BAYLET Marie, Jeanne née Galinat

Par Francis Colbac

Née le 26 novembre 1898 à Agen (Lot-et-Garonne), morte le 6 octobre 1996 à Périgueux (Dordogne) ; institutrice ; militante syndicaliste et socialiste périgourdine.

Son père, menuisier aux ateliers de la compagnie PO à Périgueux (Dordogne), fut révoqué ainsi que son frère et tous les grévistes de Périgueux, après l’échec du mouvement de mai 1920. Sa mère était tailleuse de robes à sa naissance puis couturière en confection. Jeanne Baylet, élève de l’École normale d’institutrices de Périgueux en 1916-1918, enseigna dans le Lot-et-Garonne puis en Dordogne. Elle épousa en 1921 l’instituteur Jean Baylet, militant syndicaliste.

Jeanne Baylet participa activement à la vie syndicale dès son entrée en fonctions, contribua à la transformation de « l’Amicale départementale des instituteurs » en syndicat affilié à la CGT, et fut, en 1922-1923, secrétaire du « Groupe des Jeunes » de ce qui allait devenir le syndicat unitaire des instituteurs. En 1922, elle était déléguée suppléante au conseil national de la Fédération unitaire. Elle participa en tant que déléguée du syndicat de l’enseignement au IVe congrès de la CGTU à Bordeaux en septembre 1927. Militante comme son mari de la Majorité fédérale, elle appartenait à la direction de l’Union locale unitaire où, au congrès d’avril 1933, elle préconisa le retour à l’organisation en Union départementale, « les Unions régionales n’ayant pas donné le résultat escompté » ; une résolution en ce sens fut adoptée par le congrès. Elle allait peu de temps après rejoindre le syndicat confédéré, et être portée à son bureau en même temps que son mari ; elle participa au XIIe congrès de l’UD confédérée en juillet 1935. Après la réunification de 1935, elle demeura membre du bureau du syndicat unifié, mise à part une brève interruption, jusqu’à la guerre, devenant secrétaire départementale en 1938. Elle fut élue au conseil départemental de l’enseignement primaire.

Elle eut aussi dans cette période une activité politique. En 1934, elle contribua à la création d’un « comité des femmes contre la guerre et le fascisme », constitué sous l’impulsion du Parti communiste. Peu de temps après, au moment où elle rejoignit le Syndicat national des instituteurs, elle adhéra à la SFIO, selon le même itinéraire que son mari. Elle participa au congrès fédéral de 1936 et à ceux qui suivirent. Début 1938, elle était élue à la commission exécutive de la Fédération.
Après la guerre, elle a continué à militer d’une part en tant que secrétaire du « groupement fédéraliste de Périgueux », puis en tant que secrétaire de la section des retraités du syndicat des instituteurs. Retraitée depuis 1952, elle aidait son mari à s’occuper de la boutique de philatélie qu’il tenait, en 1976, au rez-de-chaussée du siège de la Fédération de la Dordogne du Parti socialiste.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article15985, notice BAYLET Marie, Jeanne née Galinat par Francis Colbac, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 3 novembre 2016.

Par Francis Colbac

SOURCES : Arch. Dép. Dordogne, 4 M 192, 4 M 186, 1 M 77. — Le Travailleur du Centre-Ouest. — Le Peuple de la Dordogne. — La Voix Socialiste. — Union départementale CGT de la Dordogne : procès-verbaux des réunions du syndicat des instituteurs. — Comptes rendus des congrès CGTU. — Notes de Jacques Girault et d’Anne-Marie Sohn.

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