ORSIER F. Chafini [Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis]

Par Michel Cordillot

Confiseur ; agent-diffuseur du Socialiste et du Bulletin de l’Union républicaine ; un des principaux dirigeants newyorkais de l’URLF ; membre de l’AIT, co-fondateur de la section de Staten Island (New York), membre du Conseil fédéral de l’Amérique du Nord.

Membre de l’Union républicaine de langue française, F. C. Orsier fut élu pour six mois vice-président de la section 1 de New York le 15 décembre 1869. Lors des élections de décembre 1870 destinées à renouveler le bureau de la section new-yorkaise de l’URLF, il en fut élu vice secrétaire. Cofondateur, le 23 juin 1870 de la section n° 3 de Staten Island, il en fut élu secrétaire et fut reconduit à ce poste le 21 mai de l’année suivante. À ce titre, il fit partie du comité nommé par l’URLF pour négocier le transfert de l’administration et de la rédaction du Socialiste aux sections françaises de l’AIT en novembre 1871.

En septembre 1870, il fut désigné comme membre du Comité de défense nationale créé en septembre 1870 sous l’égide de l’URLF pour organiser le départ de volontaires vers la France envahie. Quelques semaines, plus tard, il siégea au comité organisateur de la deuxième tombola patriotique organisée sous les auspices du comité républicain de défense nationale. Le tirage eut lieu à l’Union Assembly Rooms de New York en présence d’une assistance évaluée à 3 000 personnes, presque toutes francophones.

Cofondateur, en mars 1872, de la section de l’AIT de Staten Island (qui reprit le n° 3, devenu vacant à la suite de la disparition de la section tchèque) F. C. Orsier fut mandaté par cette dernière pour la représenter au Conseil fédéral. La même année, il fut l’un des organisateurs du banquet qui se tint à Staten Island pour commémorer l’anniversaire du 22 septembre. À cette occasion, 50 francs furent recueillis, qu’il se chargea de transmettre à Greppo à Paris, afin que cet argent soit employé à soulager la misère des familles de communards tués ou emprisonnés. En févrir 1873, il participa également activement à la collecte lancée par les Internationaux au profit des veuves et des orphelins des combattants de la Commune de Paris.

Membre de la commission d’organisation du bal-banquet destiné à commémorer le 2e anniversaire du 18 mars, F. C. Orsier fut chargé de vendre les billets d’entrée. En mai de la même année il occupait sans doute toujours des fonctions officielles au sein de la section de l’URLF de Staten Island, puisque c’était lui qui en convoquait les réunions.

F. C. Orsier tenait un candies store situé au coin de Wall street et de Nassau street. Ce magasin avait également en dépôt Le Socialiste et le Bulletin de l’Union républicaine.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article159549, notice ORSIER F. Chafini [Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis] par Michel Cordillot, version mise en ligne le 6 juin 2014, dernière modification le 6 juin 2014.

Par Michel Cordillot

SOURCES : Bulletin de l’Union républicaine, 15 janvier 1870, 1er juillet 1870, 1er juin 1871, 16 mars 1874 entre autres. — Le Socialiste, 25 novembre 1871, 9 mars, 17 novembre, 24 novembre 1872, 2 février, 16 février, 9 mars, 4 mai 1873 entre autres.— Charles Clerc, Les Républicains de langue française aux Etats-Unis, 1848-1871, Thèse, Univ. Paris XIII, 2001, p. 332, 353, 358 et suiv.

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