PRENANT André, Joseph, Jacques

Par René Gallissot

Né le 4 avril 1926 à Paris (XVe), mort le 25 novembre 2010 à Villejuif (Val-de-Marne) ; Franc-tireur partisan participant à l’insurrection de libération de Paris en août 1944 ; chef de section (Colonne Fabien) dans les combats de libération en Alsace ; membre de l’Union des jeunesses républicaines de France puis du PCF ; agrégé de géographie, professeur au lycée de Laon, puis au lycée E.-F. Gautier d’Alger de 1949 à 1952, militant du PCA ; assistant de 1952 à 1955 à l’Institut de géographie de Paris puis chercheur au CNRS (1955-1963) ; appartenant à la cellule Sorbonne-Lettres, à la pointe des critiques contre le vote des pouvoirs spéciaux (mars 1956) et l’attitude du PCF face à la guerre en Algérie ; conseiller municipal au Plessis-Robinson (1956-1959) ; après l’indépendance, de 1963 à 1966, enseignant et dirigeant les recherches à l’Institut de géographie d’Alger ; de retour à Paris à l’Institut de géographie ; après Mai 1968, enseignant à l’université de Paris 7-Jussieu.

Le grand-père Prenant, professeur à la Faculté de médecine de Nancy puis de Paris, ne se sentait jamais trop à gauche. André Prenant naquit dans une famille d’enseignants acquis au communisme et intellectuellement marxistes. Sa mère, Lucie Soto dont la mère déjà était enseignante, épousa Marcel Prenant en 1917. Agrégée de philosophie, spécialiste de Leibnitz, elle enseigna au lycée Fénelon, le grand lycée parisien de classes préparatoires de filles et devint directrice de l’École normale supérieure de filles (Sèvres puis boulevard Jourdan à partir de 1948) de 1944 à 1956. Sans être membre du PCF, elle collabora à la collection À la lumière du marxisme. La sœur aînée d’André Prenant, Jeannette, devenue Jeannette Villette puis Jeannette Colombel, philosophe, prolongea la critique sociale de Marx par l’audace de l’existentialisme de Jean-Paul Sartre. Leur père, Marcel Prenant*, auteur de Biologie et marxisme (1935), professeur à la Faculté ses sciences de Paris, fut chef d’état-major des Francs-tireurs et partisans en 1942-1944. Revenant de déportation en Allemagne, membre du comité central du PCF, ll fut député à l’Assemblée nationale constituante. Surtout écarté du Comité central en 1950 pour avoir maintenu contre la direction du PCF, sa dénonciation du « charlatan » Lyssenko que le marxisme soviétique et stalinien voulait imposer comme porteur de la vérité scientifique en matière de lois de l’hérédité des caractères acquis. Marcel Prenant quitta le PCF en 1958 en désaccord sur « la politique algérienne du Parti ».

André Prenant suivit les études secondaires au lycée Montaigne à Paris, à Bordeaux au temps du repli de 1940, puis au lycée Henri IV (baccalauréat, 1ère partie A en 1941, 2e partie philo en 1942). En hypokhâgne, il adhéra au groupe communiste des lycéens qui participaient à l’organisation de la Résistance du Front national (sous obédience communiste). Le juge Olmi, mort en déportation, lors de sa convocation comme témoin dans une affaire de distribution de tracts en juin 1943, lui fit comprendre qu’il fallait passer dans la clandestinité. André Prenant rejoignit les FTP en Haute-Saône puis revint à Paris comme cartographe à l’état-major que dirigeait son père ; il échappa à la police le jour de l’arrestation de celui-ci. Ensuite, alors qu’il était chargé de la constitution et de la direction d’un groupe maquisard près d’Achères-la-Forêt en Seine-et-Marne, à la suite d’une imprudence commise à son insu, six membres furent pris et fusillés à Arbonne (Seine-et-Marne) le 21 juillet 1944. Cet épisode douloureux concernait un maquis FTP qui sortait de l’ordinaire, composé principalement d’intellectuels parmi lesquels des poètes liés au mouvement surréaliste (Voir Robert Rius). Des divergences de vue opposèrent Prenant à Jean Simonpoli, qui plus âgé, finit par prendre la direction de fait du maquis et à Robert Rius par ailleurs adhérent du Parti ouvrier internationaliste et de ce fait « suspect ». Prenant les consigna dans un rapport manuscrit qu’il envoya à Albert Ouzoulias qui l’annota personnellement. Il le rendit public en 1999 en le communiquant à des élèves du collège d’Avon (Seine-et-Marne) qui enquêtaient afin de rédiger un mémoire pour le concours de la Résistance et de la déportation. Rattaché au groupement de FTP du « Colonel Fabien » à Paris, adjoint du responsable qu’il remplaça après son décès, d’un des détachements qui prirent le Sénat, le 25 août 1944. Il suivit Fabien qui fut tué lui aussi, sur le front de Lorraine et d’Alsace. Après avoir refusé une affectation auprès de Charles Tillon au Ministère de l’Air, il repartit au front, rétrogradé de lieutenant à aspirant, où il combattit jusqu’à sa démobilisation en juin 1945.

Il reprit alors ses études à l’Institut de géographie de Paris, rue Saint-Jacques, au milieu d’autres jeunes communistes résistants : Raymond Guglielmo, Raymond Dugrand,..., et Annie Goldzeiguer, venue d’Algérie, qui épousa l’officier Roger Rey alors militaire en Indochine à qui elle transmettait son attachement au pays algérien. De septembre 1946 à avril 1947, il partit en mission du CNRS en Algérie pour étudier le bassin de l’oued Saoura. Mis en contact dès le bateau, avec le racisme colonial, il découvrit très largement le sud Oranais et prit des contacts avec les Larribère, Robert Manaranche, membres du Parti communiste algérien et l’équipe d’Alger républicain. En juin 1947 pour le diplôme d’études supérieures (mention Très bien), il soutint un mémoire secondaire : Béchar et Kenadza, étude urbaine. En 1948, reçu premier à l’agrégation de géographie, il fut nommé au lycée de Laon (Aisne) tout en accomplissant en fin d’année scolaire une reconnaissance en Kabylie. Pour la rentrée de 1949, nommé à Alger au lycée Émile-Félix Gautier (en bas de l’hôpital Mustapha), il eut pour collègue l’historien Charles-Robert Ageron. Il se maria, le 26 septembre 1950 à Paris (XIIIe arr.) avec Marie-Anne Thumelin dont les parents étaient employés des PTT à Rouen. Ancienne élève de l’Ecole normale d’institutrices, elle enseigna comme suppléante. Après avec suivi l’hypokhâgne du lycée Fénelon de Paris, elle obtint une licence et un diplôme d’études supérieures de philosophie et était ajointe d’enseignement en 1950. En poste à Alger, elle s’éloigna de sa formation catholique et accompagna les choix militants d’André Prenant dans l’engagement pour la libération algérienne. Elle se convertit aussi à la géographie de l’Algérie et soutint en 1955 à Paris, un diplôme d’études supérieures : Nedroma. Étude urbaine. À Alger, elle se vit refuser un poste d’enseignement. Le couple eut cinq enfants dont deux moururent en bas âge.

De 1949 à 1952, André Prenant fut adhérent du PCA ; lors de la dernière tentative de front politique en 1951 entre l’UDMA, les Oulémas, le MTLD/PPA et le PCA, il milita au Comité d’El Biar du Front Algérien pour la Défense et le Respect de la Démocratie, qui disparut très vite.

André Prenant était assistant à l’Institut de géographie de l’Université de Paris depuis 1952-1953. Quand commença la guerre d’indépendance, en compagnie de Raymond Guglielmo et Yves Lacoste, en contact avec le professeur Jean Dresch, titulaire de la chaire de géographie de l’Afrique du Nord. Communistes, ils se retrouvaient à la cellule Sorbonne-Lettres en compagnie notamment de François Chatelet, Jean Chesneaux, Marcel Cohen, Edouard Pfrimmer*, Maxime Rodinson*, Jean-Pierre Vernant*...Le secrétaire de cellule était Michel Crouzet qui, à cette date, s’alignait sur la direction du PCF tout en s’exerçant à jouer au plus malin. Dans l’été 1955 alors que l’insurrection progressait, A. Prenant rencontra à Tlemcen lors de son périple d’étude de terrain en Algérie, Ahmed Inal* et Abdelkader Guerroudj*, jeunes communistes qui montaient au maquis, Robert Barrat en tournée d’enquête, l’abbé Bérenguer en contact avec le FLN et d’autres chrétiens et progressistes engagés. A son retour à Paris, à partir de la fin octobre 1955, il se trouva aux prises avec Michel Crouzet, en protestant contre les dérobades du Parti qui ne soutint plus le mouvement des rappelés, mettait en retrait par électoralisme, l’appel sans conditions à l’indépendance algérienne, puis soutint le gouvernement de [Guy Mollet_>24000].

Comme Jean Dresch et les courants véritablement anticolonialistes, y compris à la SFIO et plus encore à l’extrême-gauche, ces communistes critiques affirmaient « le fait national algérien » loin de la formule de Maurice Thorez* en 1939 sur la nation algérienne en formation dans « le mélange de vingt races », européens compris. dans ce sens, Yves Lacoste, André Prenant et André Nouschi mirent en chantier l’ouvrage L’Algérie : passé, présent, et préparèrent des articles pour les revues La Pensée et Économie et Politique. Leurs textes revinrent du contrôle de la direction du parti, biffés ou assortis à chaque fois qu’il était question de nation algérienne, d’un ajout : « en formation », de la main de Georges Cogniot préposé à l’orthodoxie en avant de Maurice Thorez. Le moment crucial fut atteint avec l’annonce de l’approbation du groupe parlementaire communiste du projet de loi sur les pouvoirs spéciaux pour « le maintien de l’ordre » en Algérie. La cellule Sorbonne-Lettres se prononça majoritairement contre le vote ; la résolution fut mise en retrait sur avis d’une réunion de section, écartée notamment sous l’effet de voix du dirigeant des étudiants communistes, Philippe Robrieux* qui mettait en avant l’esprit de parti.

Des délégations d’intellectuels et de militants communistes, dont André Prenant, se rendirent au Palais Bourbon auprès du groupe des députés communistes ; ils furent éconduits ou effarés par les réponses qui renvoyaient au Mouvement de la Paix, à l’union avec les socialistes ou à la place du camp socialiste dans les relations internationales dans un contexte de début de la tourmente communiste après le XXe Congrès du Parti communiste d’Union soviétique. Reçus par Georges Cogniot au comité central le matin du jour du vote le 12 mars 1956, François Châtelet* et André Prenant furent rappelés à l’ordre du parti qui décida au nom de la classe ouvrière française, contre l’internationalisme, et en raison de la situation internationale ; ce qui subordonnait « la partie » (la cause algérienne) au « tout » qui était le front uni inscrit dans la stratégie de l’URSS et du camp du socialisme, énoncé par Maurice Thorez pour justifier le vote.

André Prenant maintint la rébellion à l’intérieur du parti lors des réunions de préparation au XIVe Congrès du PCF prévu au Havre (Seine-Inférieure/Maritime) à la mi-juin. A la conférence de la section communiste du Ve arrondissement (Maubert), forte de près de 2 000 adhérents, Maxime Rodinson fut le porte-parole de la cellule Sorbonne-Lettres. Représentant la direction du parti, Laurent Casanova lui interdit de comparer l’Algérie et l’Afrique du Sud ; le secrétaire de Maurice Thorez parla de « mon » peuple à conserver dans le sein de l’Union avec la France ; en disant « mon admirable peuple », il s’exprimait en Français d’Afrique du Nord qui se déclarait Algérien. L’objectif de l’Union française était encore inscrit dans les thèses présentées au congrès ; la mention fut retirée sur place, pour le vote final. Après le voyage de Guy Mollet à Moscou, et face au trouble communiste, la position du PCF connut une inflexion par la suite.

Début juin 1956, en campagne de préparation du Congrès dans le Pas-de-Calais, Maurice Thorez déclara la nation algérienne formée, dans une conscience nationale comme subite ; mais cet ensemble national reposait sur les mêmes composantes que la nation en formation qui traversait la barrière coloniale ; elle n’excluait que les gros colons parasites. Il fallait ainsi la parole de Maurice Thorez pour accepter la formule de fait national algérien. Les articles jusqu’alors retenus dont deux d’André Prenant, furent finalement publiés après juin, celui d’Économie politique en novembre seulement. Le PCF fit publier l’ouvrage portatif, Le fait national algérien, commandé à un géographe à son service au secrétariat du Comité central, Marcel Égretaud, conseiller de l’Union française, pour accompagner le changement de formule en 1957. Si le boulet de la nation en formation était laissé pour compte, les mots d’ordre communistes se limitaient ordinairement à parler de la paix en Algérie en dehors d’une affirmation de solidarité avec une lutte de libération nationale ; l’action devait se mener sous l’égide du Mouvement de la paix, ce qui voulait dire sous prééminence de stratégie internationale selon les perspectives soviétiques. La contestation demeura vive à la cellule Sorbonne-Lettres devant ces exercices de rétablissements et de modérations. Notamment Michel Crouzet, secrétaire de la cellule, protesta, le 1er juillet 1957 par lettre au secrétariat du PCF après que la section communiste du Plessis-Robinson eut demandé à Prenant de "cesser toute activité sur le plan local en considérant son activité comme nuisible" tout en annonçant son maintien comme conseiller municipal. La cellule décida que Prenant, qui était membre de son bureau, était « un communiste de plein droit ».

Après le 13 mai 1958, De Gaulle tenta de capter l’assentiment national par des referendums ; le PCF appela à voter non. Ce que reprochèrent alors les opposants majoritaires à la cellule parmi lesquels André Prenant, c’était à la fois les flottements du discours qui ne rompait pas avec le nationalisme de la mission de la France et la prétention à s’identifier à la classe ouvrière française. Après le referendum du 28 septembre 1958 qui marquait la chute de l’influence communiste dans le vote ouvrier, l’Humanité afficha que « la classe ouvrière a voté majoritairement non ». La cellule Sorbonne-Lettres, avec l’appui de la section du Ve arrondissement, adressa le 10 octobre 1958 une lettre au Bureau politique du PCF, préparée par une commission comprenant avec A. Prenant, J. Dresch, R. Guglielmo, E. Pfrimmer, M. Rodinson, J.-P. Vernant et approuvée à l’unanimité moins une voix. Faisant écho à la prise de position de la Fédération de France du FLN sur la conception communiste de la nation, rédigée pour le Bulletin n°1 du FLN par Mohammed Harbi*, la lettre de la cellule Sorbonne-Lettres commençait sa mise en cause du Parti en écrivant : « 1°) La direction de notre Parti a commis de très graves erreurs d’appréciation en ce qui concerne l’importance des problèmes coloniaux et, plus particulièrement, du problème algérien ». Le secrétaire de la cellule, Michel Crouzet* se trouva cette fois prendre la responsabilité de la protestation ; il fut sanctionné de six mois de mise à l’écart ainsi que le géographe Jean Durand-Dastès, membre lui aussi du comité de section. Michel Crouzet* entra au Comité Audin et devint oppositionnel ; bien après il se retrouva aux côtés de la droite universitaire la plus anticommuniste. Ce fut l’Affaire Sorbonne-Lettres.

André Prenant poursuivit son action contre la guerre dans les comités d’action dans sa commune de résidence Le Plessis–Robinson (Seine/Haut-de-Seine) dont il était élu municipal ; il demeura membre du PCF alors que Maxime Rodinson ne reprit pas sa carte en 1959. Les Éditions sociales publièrent en 1960 le tome 1 de L’Algérie, passé, présent, écrit avec Lacoste et Nouschi, mais ne publia pas le tome 2 pour l’après 1914, qui comprenait la partie rédigée par André Prenant.

Après l’indépendance, alors qu’il était détaché au Centre national de la Recherche scientifique, il fut réintégré comme professeur au lycée Michelet à Vanves à partir d’octobre 1962. Pour la rentrée de 1963, il rejoignit l’Université d’Alger pour impulser la formation des étudiants algériens et les recherches à l’Institut de géographie. De retour en France en 1966, membre du Syndicat national de l’enseignement supérieur, il collabora avec Jean Dresch, après Mai 1968, à l’implantation à Jussieu (Université de Paris 7), des études sur le Maghreb dans l’équipe du Groupe de recherches et d’études sur le Maghreb et le Moyen-Orient (GREMAMO) au sein du Laboratoire Tiers-Monde, maintenant son engagement aux côtés des mouvements de libération et son appartenance au PCF, tout en manifestant avec vigueur son esprit rebelle. Il signa notamment en décembre 1979 la pétition « Union dans les luttes ».

Veuf, il se remaria, le 11 février 1989 à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine) avec Michelle Guiot, adjointe d’enseignement.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article159185, notice PRENANT André, Joseph, Jacques par René Gallissot, version mise en ligne le 29 mai 2014, dernière modification le 19 septembre 2017.

Par René Gallissot

ŒUVRES : parmi plus de trente publications, « Facteurs de peuplement d’une ville de l’Algérie intérieure : Sétif. », Annales de géographie, Paris, 1953. — L’Algérie, passé, présent (en collaboration). Éditions sociales, Paris, 1960. — « La propriété foncière des citadins de Tlemcen et de Sidi-bel-Abbès. », Annales algériennes de géographie, n°3, Alger, 1967. — « Premières données sur le recensement de la population de l’Algérie (1966). », Bulletin de l’association des géographes français, n°357-358, Paris, 1967. — Articles « Algérie » et « Alger », Encyclopædia Universalis, 1967, 1984, 2002. — Essai d’évaluation et d’interprétation de la croissance urbaine en Algérie(1966-1974). Secrétariat d’État au plan, Alger, 1976. — Maghreb et Moyen-Orient (en collaboration avec B. Semmoud), Ellipses, Paris, 1997. — « Quelle crise en Algérie ? », coordination et article, Cahier du GREMAMO, n°17, Université de Paris 7, 2002.

SOURCES : Arch. Nat., AJ/16/6128. — Archives du comité national du PCF. — F. Chatelet, Les années de démolition. Éditions J-E. Hallier, Paris, 1975. — J.-.P. Vernant, Entre mythe et politique. Le Seuil, Paris, 1996. — Échanges et correspondance entre A. Prenant et R. Gallissot de 1959 à 2005. — Notes d’André Balent et de Jacques Girault.

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