BELIN René, Joseph, Jean-Baptiste

Par Jean Maitron

Né le 14 avril 1898 à Bourg-en-Bresse (Ain), mort le 2 janvier 1977 à Lorrez-le-Bocage (Seine-et-Marne) ; agent des PTT, rédacteur puis inspecteur principal ; syndicaliste CGT, secrétaire général du syndicat national des agents (août 1930-août 1932), secrétaire de la CGT (septembre 1933-mai 1940) : ministre de la Production industrielle et du Travail du maréchal Pétain (14 juillet 1940-23 février 1941), puis secrétaire d’État au Travail jusqu’au 18 avril 1942 ; maire de Lorrez-le-Bocage (1959-1965).

Fils d’un professeur de gymnastique du collège de Nantua (Ain) muté au lycée d’Ampère de Lyon (Rhône) qui mourut avant d’avoir accompli les quinze années de services civils et militaires indispensables pour avoir droit à une pension, R. Belin connut la pauvreté puis la misère après le décès de son père. Sa mère, abandonnée par sa famille directe dès son plus jeune âge, avait été élevée par un oncle petit commerçant à Bourg ; à la mort de son mari, elle restait avec deux fils dont l’aîné, René, allait avoir six ans et elle était enceinte d’un troisième qui naquit trois mois plus tard. La famille trouva refuge chez la grand-mère paternelle qui tenait un petit commerce de poissons à Bourg mais mourut peu après. La mère se retrouva seule avec ses trois enfants puis tomba malade et fut hospitalisée en 1906. Les deux aînés furent alors pris en charge par un couvent doublé d’un orphelinat tandis que le plus jeune était confié à une tante dont le mari était cheminot.

René Belin demeura deux ans dans cet orphelinat, souvent dispensé de classe car « en avance », scolairement parlant, et affecté alors à une ferme établie près du couvent. Dès sa sortie de l’hôpital en avril 1908, sa mère le rappela près d’elle. Elle fut d’abord placée comme domestique en Arles puis travailla dans une usine où elle gagnait 1,80 F puis 2 F par jour pour dix heures de travail. La famille habitait Marseille (Bouches-du-Rhône) et, l’année suivante, René Belin, âgé de onze ans et trois mois, fut reçu au certificat d’études primaires. Un mois plus tard, il était au travail et recevait mensuellement dix francs.

La famille se composait alors de la mère et des trois frères dont le plus jeune né en 1904. La mère quittait le logis à 6 heures du matin pour ne revenir qu’à 7 heures du soir, voire 8 heures. Le cadet déjeunait à la cantine ; quant au plus jeune, il était pris en charge par une vieille femme qui, en contrepartie, recevait l’intégralité du salaire de l’aîné. Les conditions de vie étaient misérables dans un appartement qui n’avait ni évier, ni eau et où tout chauffage était inconnu. La mère, tuberculeuse, devait être, de temps à autre, hospitalisée et, pour les enfants, c’était alors l’Assistance publique. René Belin occupa une quinzaine d’emplois entre sa onzième et sa quatorzième année, vendant des journaux à la criée dans les périodes de chômage. En 1912, âgé de quatorze ans, il entra dans l’administration postale comme facteur télégraphiste intérimaire. Il travaillait à cette époque quinze à vingt jours chaque mois, touchant deux francs par jour, augmentés de quelques pourboires et, écrit-il, « c’est moi qui, pour l’essentiel, fais alors vivre la maisonnée ».

Titulaire en septembre de cette même année, il allait percevoir annuellement 400 F moins les retenues de retraite mais habillé et chaussé. Il se mit alors à acheter des livres d’occasion et à suivre quelques cours du soir à l’Université populaire de Marseille. Trois ans plus tard, en juin 1915, il était reçu à l’examen réservé aux jeunes facteurs, examen donnant accès à la fonction d’agent manipulant des télégraphes.

En avril 1917, René Belin est appelé avec sa classe et affecté au 8e régiment de génie. Il eut alors l’idée de faire carrière dans l’armée mais échoua à l’examen d’entrée à l’école des aspirants. Envoyé sur le front français puis à l’armée d’Orient, il fut démobilisé en novembre 1920 à Constantinople comme sergent faisant fonction de chef du Central télégraphique de l’armée. Il revint à Marseille et reprit sa préparation au concours d’agent du service général des Postes. En juillet 1921, après sept mois de travail, il fut au nombre des 2 000 candidats auxquels six cents places étaient offertes ; il fut reçu sixième et nommé à Lyon au cours de préparation au métier d’agent des PTT. Trois mois plus tard, il sortait major de sa promotion et était nommé à Lille puis, en 1923, à Lyon. Marié à une dame employée des PTT, père d’un enfant, il adhéra au syndicat des agents qui, dans leur masse, étaient demeurés fidèles à la CGT lors de la scission d’avril 1922. R. Belin affirme n’avoir pas alors attaché un intérêt exceptionnel aux problèmes syndicaux et s’il illustra la petite feuille qu’éditait la section lyonnaise du syndicat national des agents des PTT c’est qu’il se perfectionnait alors dans la caricature. Aussi, assure-t-il, c’est « sans l’avoir sollicité et sans avoir jamais manifesté la moindre vocation pour cet emploi » qu’il fut promu en 1925 secrétaire de son syndicat départemental. En moins de dix-huit mois, le nombre des adhérents passait de 500 à 1 000 et le secrétariat régional (huit départements) lui échut. Mais deux factions s’affrontaient chez les dirigeants parisiens du syndicat national et Belin, se refusant à prendre position dans cette querelle, abandonna ses fonctions et prépara le concours de rédacteur des services extérieurs de l’administration postale. Il s’y présenta en février 1928 et fut reçu 41e sur 80. Affecté au studio du poste radiophonique de Lyon, il y demeura deux ans puis, début 1930, passa au service du personnel de la direction départementale du Rhône. C’est alors que, le 15 mai 1930, se produisit une grève de deux heures dans l’organisation de laquelle Belin avait pris des responsabilités. Il comparut devant un conseil de discipline et fut révoqué. En août, avait lieu, statutairement, le total renouvellement prévu tous les deux ans, du secrétariat national des agents des PTT. Le secrétaire général sortant, Jean Mathé, fit le voyage de Lyon pour demander à Belin d’assurer la succession et c’est ainsi que celui-ci se trouva à la tête de ce syndicat de 30 000 membres. À la suite d’une loi d’amnistie, il fut réintégré au printemps 1931 et, en août 1932, il reprit un poste à la direction des services téléphoniques de Paris. Un an plus tard, en septembre, Jouhaux lui demandait d’entrer au secrétariat confédéral.

Membre du bureau confédéral au lendemain du congrès national de septembre 1933, René Belin fit donc partie du secrétariat de la CGT et y demeura jusqu’en mai 1940, manifestant alors l’intention de réintégrer l’administration des Postes.

La promotion de Belin en 1933, par cooptation selon les usages en vigueur à l’époque à la CGT, était certes due à Léon Jouhaux, secrétaire général et « souverain » de l’organisation, son organisation, mais aussi aux qualités déjà manifestées par R. Belin à la Fédération postale au sein de laquelle il avait réussi à recruter et à apaiser les querelles. Dans le cadre de la direction confédérale, il n’allait pas tarder à se situer au premier rang et apparaître un temps comme le « dauphin » du secrétaire général et se voir qualifier - sans être toutefois détenteur de ce titre inexistant - de secrétaire général adjoint.

C’est que René Belin excellait en plusieurs domaines. Doué d’une plume alerte, il rédigea de 1933 à février 1936, les éditoriaux du Peuple qu’il signait souvent « CGT », documenté également et doté d’une parole claire et au besoin incisive, il fut souvent réclamé par les Unions et Fédérations. Dans un premier temps Belin, grand « bûcheur » et autodidacte conscient de ses lacunes culturelles, dévora livres, brochures, revues et se fit une spécialité de l’économie. Il devint ainsi rapidement, non sans susciter vraisemblablement quelques jalousies, un leader ou le leader d’une CGT alors quelque peu somnolente mais à la veille d’entrer dans une période tumultueuse.

En effet, la manifestation à tendances fascistes du 6 février 1934, celle de la réplique républicaine du 12, furent suivies en 1935 de la constitution du Rassemblement populaire au comité national duquel Belin représenta la CGT avec Jouhaux. Pendant le deuxième semestre de cette année, on y discuta du « Programme commun » de l’époque et Belin assuma alors, à peu près seul et sans succès d’ailleurs, la présentation des thèses confédérales. Il sera toutefois l’un des trois secrétaires administratifs du Rassemblement, « fonction purement formelle et dépourvue de tout intérêt » selon lui (cf. Notes, Sources, p. 2). Et puis, sur le plan syndical, ce fut la réunification qui se réalisa, contre son gré mais il s’inclina, écrit-il, sans croire pour autant « à la possibilité d’un mariage durable entre les deux CGT » (Ibid.)

1936, les occupations d’usines et « l’avènement, pour la première fois en France - si l’on néglige la brève période qui suit la Première Guerre mondiale - d’un syndicalisme de masse avec une avalanche de lois sociales qui s’abat sur une économie anémiée par cinq années de crise » (Notes cf. Sources, p. 3) n’entraînèrent pas, loin de là, l’adhésion de R. Belin. Dès juin 1935, il avait manifesté dans l’Homme réel, ses réticences à l’égard des 40 heures et vers octobre-novembre 1936, au cours d’une réunion à Matignon à l’occasion d’un débat concernant les 40 heures dans l’industrie métallurgique, Jouhaux fit échec à une proposition qu’il avait présentée pour une application progressive, en réclamant « les 40 heures, tout de suite, pour tout le monde » et Blum s’inclina. (Ibid., p. 3). Sans doute, pour cette raison et pour d’autres (mésentente sur la tactique syndicale, rivalité à la direction de la CGT, conflit sur un plan plus personnel), le fossé se creusait-il alors chaque jour davantage et il ne fit que s’approfondir par la suite. Quoi qu’il en soit, avec l’unité retrouvée, d’autres problèmes allaient préoccuper R. Belin et notamment celui de l’influence exercée par les communistes au sein de la CGT et contre laquelle il jugeait urgent de se prémunir.

C’est dans ce but qu’à l’automne 1936, il mit tout en œuvre pour lancer face à La Vie Ouvrière d’inspiration communiste et pour regrouper les ex-confédérés, l’hebdomadaire Syndicats dont il assuma les fonctions de rédacteur en chef, laissant toutefois à L. Jouhaux la possibilité d’en être le directeur, ce dont s’abstiendra le secrétaire général. Celui-ci, par contre, tentera, en juin 1938, de lancer son propre hebdomadaire Messidor, qui ne fut pas un succès. Quant à Syndicats dont le tirage avoisina 120 000 fin 1938, il suspendra sa parution au moment de la déclaration de guerre puis vivotera jusqu’au 6 juin 1940.

Le congrès de Nantes, de novembre 1938, s’ouvrit le surlendemain du décret-loi du 12 qui, supprimant la semaine de cinq jours et portant à 50 le nombre des heures supplémentaires autorisées de plein droit, allait être à l’origine de la grève générale du 30. R. Belin s’abstint d’intervenir au congrès mais tenta, avec accord de Jouhaux, une négociation secrète avec le gouvernement « en vue de chercher un arrangement avant l’échéance du 30 ». Mais « Reynaud se montra intraitable » (Mémoires, op. cit. p. 116) et la grève fut largement perdue (Ibid.).

Nommé membre du Conseil national économique en janvier 1931 et démissionnaire dès le mois de juin suivant, René Belin fit partie du comité permanent économique qui remplaça en 1939 cette assemblée mise en sommeil avant d’être supprimée en 1940. Il avait donné une conférence au Centre polytechnicien d’études économiques ("X-Crise"), fondé en 1931 par Jean Coutrot et Gérard Bardet. René Belin, conseiller du Centre d’étude des problèmes humains, du même Coutrot (1936), fut aussi l’un des animateurs du groupe "France 50" qu’avait lancé le polytechnicien Francis Hekking en 1937.

Et puis ce fut le Pacte germano-soviétique, l’éviction des communistes de la CGT et la guerre. R. Belin souhaitait de plus en plus résigner ses fonctions, tant ses désaccords avec Jouhaux grandissaient. Il prit enfin sa décision, réunit le 9 mai quelques-uns de ses amis à la CGT, leur annonça sa démission du Bureau confédéral et sa décision de redemander un poste dans l’administration postale. Il fixait au 1er juin la date de son départ... Les événements allaient en décider autrement. L’offensive allemande s’étant déclenchée le 10, Belin suivit à Bordeaux la direction confédérale puis, après avoir conduit sa femme et sa fille dans les Landes, décida, écrit-il, de « regagner Paris et reprendre au plus tôt ma place dans l’administration des PTT »...

De la Bourse du Travail de Périgueux (Dordogne) où il passait la nuit du 11 au 12 juillet 1940, en route vers Paris, R. Belin fut appelé au téléphone de Vichy et le lendemain 12, Adrien Marquet lui proposait le secrétariat général à la Main-d’œuvre. Le 13 au soir, Belin était à Vichy, rencontrait Marquet qui prenait rendez-vous avec Laval pour le 14. Lorsque le 15, il accepta finalement le poste après avoir été présenté au Maréchal, il ne s’agissait plus seulement du secrétariat à la Main d’œuvre mais du ministère de la Production industrielle et du Travail qu’il occupera du 14 juillet 1940 au 23 février 1941 puis du secrétariat d’État au Travail jusqu’au retour de Laval le 18 avril 1942. Selon R. Belin, (p. 12 et 16 des Notes cf. Sources) « entrer dans le gouvernement en formation ne posait pas de problème d’appartenance politique », étant donné qu’il n’existait plus alors « ni droite, ni gauche », cette gauche qui était d’ailleurs, notait encore Belin, « ma désillusion et mon remords ». Bref, faisant en 1975 le bilan de cette expérience, il estimait avoir pu « par intervention ou par ruse », « protéger l’essentiel du mouvement syndical ». G. Lefranc, sous le nom de Jean Montreuil, dans son Histoire du mouvement ouvrier en France, estimait d’ailleurs en 1947 que R. Belin, agissant comme il l’a fait, se situait dans la ligne de ce qu’allait décider le CCN de Toulouse le 20 juillet 1940 qui assignait alors pour but à la CGT, celui de « défendre les droits sacrés du travail, d’accroître le niveau de vie des travailleurs, de protéger la famille de ces derniers, et de collaborer à la prospérité nationale », Travail, Famille, Patrie, en quelque sorte.

Le rôle de René Belin à Vichy a été étudié lors du colloque des 6 et 7 mars 1970 de la Fondation nationale des Sciences politiques (cf. Le Gouvernement de Vichy, 1940-1942, A. Colin, 1972, 372 p.) ; il le sera encore. Qu’il suffise de noter aujourd’hui, en premier lieu, la loi du 16 août 1940 qui avait pour objet la dissolution des organismes inter-professionnels nationaux, donc des confédérations patronales et ouvrières. Puis ce fut la « fâcheuse aventure », écrit Belin dans ses Notes, de la Charte du Travail de type corporatiste promulguée en octobre 1941 et dont il n’aurait pas été particulièrement satisfait. Et c’est la raison pour laquelle il se maintint en place, évitant « que la Charte ne se transformât en instrument de démolition du syndicalisme, ses adversaires n’ayant pas désarmé », empêchant d’autre part « l’arrivée possible d’un remplaçant qui aurait pu être redoutable à plusieurs titres » (cf. Le Gouvernement de Vichy, op. cit., p. 202).

Un certain nombre de lois favorables aux salariés furent élaborées et entrèrent en vigueur en 1940-1941 : institution d’un fonds national de chômage (11 octobre 1940), retraite des vieux travailleurs (14 mars 1941), extension des lois sociales aux salariés des professions libérales (21 mars 1941), création de l’allocation de salaire unique (29 mars 1941), statut des travailleurs à domicile (1er août 1941), réorganisation et renforcement de l’inspection du travail (31 octobre 1941), etc... Et Belin estima alors avoir « tenté de sauver ce qui pouvait l’être des choses syndicales et des hommes du syndicalisme » (Notes p. 46). L’Histoire jugera. Quoi qu’il en soit, il quittait le gouvernement de Vichy en avril 1942 et devenait alors président directeur de la Caisse de Prévoyance des employés des usines d’énergie électrique et de gaz qu’il créa.

Puis vint la débâcle hitlérienne et la Libération. R. Belin se cacha à Paris en août 1944 et y demeura jusqu’en octobre 1947. Le 26 septembre 1944, il était révoqué de l’administration postale par la commission d’épuration des PTT. D’octobre 1947 au 10 janvier 1949, il se réfugia en Suisse à Chexbres puis, le 29 janvier 1949, sur réquisitoire définitif du procureur Frette-Damicourt, Belin était dit ne pas « s’être rendu coupable des crimes d’atteinte à la sûreté extérieure ou intérieure de l’État » et qu’« en ce qui concerne l’inculpation d’indignité nationale », l’intention criminelle n’était pas établie, et Belin retrouvait donc sa complète liberté.

Sans résultats appréciables, il tenta de jouer à nouveau un rôle syndical de mai 1949 à 1954 à la Revue syndicaliste créée par son ami Froideval, collabora à Travail et Liberté et mit en place des syndicats « indépendants », en même temps que, de 1950 à 1952, il était secrétaire général du comité européen pour le progrès économique et social et prononçait maintes conférences en France et en Europe.

En août 1959, il se retira à Lorrez-le-Bocage où il possédait depuis quelques années une maison. Il devint aussitôt maire de la localité, le demeura jusqu’en 1965 et y fit preuve de ses qualités d’organisateur.

Atteint d’un cancer à un rein, il subit une grave opération et mourut quelques années plus tard. Il fut enterré religieusement à Lorrez.

Le 18 septembre 1975, j’ai rendu visite, avec ma femme, à René Belin à Lorrez-le-Bocage. Tentant de le définir après une heure de conversation, je le qualifiai ainsi : « vous êtes intelligent, organisateur, ambitieux ». M’écrivant le 12 octobre suivant, il me précisa : « Intelligent ? Je vous laisse dire. Organisateur ? Je n’y avais pas songé. Mais, réflexion faite, après un retour sur le passé, je crois que le mot peut me convenir. Ambitieux ? Je ne tiens pas l’ambition pour un défaut. Mais je ne crois pas que l’épithète me convienne. Je crois vous l’avoir montré par le rappel des faits. Ma seule ambition vraie - et celle-là je la revendique [...] a été de m’évader de la misérable condition de mon enfance et de mon adolescence »...

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article16132, notice BELIN René, Joseph, Jean-Baptiste par Jean Maitron, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 4 janvier 2009.

Par Jean Maitron

ŒUVRE : Conférences et, sous sa signature, articles à revues, hebdomadaires, quotidiens très nombreux (cf. archives J. Maitron). Sous des pseudonymes divers au nombre desquels : Bertrand Gaudéric, Decques, René Blanc, Pierre Becques, Paul Brière, Blanchard, Labaguète (chronique hebdomadaire à Travail et Liberté de 1947 à 1954), collaborations nombreuses, surtout après la guerre...
Textes anonymes (éditoriaux, études brochures) :
Editoriaux du Peuple signés « CGT » de novembre 1933 à mars 1936, de Contacts franco-italiens, revue de la Chambre de Commerce français en Italie, 1952-1964. — Divers articles publiés dans le périodique L’Economie, 1949-1950.
Etudes : La Canalisation de la Moselle, 1956, 24 p., France-Documents, N° 96. — La Participation dans les entreprises, 32 p., N° spécial 1968 du Bulletin de Paris, N° 124, supplément.
Brochures : Travailleurs français, où allez-vous ? 1950, 32 p., édité par France-Documents : — Les comités d’entreprise, instruments de paix ou de guerre civile ? 1950, 16 p., même édition. — Les Métiers d’hommes et le syndicalisme ouvrier, 1962, 32 p., édité par la Société d’Études et de Documentation. — La Question sociale et la promotion ouvrière, 1963, 32 p., même édition, etc...
R. Belin : Du Secrétariat de la CGT au gouvernement de Vichy (Mémoires 1933-1942), introduction de G. Lefranc, éditions Albatros, 1978, 202 p.

SOURCES : Arch. Nat., 3W57-58, Haute-Cour (pas de compte rendu sténographique des audiences). — G. Lefranc, Les Expériences syndicales en France de 1939 à 1951, éditions Aubier. — Colloque des 6-7 mars 1970 : Le Gouvernement de Vichy, 1940-1942, A. Colin, 1972. — Notes de R. Belin : Chapitre introductif aux Mémoires de R. Belin, 1898-1933, 13 pages dactylographiées et Notes pour faire suite au récit concernant les années 1898 à 1933. « À l’intention de M. Jean Maitron », 52 p. dactylographiées. — Notes d’A. Caudron.

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