribune libre, 12 mai, 13 octobre, 1er décembre 1898, 14 décembre 1899 ; L’Union des travailleurs, 2 janvier, 10 avril, 17 juillet 1902, 20 octobre, 27 octobre 1904, 8 février, 4 octobre, 8 novembre, 13 décembre 1906, 16 mai 1907, 25 juillet, 10 octobre 1912, 4 décembre 1913, 15 janvier, 24 décembre 1914, 11 mars 1915 entre autres.

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