PUGNET Jacky, Lucien, Antonin, Gabriel

Par Jacques Girault

Né le 26 juin 1942 à Nîmes (Gard) ; instituteur ; militant de l’UNEF puis du SNI ; militant communiste, maire de Pollestres (Pyrénées-Orientales).

Jacky Pugnet, années 2000, dicours au mouvement de la Paix (Pyrénées-Orientales).
Jacky Pugnet, années 2000, dicours au mouvement de la Paix (Pyrénées-Orientales).

Fils d’un ouvrier agricole devenu garde-champêtre à Nîmes et d’une employée agricole qui devint femme de ménage, électeurs communistes, Jacky Pugnet, élève au cours complémentaire de Nîmes, entra à l’École normale d’instituteurs de Perpignan (Pyrénées-Orientales) en 1959. Titulaire du baccalauréat, nommé surveillant à l’ENI, inscrit au collège universitaire (lettres) de Perpignan, responsable de l’Union nationale des étudiants de France en 1964-1965, il fut élu au conseil d’administration. Après le service militaire (septembre 1965-décembre 1966), il devint instituteur dans les Pyrénées-Orientales (Céret en 1967, Elne en 1967-1969, école des Peupliers à Perpignan en 1969-1972, à Pollestres de 1972 à 1991). Devenu directeur, il exerça à Montescot en 1991-1992, à l’école de la Porte d’Espagne à Perpignan en 1992-1993, à Toulouges de 1993 à sa retraite en 1997.

Membre du Syndicat national des instituteurs depuis l’ENI, membre du conseil syndical de la section départementale du SNI, il fut son secrétaire adjoint de 1969 à 1971, chargé de suivre le premier degré (maternelle et primaire). Délégué du personnel dans la Commission administrative paritaire départementale, il participa à la confection du bulletin et fut le responsable du courant « Unité et Action », majoritaire dans la section départementale jusqu’en 1971.

Il adhéra au Parti communiste français en 1959 à Perpignan et milita dans les mouvements de la jeunesse agricole. Dans un premier temps, secrétaire départemental de l’Union de la jeunesse agricole et rurale de France, il fit partie de son bureau national tout en étant membre du comité national des Jeunesses communistes de 1962 à 1968.

Parallèlement, membre du bureau de la section communiste d’Aspres-Têt, secrétaire de la cellule communiste de la Réal, Pugnet entra au comité de la Fédération communiste en le 13 juin 1965, et fut membre du bureau fédéral en 1970, responsable de la jeunesse. Il suivit l’école d’un mois du PCF en 1974. Membre du secrétariat de la section communiste de Perpignan-Est, redevenu, en 1971, membre du seul comité fédéral, toujours responsable de la jeunesse, il entra au bureau fédéral en 1994 jusqu’en 2009 et fut membre du secrétariat fédéral de 1997 à 2007, responsable de la formation des militants de 2001 à 2007. Il resta membre du comité départemental du PCF jusqu’en 2012. Dans cette période, il fut délégué au comité régional (Langedoc-Roussillon) du PCF. Secrétaire de la cellule communiste de Pollestres depuis 1972, il cessa de l’être quand la cellule fusionna avec la cellule voisine de Canohès. Il fut membre du bureau de la section communiste de Thuir de 1972 à 1978, à nouveau membre du bureau de la section d’Aspres-Têt, il l’était toujours en 2014 et en fut le secrétaire de 1998 à 2012.

Dans les années 1960, Pugnet fut le co-président départemental avec Lucette Pla-Justafré de la campagne « Un bateau pour le Vietnam ».

Pugnet se maria uniquement civilement en septembre 1969 à Perpignan avec Jacqueline Peltrault (voir Jacqueline Pugnet), militante communiste, qui enseignait dans un établissement technique. Le couple eut quatre enfants.

Pugnet fut candidat au Conseil général dans les cantons de Thuir (1973). Son adversaire Léon-Jean Grégory, sénateur-maire de Thuir, président du Conseil général, fut mis en ballotage. Il fut à nouveau candidat communiste dans le canton de Toulouges lors de sa création en 1982, en 1988 (845 voix, troisième position), en 1994, en 2001 et en 2008. Candidat aux élections municipales à Pollestres où il habitait, il fut élu maire de 1977 à 1989. Battu de justesse, il fut traduit devant la Justice par la nouvelle municipalité, procédure qui se termina par un non-lieu en novembre 1994 prononcé par la chambre criminelle de la Cour d’appel de Montpellier. Membre minoritaire du conseil municipal, membre des commissions « Environnement, urbanisme », et « Appels d’offres », non élu en 1995, il fut réélu avec trois autres minoritaires en 2001, il ne parvint pas, pour les élections municipales de 2008 et de 2014, à constituer une « liste alternative ». Pendant son mandat de maire, il fut le co-fondateur du SIVOM de Toulouges et en fut le premier président de 1983 à 1989.

Pugnet fut le responsable du voyage organisé par Loisirs et vacances de la jeunesse au festival mondial de la jeunesse à Sofia en 1968. En mai 1968, il fut le responsable intersyndical d’Elne.

Président départemental du Mouvement de la Paix jusqu’au début des années 2000, il fut membre de son comité national. Il était toujours membre du comité départemental en 2014.

Membre du conseil départemental du Secours populaire, il fut membre du bureau du comité Têt-Conflent jusqu’en décembre 2013. Il était aussi actif dans l’Association française pour la mémoire de la déportation et dans l’Association nationale des anciens combattants de la Résistance.

En 1992, Pugnet obtint un DEUG d’Histoire à l’Université de Perpignan.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article159281, notice PUGNET Jacky, Lucien, Antonin, Gabriel par Jacques Girault, version mise en ligne le 1er juin 2014, dernière modification le 18 avril 2017.

Par Jacques Girault

Jacky Pugnet, années 2000, dicours au mouvement de la Paix (Pyrénées-Orientales).
Jacky Pugnet, années 2000, dicours au mouvement de la Paix (Pyrénées-Orientales).

Iconographie : Jacky Pugnet à la tribune d’un meeting communiste.

SOURCES : Archives du comité national du PCF. Archives de la fédération communiste des Pyrénées-Orientales (1945-1968) rassemblées par Georges Sentis et consultées par André Balent. — Renseignements fournis par l’intéressé. — Notes d’André Balent.

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