RECOURS Léon, Robert, Aimé

Né le 30 mai 1913 à Tourves (Var), mort le 22 juillet 1985 à Marseille (Bouches-du-Rhône) ; instituteur dans le Var puis en Algérie ; militant communiste ; conseiller municipal de Tourves.

Fils d’Alfred Recours, cafetier, maire « rouge » de Tourves, frère de Raymond Recours*, Léon Recours, au sortir du collège de Brignoles, entra à l’École normale d’instituteurs de Nice (Alpes maritimes) en 1932. Exempté de service militaire, il devint instituteur à Guillaumes (Alpes-Maritimes) en octobre 1935. Nommé dans le Var (Rians puis Mazaugues), syndiqué, il adhéra au Parti communiste en 1938 et exerça des responsabilités locales.

Mobilisé en novembre 1939, affecté à Avignon dans l’Infanterie coloniale, il suivit les cours des E.O.R. à Hyères et fut démobilisé comme soldat de deuxième classe.

En novembre 1940, Léon Recours refusa de signer une lettre d’allégeance au gouvernement du Maréchal Pétain, indiquant : "Je ne prendrai jamais un tel engagement et j’invite ceux qui le prendront à relire la fable du loup et du chien." Il fut révoqué de son emploi en novembre 1940. Le 7 février 1941, après une distribution de tracts antivychissois, à la suite d’un arrêté
d’internement, il dut rejoindre le centre de séjour surveillé de Saint-Paul-d’Eyjeaux (Haute-Vienne) où il participa à la reconstitution de la cellule communiste. Transféré à Fort-Barraux (Isère), puis à la prison de Castres (Tarn), le 9 avril 1942, il fut déporté à Djenien-Bou-Rezg (Sahara) en août 1942, puis au camp de Bossuet (Algérie) en avril 1943. Libéré le 1er mai 1943, mobilisé, il participa au débarquement de Provence puis aux campagnes de France et d’Allemagne.

Réintégré dans l’enseignement primaire, marié en juin 1944 à Oran (Algérie), père de trois enfants, Léon Recours exerça comme instituteur à Laferrière (département d’Oran, 1945-1949), puis comme directeur à Rivoli (Mostaganem, 1949-1959) et à Mostaganem (1959-1964).

Membre du Parti communiste français, retiré à Tourves en 1964, Léon Recours fut conseiller municipal de 1965 à 1971. Il fut secrétaire local de la Fédération nationale des déportés, internés, résistants patriotes (1972-1976).

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article162052, notice RECOURS Léon, Robert, Aimé, version mise en ligne le 1er août 2014, dernière modification le 1er août 2014.

SOURCES : Arch. Dép. Var, 7 M 12 2, 18 M 80, Cabinet. — Renseignements fournis par l’intéressé. — Notes de Jean-Marie Guillon.

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