RAES François (puis Frank, puis de nouveau François après 1914) [Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis]

Par Michel Cordillot

Mineur ; militant syndicaliste et coopérateur ; anarchiste puis socialiste ; collaborateur occasionnel de L’Ami des ouvriers ; tenta de réorganiser une section socialiste francophone à Linton (Indiana) en 1916.

Mineur anarchiste demeurant à Shaness (Pennsylvanie), François Raes figurait en juillet 1891 au nombre des abonnés du Réveil des mineurs. Parti travailler à Sparland (Illinois), il était abonné en 1894 à L’Ami des ouvriers, et il collaborait occasionnellement à cette feuille. Il y signa notamment un article sur l’union libre.

Au gré des tribulations en quête d’un emploi qui le conduisirent ensuite à Seneca (Illinois) en mai 1895, puis à Rich Hill (Missouri) en juillet 1898, François Raes resta un lecteur fidèle et généreux des journaux rédigés à Charleroi par Louis Goaziou, versant à diverses reprises à la souscription permanente ou pour l’achat d’une presse destinée à La Tribune libre. Militant syndicaliste actif, il fut activement impliqué dans un mouvement de grève qui éclata en août 1899 à Rich Hill.

En 1902, François Raes travaillait à Himrod (Illinois). Il s’était à cette date rallié au socialisme. Il s’abonna l’année suivante à L’Union des travailleurs, alors qu’il venait d’arriver à Perth (Indiana). Il avait fort à faire à s’occuper de ses trois jeunes enfants, ayant perdu son épouse des suites d’une hémorragie cérébrale le 2 juillet 1902.

Après un long silence, François Raes réapparut en mars 1914, pour verser son écot à une souscription organisée au bénéfice de L’Union des travailleurs. Il résidait alors à Clinton (Indiana) et avait américanisé son prénom, se faisant appeler Frank. En 1916, il avait repris son prénom français, sans doute pour afficher son soutien à la cause des Alliés, et il s’affairait à réorganiser la section socialiste de Linton (Indiana). Il organisa un meeting avec pour principal orateur Jean Brault, mais cette réunion ne connut qu’un médiocre succès. En revanche le magasin coopératif fonctionnait de manière très satisfaisante.

François Raes figura sur la liste des abonnés de l’hebdomadaire socialiste francophone jusqu’à sa cessation définitive de parution en septembre 1916.

SOURCE : Le Réveil des mineurs, 25 juillet 1891. — L’Ami des ouvriers, septembre, novembre 1894, janvier, mai 1895. — La Tribune libre, 14 juillet 1898, 31 août 1899 entre autres. —L’Union des travailleurs, 17 juillet 1902, 19 mars 1903, 19 mars 1914, 3 février, 2 mars, 27 avril, 18 mai 1916 entre autres.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article159432, notice RAES François (puis Frank, puis de nouveau François après 1914) [Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis] par Michel Cordillot, version mise en ligne le 4 juin 2014, dernière modification le 4 juin 2014.

Par Michel Cordillot

SOURCES : Le Réveil des mineurs, 25 juillet 1891. — L’Ami des ouvriers, septembre, novembre 1894, janvier, mai 1895. — La Tribune libre, 14 juillet 1898, 31 août 1899 entre autres. —L’Union des travailleurs, 17 juillet 1902, 19 mars 1903, 19 mars 1914, 3 février, 2 mars, 27 avril, 18 mai 1916 entre autres.

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