RENOUX Pierre, Jules, Maurice

Par Jacques Girault

Né le 29 décembre 1923 à Paris (XIVe arr.) ; maître d’éducation physique ; militant syndicaliste ; militant communiste dans l’Aisne puis en Ardèche.

Son père, représentant de commerce devenu fonctionnaire, et sa mère, employée des PTT, étaient communistes. Il obtint la première partie du baccalauréat. Réfractaire du Service du travail obligatoire en 1942, il séjourna en chantier de jeunesse en zone sud (septembre 1943-janvier 1944) puis devint illégal. Dans les Francs-Tireurs et Partisans à Soissons (Aisne) à partir d’avril 1944, il participa à l’insurrection et à la libération de Soissons par les FFI et aux combats de la Résistance dans la région. Il s’engagea pour la durée de la guerre dans l’infanterie et comme sergent combattit dans les campagnes des Ardennes et de Saint-Nazaire.

Renoux adhéra au Parti communiste français en juillet-août 1944. Après sa démobilisation, il entra au comité et au bureau de la fédération communiste de l’Aisne puis au secrétariat fédéral en 1950-1952 tout en étant secrétaire de la section communiste de Saint-Quentin de 1949 à 1952.

Il se maria en juillet 1947 à Trosly-Loire (Aisne) avec Eliane Altier, institutrice communiste, fille d’un artisan quincaillier, socialiste. Le couple eut deux enfants (fille et garçon). Elle fut une militante très active de l’Union des femmes françaises.

Renoux, sportif, devint moniteur puis maître d’éducation physique et fut nommé au centre d’apprentissage d’Aubenas (Ardèche) puis à la fin des années 1960 au lycée technique. Il habitait Lavilledieu dans le canton de Villeneuve de Berg où il était secrétaire de la section communiste. Au milieu des années 1960 membre du comité de la section communiste d’Aubenas, il devint secrétaire de cette section peu après.

Renoux entra dans la commission fédérale de contrôle financier en 1956, au comité fédéral à partir de 1959, au bureau fédéral en 1964 puis revint au seul comité fédéral de 1974 à 1977, n’étant pas réélu sur sa demande. Il suivit l’école centrale du PCF d’un mois en juillet 1963.

Pendant cette période, il prit part aux luttes anticoloniales menées par les communistes. A la suite d’une de ces manifestations pour la paix en Algérie, protestant contre le rappel des militaires, il fut arrêté avec d’autres militants et détenu, comme eux, au fort de Montluc à Lyon (8 juin-13 juillet 1956). Son épouse, militante du Syndicat national des instituteurs, fut une des animatrices de la campagne pour la libération des prisonniers. A partir du début des années 1960, il fut le secrétaire départemental du Mouvement de la Paix.

Militant du Syndicat des maîtres d’EPS de la Fédération de l’Éducation nationale, membre du bureau académique du syndicat, il participa au stage pour les enseignants d’éducation physique organisé par la direction du PCF (12-18 septembre 1965).

Renoult, pour les élections municipales à Aubenas, conduisait la liste communiste en 1965. En 1971, il figurait sur la liste communiste dirigée par Jean Primet et fut candidat sue la liste d’union conduite par le Parti socialiste en mars 1977. Il fut candidat au Conseil général en 1964 et en 1970.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article160038, notice RENOUX Pierre, Jules, Maurice par Jacques Girault, version mise en ligne le 21 juin 2014, dernière modification le 21 juin 2014.

Par Jacques Girault

SOURCES : Archives du comité national du PCF. — Dimitri Espenel, Mémoires de la Guerre d’Algérie, les hommes du contingent en Ardèche, Mémoire de maîtrise, Montpellier III, 2001. — Jean-Louis Issartel, « Militants ardéchois pour la paix en Algérie : l’affaire des quatre d’Aubenas », Cahier MATP, n° 89, février 2006, (avec parmi les photos, une avec Renoux à la sortie du tribunal). ---Pierre Bonnaud , « Une histoire de femmes ardéchoises solidaires : l’Union de femmes françaises », Cahier MATP, n°71, mai 2001 (avec reproduction du tract de l’UFF pour les quatre d’Aubenas). — « Front populaire, grèves de 1936 », colloque de l’IHS CGT de l’Ardèche, Cruas, 4 novembre 2006 (témoignage de P. Renoux sur sa jeunesse en 1936 dans l’Aisne, p 36-37). — Note de Pierre Bonnaud.

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