BEAU Jean-Paul

Par Jean Reynaud

Né le 7 juin 1909 à Riorges (Loire), mort le 13 mai 2002 à Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône) ; professeur ; militant syndicaliste du SNES, secrétaire de la section académique d’Aix (1945-1949) ; militant du PSU.

Fils d’un professeur, Jean-Paul Beau, intégra l’École normale supérieure de la rue d’Ulm en 1930 et fut reçu second à l’agrégation d’anglais en 1934. Il se maria en août de la même année à Roiffieux (Ardèche) avec une professeure, Aimée Eyraud ; le couple eut deux enfants. Il termina son service militaire comme sous-lieutenant de réserve en décembre 1934 au bureau de recrutement de Mâcon et fut promu lieutenant de réserve en mars 1938.

Quand il était étudiant entre 1930 et 1934, Jean-Paul Beau milita dans les rangs de la Jeune République fondée par Marc Sangnier.

Il fut nommé professeur d’anglais à Marseille au lycée Saint-Charles (1935-1945), puis au lycée de Marseilleveyre (1945-1969). Militant dans les rangs du Syndicat des professeurs de l’enseignement secondaire CGT depuis 1935, puis du Syndicat du personnel de l’enseignement secondaire, il fut ensuite un membre actif du Comité National des Professeurs (CNP) clandestin (1943-1944). Sous sa responsabilité se constitua la section du nouveau Syndicat national de l’enseignement secondaire de l’académie d’Aix en 1945 dont il déposa les statuts à la préfecture des Bouches-du-Rhône et dont il assura le secrétariat jusqu’en 1949. Il se reconnaissait dans l’académie comme partisan de la tendance « Bouches-du-Rhône » de la Fédération de l’Éducation nationale, alors qu’il se proclamait « autonome » sur le plan national. Il fut avec Raymond Boval, secrétaire académique du Syndicat national des collèges modernes, l’artisan de la fusion SNES-SNCM à Marseille dès 1946, deux ans avant la fusion sur le plan national.

Jean-Paul Beau fut élu membre de la Commission administrative nationale (liste autonome) du SNES par le congrès de fusion de 1948 (SNES-SNCM). Il représenta son syndicat à la CA départementale du Syndicat de l’Enseignement des Bouches-du-Rhône (FGE puis FEN) et prit une part active à son travail, notamment dans les batailles de la revalorisation, du reclassement, lors de la grève des examens de 1948 et pour l’application du projet Langevin-Wallon.

Membre du Parti socialiste unifié dans les années 1960, Jean-Paul Beau et son épouse habitaient à Velaux (Bouches du Rhône) et étaient toujours membres du SNES en 2001-2002.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article16009, notice BEAU Jean-Paul par Jean Reynaud, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 13 janvier 2018.

Par Jean Reynaud

SOURCES : Arch. Dép. Bouches-du-Rhône, série T. — Archives du SNES et de la FEN Bouches-du-Rhône, L’Université syndicaliste. — Renseignements fournis par l’intéressé.

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