QUELVEN Albert, Guillaume

Par Christian Bougeard

Né le 31 juillet 1913 à Rosporden (Finistère), mort le 8 juillet 1990 à Perpignan (Pyrénées-Orientales) ; instituteur ; maire PCF de Lanriec (Finistère) en 1945 ; conseiller général communiste de Concarneau (1949-1955).

Fils d’un pâtissier, Albert Quelven, instituteur au Passage en Lanriec, se maria en août 1937 dans cette commune avec une institutrice, fille d’une institutrice, puis délégué à l’école primaire supérieure, devenue collège moderne de Concarneau, adhéra au Parti communiste français en 1944. Il fut élu, lors des élections municipales d’avril-mai 1945, sur la liste d’Union républicaine antifasciste (communiste) à Lanriec, commune qui fut rattachée à Concarneau. Sa liste n’obtint que 8 sièges contre celle du maire sortant (13 élus), Auguste Ansquer, socialiste SFIO. Désigné comme adjoint supplémentaire, il devint premier adjoint le 23 décembre 1945, puis maire le 30 septembre 1946 après la démission du maire pour raisons professionnelles. En octobre 1947, alors que le PCF perdait cinq municipalités dans l’arrondissement de Quimper, passant de 17 à 12, Albert Quelven et la liste qu’il conduisait furent élus et il redevint maire de Lanriec à la fin de 1947. Puis le 27 mars 1949, au 2e tour, il fut élu conseiller général du canton de Concarneau (1949-1955), succédant à l’ancien maire PCF de la cité Robert Jan qui ne se représentait pas.

En août 1950, selon une note des Renseignements généraux, dans une période de durcissement et de stalinisation de la fédération communiste du Finistère, Albert Quelven, ainsi que le maire PCF de la commune voisine de Trégunc, auraient été exclus du PCF pour leur « attitude anti-ouvrière » lors d’un conflit des conserveries de Concarneau pendant lequel il avait agi sans consulter la direction de la fédération communiste. Il avait refusé de faire son autocritique demandée par le bureau fédéral qui, quelques mois plus tard, annonçait que l’affaire était réglée. Selon un autre rapport des Renseignements généraux, il présida la fête communiste à Lanriec le 20 juillet 1952 avec Alain Signor. Enfin, un autre rapport des RG, le 24 février 1953, indiquait qu’il allait être exclu en raison de son fort « sectarisme », de « son caractère trop indépendant », d’un « travail fractionnel » et de la mauvaise gestion municipale. Il en était même venu aux mains avec Daniel Trellu, secrétaire fédéral. Son exclusion fut décidée par la conférence fédérale du PCF, les 28 février-1er mars 1953. Il ne fut pas réélu aux élections municipales de 1953.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article159309, notice QUELVEN Albert, Guillaume par Christian Bougeard , version mise en ligne le 2 juin 2014, dernière modification le 19 septembre 2017.

Par Christian Bougeard

SOURCES : Arch.Nat., F7 15477 (dossier 151) — Arch. Dép. Finistère, 1265 W 27, dossier n°4030 (Émilie Goubin), rapports des renseignements généraux. — Arch. Mun. Concarneau. — Louis Orvoën, Léon Guéguen, Claude Faguen, Le Conseil général du Finistère de 1871 à 1988, éd. du Conseil général, 1988. — Michel Guéguen, Louis-Pierre Lemaître, L’Aigle sur la mer. Concarneau 1944-1945, t. 3, 1988. — Isabelle Picart, Le PCF à Brest de la Libération à la fin de la IVe République, maîtrise d’histoire, UBO, 19. — Notes de Jacques Girault.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément