BEAUVOIR (de) Simone de [de BEAUVOIR Simone, Ernestine, Lucie, Marie BERTRAND]

Par Sylvie Chaperon

Née le 9 janvier 1908 à Paris, morte le 14 avril 1986 à Paris ; philosophe existentialiste, essayiste, romancière, féministe.

Son père Georges Bertrand de Beauvoir (1878-1941), aristocrate issu d’une riche famille de rentiers, se montrait non-conformiste bien que politiquement très conservateur. Athée jusqu’à sa mort, volontiers dandy, il se passionnait pour le théâtre (qu’il pratiquait dans des troupes d’amateurs) et la littérature à laquelle il initia ses filles. Sa mère, Françoise Brasseur, fille aînée d’un puissant banquier de Verdun qui ne tarda pas à faire faillite (sans payer sa dot), était au contraire profondément attachée à un très traditionnel catholicisme. L’enfance de Simone se déroula dans l’atmosphère de la haute bourgeoisie de l’époque, pétrie par la culture de l’apparat, les conventions vieillies et un catholicisme intransigeant. Ses Mémoires d’une jeune fille rangée racontent l’arrachement salvateur à ce milieu mortifère.

Avec la guerre, la situation de la famille se détériora. Mobilisé dans les bureaux du ministère de la guerre, Georges ne disposait plus que de sa maigre solde de caporal tandis que s’effondrait son capital placé dans les emprunts russes. Se succédèrent alors diverses tentatives professionnelles toutes plus infructueuses les unes que les autres. Le train de vie des de Beauvoir changea. Ils déménagèrent à l’été 1919, pour un petit appartement au cinquième étage de la rue de Rennes (VIe arr.), sans ascenseur ni chauffage central. Privée de bonne, Françoise faisait toutes les corvées ménagères, en rognant constamment sur toutes les dépenses. Les dîners, les réceptions, les thés cessèrent, les querelles se multiplièrent.

Gardienne de l’éducation de ses filles, Françoise de Beauvoir exerçait une surveillance de tous les instants. Petites, elles ne pouvaient jouer avec les enfants de leur âge au jardin du Luxembourg. Plus grandes, elles n’avaient pas le droit de parler avec leurs camarades d’école tant que leur mère n’avait pas officiellement rendu visite à leur famille. Adolescentes, leur mère épinglait ensemble les pages des livres qu’elle jugeait contraires à la vertu, ouvrait leur correspondance, suivait leurs classes pour s’assurer de leur bonne moralité et apprenait le latin et l’anglais pour vérifier la teneur de leurs devoirs. Offices religieux et dévotions tenaient une grande place : tous les matins elles allaient à la messe avant les cours et tous les soirs elles priaient longuement avec leur mère. La bible et les histoires saintes nourrissaient leurs jeux d’enfant.

Simone de Beauvoir développa très tôt une passion pour la lecture, encouragée par son père qui lui donna très précocement des romans d’aventure et d’évasion. Dès 7, 8 ans elle se lançait dans ses premières tentatives littéraires, soigneusement recopiées sur un beau papier par une tante dotée d’une belle calligraphie. Elle apprit à lire, compter et écrire à sa cadette. Le cours privé Adeline Desir, où les filles de Beauvoir passèrent toute leur scolarité, se souciait surtout de piété, d’obéissance et de bonne conduite pour les jeunes filles de la haute bourgeoisie. Simone nourrissait une amitié intense avec Élisabeth Lacoin, dite « Zaza », enfant de la riche bourgeoisie, élevée très libéralement par ses parents. Sa désinvolture, sa liberté d’esprit et sa réussite scolaire brillante séduisirent Simone, de plus en plus critique face aux conventions de son milieu.
Puisque faute de dot, elles risquaient de ne pas faire de beaux mariages, les filles de Beauvoir durent faire de solides études pour acquérir un métier. Pour Simone qui avait la passion du travail intellectuel, c’était le prétexte rêvé pour se consacrer avec ardeur aux devoirs et échapper aux corvées ménagères. Toujours première en classe, son père lui répétait volontiers qu’elle avait « un cerveau d’homme ». Peu à peu elle se détourna de sa mère et de la religion.
Alors que la majorité de ses condisciples du cours Désir cessaient leurs études après cinq années, le plus souvent pour se marier, Simone de Beauvoir poursuivit la sixième année, qui par un rattrapage en philosophie et en sciences mettait les élèves féminines au niveau du baccalauréat. Elle obtint celui-ci en 1925, un an après que le décret Bérard eut aligné le baccalauréat féminin sur le modèle masculin. Elle visait l’agrégation de philosophie à une époque où la matière était très masculine. L’École normale supérieure de Sèvres, laïque, fut refusée au bénéfice de l’Institut Sainte Marie de Neuilly, qu’elle complétait par des cours à la Sorbonne. Elle se lia d’amitié avec divers « talas » de Normale, Maurice Merleau-Ponty, Maurice de Gandillac, puis avec Jean-Paul Sartre qui lui n’était pas "tala". Elle participait aussi aux Équipes sociales de Robert Garric, en enseignant la littérature à de jeunes ouvrières. La mort de « Zaza », qui subissait un amour contrarié par sa famille, acheva de lui faire détester les conventions bourgeoises. En quatre années d’un travail acharné, elle se hissa au niveau des meilleurs agrégatifs, venus eux d’Henri IV et d’Ulm, et se vit accorder le second classement à l’agrégation de philosophie de 1929. L’été suivant elle nouait une relation très libre avec Sartre. Sans jamais cohabiter, ni se priver d’autres liaisons amoureuses, ils restèrent des compagnons privilégiés jusqu’à la mort de Sartre.
Elle enseigna dans les lycées de filles à Marseille (Bouches-du-Rhône), Rouen (Seine-Inférieure, Seine-Maritime) puis Paris et écrivit des nouvelles montrant des femmes aux prises avec la religion et un destin étriqué ; refusées par Gallimard et Grasset, elles formeront le recueil Quand prime le spirituel.
La guerre mit fin à son inconscience politique. Elle signa sans protester le formulaire qui l’obligeait à déclarer qu’elle n’était ni juive, ni franc-maçonne, mais participa au côté de Sartre dès 1941 au groupe de résistants « Socialisme et Liberté », écrivit Le sang des autres, pour la presse clandestine et accepta à l’été 1944 d’être agent de liaison pour Combat. Depuis juin 1943, Simone de Beauvoir était suspendue de l’Éducation nationale à la suite d’une plainte de parent d’élève. Son premier roman, L’invitée, publié la même année, connut un certain succès. Désormais elle vécut de ses œuvres et devint une intellectuelle engagée. À la Libération, elle se lançait dans l’aventure des Temps modernes, publiait des essais philosophiques, partit faire des cycles de conférence, notamment aux États-Unis. Le deuxième sexe qui sortit en 1949 ne passa donc pas inaperçu.
Servi par une culture encyclopédique très vaste et le principe unifiant de l’existentialisme, Le deuxième sexe renouvelait la question de l’inégalité. Il abordait toutes les sciences humaines : biologie (détour obligé de tous les essais sur les femmes jusqu’aux années 1960), anthropologie (tout récemment renouvelée par Margaret Mead et Claude Lévi-Strauss), histoire, psychologie, sexologie, littérature, philosophie ; et confrontait les philosophies majeures du siècle : marxisme, freudisme, structuralisme. Inévitablement une telle largeur de vue s’accompagnait de nombreuses inexactitudes dans le détail, mais elle posait les rapports entre les sexes comme un phénomène social total dont aucune théorie ne rendait compte.
Son importance tient surtout à son rôle de charnière entre les deux mouvements féministes qui se succédaient dans les pays occidentaux. Il clôturait la première vague et ouvrait une nouvelle politique féministe. Écrit juste après la conquête tardive du droit de vote des Françaises qui avait motivé plus d’un demi-siècle de luttes suffragistes, il se détournait des revendications mises en avant jusqu’alors. Dans les chapitres du Deuxième sexe on ne trouve rien sur les limitations de la capacité juridique des femmes mariées, l’iniquité du régime matrimonial légal ou la puissance paternelle, qui occupaient encore les groupes suffragistes. L’introduction affirme même assez cavalièrement qu’« en gros nous avons gagné la partie », ce qui ne sera vrai, stricto sensu, que trente ans plus tard. Simone de Beauvoir ne refusait pas à l’occasion de se déclarer féministe, ainsi en novembre 1949 interviewée à la radio par Claudine Chonez se déclarait-elle ainsi, mais son livre veut rompre avec une certaine tradition juridique.
En revanche, sa critique s’exerça de façon pionnière sur des terrains neufs. Freud et ses disciples sont mis à l’épreuve. Elle revisitait la sexologie, la littérature et les mythes masculins. Sur l’avortement, elle renouait avec le radicalisme des libertaires des années 1920. L’ouvrage brisait également la frontière entre le privé et le public et donne toute l’attention voulue à « l’expérience vécue » et triviale des femmes : le travail domestique, les perceptions du corps, du sang menstruel, des grossesses. Cette introspection sans complaisance de l’intimité féminine, des sentiments ambivalents, des hésitations et désarrois a constitué pour des milliers de femmes une source de libération. Le fonds des lettres reçues par l’auteure, déposé à la Bibliothèque Nationale, montre d’ailleurs que ses lectrices (et lecteurs) s’adressent à elle comme à une confidente.
Le deuxième sexe se situe clairement dans le courant égalitaire du féminisme. Contre tout déterminisme naturel il affirme la production sociale des femmes. Rien de bon ne peut être gardé de la féminité, puisqu’elle est tout entière produite par une situation inférieure tandis que, dans l’état actuel de la société, la masculinité, venue d’une situation infiniment plus libre et riche, incarne un degré supérieur d’humanité.
Malgré les réactions très hostiles des catholiques et des communistes lors de sa sortie, Le deuxième sexe devint vite la référence incontournable des débats sur « la question des femmes » qui se multiplièrent dans les années 1950 et plus encore 1960. Cité allusivement ou longuement discuté, il était à l’horizon de tous les textes théoriques. Quatre ans après sa sortie, il était déjà traduit en allemand, japonais et anglais, depuis, le mouvement des traductions n’a pas cessé. Dès le milieu des années 1960, les intellectuelles féministes françaises se divisaient en deux camps, pour ou contre les thèses beauvoiriennes.
Cependant, si Simone de Beauvoir préfaçait les ouvrages de Lagroua Weill Hallé en faveur de la contraception, figurait au comité d’honneur du Mouvement français pour le planning familial et multipliait les conférences ou les interviews sur les femmes à chacun de ses voyages, elle ne participa à aucun mouvement militant.
Cet engagement, fort documenté par les études féministes, laisse dans l’ombre ses autres prises de positions politiques. Dans ses mémoires, elle emploie le « nous », mais met plutôt en avant Sartre, Lanzmann, ou le comité des Temps modernes dans la participation aux pétitions, meetings et défilés innombrables du demi-siècle. Leur revue offrait une tribune à de très nombreuses protestations.
Pendant la guerre d’Algérie, Simone de Beauvoir signa le manifeste des 121, réalisa plusieurs conférences auprès des étudiants. Contactée par Gisèle Halimi elle fit connaître Djamila Boupacha par un article puis un livre et participa au comité réclamant le jugement de ses tortionnaires. Lors de la guerre du Vietnam, elle était au tribunal Russell, dénonçant les atrocités commises par les Américains. À la suite de mai 1968, elle soutint les gauchistes et notamment leur presse, attaquée par le gouvernement. Avec Michel Leiris elle présidait les « Amis de La Cause du peuple » qui luttait contre l’interdiction du journal, dirigeait L’Idiot international pour protéger le périodique, enquêta pour J’accuse sur l’incendie de l’usine Rochel où des ouvrières avaient trouvé la mort.
Bientôt le MLF accapara toute son attention. Les premières manifestations de femmes se sont tenues au printemps 1970 à l’université de Vincennes. Mais c’est le dépôt d’une gerbe de fleurs, à la mémoire de la femme du soldat inconnu, sous l’Arc de triomphe, qui marqua l’acte de naissance public du mouvement. Dans le Paris désert du mois d’août, une poignée de femmes (neuf au total !) cherchaient ainsi à montrer leur solidarité avec la grève des Américaines.
À la rentrée, le mouvement prit effectivement forme et se déploya. Les militantes refusaient toute organisation et faisaient le pari du spontanéisme pur. Il n’y avait ni carte d’adhésion, ni règlement intérieur, ni élection. Le seul point de ralliement était des assemblées générales qui se tenaient aux Beaux-arts (haut lieu de la révolte estudiantine), tous les quinze jours, sans horaire ni ordre du jour, sans présidence de séance ni inscription pour prendre la parole, dans la fumée et le brouhaha. De ces rendez-vous bimensuels naissaient la plupart des initiatives du mouvement.
L’activisme de Simone de Beauvoir devint alors impressionnant, sans commune mesure semble-t-il avec les années passées. Elle participa à l’élaboration du manifeste des 343 femmes déclarant avoir avorté (Le Nouvel observateur, 5 avril 1971). Elle présidait l’association Choisir, fondée par Gisèle Halimi pour défendre les signataires et promouvoir la liberté de l’avortement. Elle donna la parole à la radio aux filles mères du foyer de Plessis-Robinson en grève et négocia en leur nom au rectorat (décembre 1971). Elle s’impliqua dans l’organisation des journées de dénonciation des crimes contre les femmes qui se tinrent à la Mutualité le 14 et 15 mai 1972. Elle témoigna au procès de Bobigny (9 novembre 1972) et préfaça la retranscription (illégale) des audiences. Elle organisa une manifestation de soutien aux trois Maria portugaises (21 octobre 1973). Elle animait la rubrique « Le sexisme ordinaire » des Temps modernes (1973-1983). Elle devint présidente de l’association de la Ligue française pour le droit des femmes, fondée le 8 mars 1974 par Anne Zélensky, pour lutter contre le sexisme, notamment dans la publicité. Enfin, elle dirigeait la publication de Questions féministes (1977-1980), puis Nouvelles questions féministes (à partir de 1981). Sans compter le menu fretin des manifestations, pétitions et aides en tout genre.
Cet étroit compagnonnage s’accompagna d’une révision rapide de ses positions féministes depuis le Deuxième sexe. La génération féministe des années 1970 n’a pas manqué de superlatifs élogieux pour qualifier l’ouvrage majeur de Simone de Beauvoir, mais si les nouvelles militantes connaissaient très bien l’ouvrage, elles ont surtout été nourries d’œuvres postérieures : Ti-Grace Atkinson, Shulamith Firestone, Germaine Greer, Kate Millett, Juliet Mitchell. L’influence du mouvement américain, né deux ans plus tôt que son homologue français, se montrait ainsi déterminante. Il y a d’ailleurs dans les pages du Deuxième sexe des éléments qui heurtaient la jeune génération : l’absence de solidarité et d’amour entre les femmes, la dévalorisation systématique de la féminité et la forte valorisation du masculin, le primat donné aux luttes socialistes, l’étroite perspective individualiste pour l’émancipation ne pouvaient plus s’accorder avec un mouvement fondateur d’une identité collective féminine.
Le 14 février 1972, dans une interview réalisée par Alice Schwarzer pour Le Nouvel Observateur, Simone de Beauvoir se déclara favorable aux regroupements autonomes et non mixtes des femmes, alors que jusqu’alors elle invitait les femmes à rejoindre les rangs socialistes. Par la suite, elle se rapprocha théoriquement encore plus des féministes matérialistes. Trois grandes tendances traversaient en effet le MLF, sans pour autant créer de frontières précises. Bien des militantes les ignoraient et s’associaient aux actions des unes et des autres. Le groupe psychanalyse et politique, animé par Antoinette Fouque, inspiré par la théorie lacanienne et Luce Irigaray, tentait de mettre à jour une nature féminine inconsciente et irréductible. Il refusa longtemps la référence féministe, se tint à distance de la plupart des revendications et combats du mouvement et produisit une conceptualisation assez hermétique. La tendance lutte de classe, tendait à réintégrer la lutte féministe dans le giron socialiste. Enfin les féministes révolutionnaires (dites aussi matérialistes ou radicales), dans le droit fil beauvoirien, récusaient toute idée de nature féminine mais affirmaient de surcroît l’autonomie de la domination et de la résistance des femmes. C’est cette mouvance que Simone de Beauvoir rejoignit. Au début, l’attirance s’exerça grâce à deux éléments : le refus du déterminisme biologique, très bien théorisé par les féministes révolutionnaires et la bataille pour l’avortement libre, impulsées par elles. Mais peu à peu, elle fit sienne l’idée que les femmes forment une classe sociale exploitée par les hommes.
Le conflit qui l’opposa à Gisèle Halimi lors de la préparation du procès de Bobigny reposait en partie sur ce point. L’avocate voulait un grand procès politique où viendraient témoigner des prix Nobel et des savants mondialement reconnus (Jacques Monod*, Paul Milliez*, Jean Rostand), notamment sur le caractère socialement injuste de la loi ; les femmes du MLF dont Simone de Beauvoir, souhaitaient elles, redonner la parole aux femmes anonymes et non aux « spécialistes » et affirmaient l’oppression subie par les femmes de tous les milieux. À la barre, Simone de Beauvoir insista surtout sur la commune oppression des femmes, enfermées dans la maternité et qui travaillent gratuitement pour leur compagnon.
Pour beaucoup, le cortège qui accompagna Simone de Beauvoir au cimetière de Montparnasse, fut la dernière manifestation du MLF.

Principales féministes dans le Maitron

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article16053, notice BEAUVOIR (de) Simone de [de BEAUVOIR Simone, Ernestine, Lucie, Marie BERTRAND] par Sylvie Chaperon, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 5 janvier 2017.

Par Sylvie Chaperon

ŒUVRE : Livres, (chez Gallimard) : L’invitée, 1943. — Pyrrhus et Cinéas, 1944. — Le sang des autres, 1945. — Les bouches inutiles, 1945. — Tous les hommes sont mortels, 1946. — Pour une morale de l’ambiguïté, 1947. — L’Amérique au jour le jour, 1948. — Le deuxième sexe, 1949. — Les Mandarins, 1954. — Privilèges, 1955. — La longue marche, 1957. — Mémoires d’une jeune fille rangée, 1958. — La force de l’âge, 1960. — Djamila Boupacha (avec Gisèle Halimi), 1962. — La force des choses, 1963. — Une mort très douce, 1964. — Les belles images, 1966. — La femme rompue, 1968. — La vieillesse, 1970. — Tout compte fait, 1972. — Quand prime le spirituel, 1979. — La cérémonie des adieux, 1981.
Ouvrages posthumes (édités par Sylvie Le Bon de Beauvoir chez Gallimard) : Journal de guerre : septembre 1939-janvier 1941, 1990. — Lettres à Sartre, 1930-1939, 1990. — Lettres à Sartre 1940-1963, 1990. — Lettres à Nelson Algren : Un amour transatlantique, 1947-1964 ; 1997. — Correspondance croisée : 1937-1940 (avec Jacques-Laurent Bost), 2004.
Articles, interviews, préface : Francis Claude et Gontier Fernande, Les écrits de Simone de Beauvoir. Paris, Gallimard, 1979.

SOURCES : Deirdre Bair, Simone de Beauvoir. Paris, Fayard, 1991. — Joy Bennett, Simone de Beauvoir : an annotated bibliography. New York, London, Garland Publishing, 1988. — Sylvie Chaperon, Les années Beauvoir. Paris, Fayard, 2000. — Christine Delphy et Sylvie Chaperon (dirs.), Le cinquantenaire du Deuxième sexe. Paris, Syllepse, 2002. — Mary Evans, Simone de Beauvoir A Feminist Mandarin. London, Tavistock, 1985. — Toril Moi, Simone de Beauvoir Conflits d’une intellectuelle. Paris, Diderot éditeur, 1995. — Claudine Monteil, Simone de Beauvoir, le mouvement des femmes, Paris, éditions du Rocher, 1996. — Françoise Picq, Libération des femmes. Les années mouvement. Paris, Seuil, 1993. — Catherine Rodgers, Le Deuxième sexe de Simone de Beauvoi. Un héritage admiré et contesté. Paris, L’Harmattan, 1998. — Jacques Zéphir, Le néo-féminisme de Simone de Beauvoir. Trente ans après le deuxième sexe : un post-scriptum. Paris, Denoël-Gonthier, 1982.

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