FAGRIS Alexandre, Victor [Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis]

Par Michel Cordillot

Communiste icarien né à Pire (France) le 25 février 1811, Alexandre Fagris s’installa comme tailleur à Paris. Admis à faire partie des cent cinquante premiers membres de la société chargée d’organiser le départ en Icarie, il quitta la France pour les États-Unis avec le troisième Grand départ le 21 novembre 1848. Il arriva à destination le 7 février 1849 en compagnie de son épouse Adèle Victoire, née en France en 1818, lingère. En 1849, puis de nouveau en 1850, ils perdirent deux enfants en bas âges (sans doute des jumeaux nés en 1848).

La famille Fagris était membre de la communauté de Nauvoo (Illinois) en 1850. Tout au long de cette même année Alexandre Fagris soutint Cabet, qui était alors en butte à une forte opposition au sein de la communauté. Répondant à l’appel de ce dernier, il demanda également la citoyenneté américaine le 30 juillet 1852.

En 1854, les Fagris figuraient sur la liste des membres de la communauté de Nauvoo avec leur fils Jules, né le 20 octobre 1852. Détaché dans l’Iowa, Alexandre Fagris revint à Nauvoo durant l’année 1856, alors que la communauté était en train de se déchirer. Le 13 octobre 1856, il opta pour la minorité restée fidèle à Cabet et partit à Saint-Louis (Missouri) avec ce dernier.

Quelques années après la guerre de Sécession, Alexandre Fagris figurait au nombre des membres ou sympathisants de la section française n° 14 de l’AIT de Saint Louis. Il versa à plusieurs reprises de l’argent à des souscriptions destinées aux réfugiés de la Commune, au grévistes suisses de Monthey, ou encore aux veuves et aux orphelins des combattants de la Commune de Paris.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article162656, notice FAGRIS Alexandre, Victor [Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis] par Michel Cordillot, version mise en ligne le 16 août 2014, dernière modification le 16 août 2014.

Par Michel Cordillot

SOURCES : Federal Census 1850  ; Naturalization Records, Hancock County, Ill.  ; Le Populaire de 1841, 1er juillet 1849 entre autres  ; Colonie icarienne, 4 octobre 1854  ; Le Socialiste, 20 janvier, 4 mai 1872, 23 février 1873  ; Jules Prudhommeaux, Icarie et son fondateur Étienne Cabet, Paris, Cornély & cie, 1907, p. 413  ; Dale Larsen (ed.), A History and Census of the Icarian Communities : Soldiers of Humanity, The National Icarian Heritage Society, sl, 1998, p. 212  ; notes de Robert Sutton et François Fourn

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