RELINGER Jean, Philippe, Ernest

Par Jacques Girault

Né le 2 mars 1935 à Tunis (Tunisie), mort le 21 novembre 2018 à Reims (Marne). ; professeur d’Université ; militant communiste dans la Marne ; spécialiste d’Henri Barbusse.

Fils d’une employée des postes (téléphone), militante communiste, Jean Relinger entra à l’École normale d’instituteurs de Paris en 1953. Il fut autorisé à poursuivre ses études supérieures à la Sorbonne jusqu’au diplôme d’études supérieures et au CAPES de Français. Il fut nommé au lycée technique de Reims dans les années 1960, assistant en 1973, maître-assistant à l’Institut universitaire de technologie de Reims, puis en 1995, professeur de l’Université de Reims, affecté à l’IUT.

Membre du Syndicat national des instituteurs depuis 1953, puis du Syndicat national de l’enseignement secondaire en 1966, il termina sa carrière comme membre du Syndicat national de l’enseignement supérieur, secrétaire de la section de l’IUT dans les années 1970.

Jean Relinger se maria avec une étudiante devenue professeur de physique et chimie dans l’enseignement secondaire, communiste, fille d’un professeur, membre du Parti socialiste unifié et d’une directrice d’école primaire, sympathisante communiste. Le couple eut trois enfants.

Relinger adhéra aux Jeunesses communistes et au Parti communiste français en 1953. Il participa au festival mondial de la Jeunesse à Vienne et fit partie de délégations de la Jeunesse communiste en Roumanie et aux USA. Membre du bureau national des JC de novembre 1959 à avril 1962, il fut sous-directeur d’une école centrale de la JC. A la fin des années 1960, secrétaire de sa cellule, il était membre de la section Reims Nord du PCF et responsable de la propagande. Il entra au comité de la fédération communiste en 1964, membre de la commission des intellectuels en 1968, au bureau fédéral en 1970, responsable aux intellectuels et à la culture. Il redevint seulement membre du comité fédéral de 1987 à 1990, année où il ne fut pas réélu par la conférence fédérale. Vétéran du PCF, il écrivait parfois dans l’hebdomadaire de la fédération communiste Marne-Actualités, notamment en juillet 2010, il souhaitait que le PCF contribue à développer dans la Marne une vie démocratique conforme aux exigences du Front de Gauche. Quand la presse communiste refusa ses articles, ils furent publiés dans le blog de Jacques Tourtaux.

Relinger fut le suppléant du candidat communiste aux élections législatives de 1973 dans la première circonscription de Reims. Il fut candidat au Conseil général dans le canton de Reims1 en 1973, 1 016 voix (troisième position) et dans celui de Ville-en-Tardenois en 1985 et en 1992.

Remarié, Jean Relinger soutint une thèse de doctorat d’État sur le rôle et l’œuvre de Barbusse à l’Université de Paris 3 en 1986 sous la direction de Roger Fayolle. Il y précisa le réalisme critique et social et le rapport établi entre l’art et l’esthétique, sans négliger son activité politique dans le rapprochement des forces de gauche au début des années 1930. Il présenta plusieurs communications dans des colloques littéraires ou politiques, collabora à diverses revues et contribua à faire connaître les actions de l’auteur du Feu, dont il préfaça une réédition chez Flammarion en 1996. Il était le vice-président des Amis de Barbusse. ll collabora à plusieurs reprises au Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français.

La crémation se déroula trois jours plus tard à Reims. Dans son carnet, l’Humanité rappela notamment, qu’il jouait un rôle important au stand de la Marne à la fête du journal.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article159990, notice RELINGER Jean, Philippe, Ernest par Jacques Girault, version mise en ligne le 19 juin 2014, dernière modification le 7 janvier 2019.

Par Jacques Girault

ŒUVRE : Le fichier de la BNF comprenait 11 références dont Henri Barbusse, écrivain combattant ?, Paris, PUF, 1986. — Six ouvrages, Recensement analytique des articles de critique littéraire dans Monde, [journal dirigé par Barbusse de 1928 à 1931], Reims, Presses de l’Université, 1984-1989

SOURCES : Archives du comité national du PCF. — Presse nationale.— Notes du fils de l’intéressé.

Version imprimable Signaler un complément