RIEUBON René

Par Gérard Leidet

Né le 4 mars 1918 à La Grand-Combe (Gard), mort le 13 janvier 2011 à Port-de-Bouc (Bouches-du-Rhône) ; ouvrier ajusteur ; résistant, syndicaliste, militant communiste, maire de Port-de-Bouc (1944-1990) ; député de la dixième circonscription des Bouches-du-Rhône (1962-1986).

René Rieubon
René Rieubon

René Rieubon naquit dans une famille originaire du Gard, au cœur du Bassin minier des Cévennes, ce qui explique la présence chez lui de racines à la fois paysannes et ouvrières. Son père ayant obtenu un emploi aux Chantiers navals de Provence (il y fut lui-même formé au métier d’ajusteur), la famille s’installa à Port-de-Bouc en 1935. Cet ancrage ouvrier s’affirma très vite lors de son insertion professionnelle dans les chantiers navals. Il aimait à dire que les chantiers avaient été « la meilleure des universités, celle où l’on apprend ce qu’est la vie et ce qu’elle pourrait être ». Dans ce milieu professionnel singulier, René Rieubon, encore jeune ajusteur, se nourrit de l’expérience de ses pairs et forgea son identité communiste. Militant syndicaliste à la CGT depuis 1936, il adhéra au Parti communiste et aux Francs-tireurs et partisans français (FTPF) en avril 1942, en pleine période illégale. Ce fut selon lui « le vrai commencement de sa vie de militant et de Résistant ».

Lorsque le gouvernement mit en œuvre une nouvelle série de perquisitions et d’arrestations dans les Bouches-du-Rhône dont 13 internements et 2 transferts au Parquet sur Port-de-Bouc, « l’organisation communiste [fut] fortement ébranlée, voire quasiment détruite » (Jean Domenichino). En janvier 1942, donc, tout était à reconstruire. Quelques militants ayant échappé à la police allaient donc se regrouper autour de Charles Scarpelli* dont le rôle fut décisif : Louis Vallauri (Front national), Armand Peynichou (CGT), François Caparros* (JC), et René Rieubon « dont la tâche [consista] à former le syndicat légal autorisé par Vichy et à le détourner de sa véritable fonction pour en faire un moyen essentiel de lutte ». Lors d’une assemblée générale qui se tint à la mi-janvier 1943, ce dernier fut choisi car son appartenance au PCF était ignorée de la quasi-totalité du personnel. Selon le témoignage de Rieubon, cette stratégie était délicate à mener, à justifier sans la légitimer : « Ceux qui étaient les plus opposés à Vichy, les plus conscients, ne voulaient pas en entendre parler et ceux qui n’avaient pas trop d’opinions risquaient d’avoir des illusions… ». Elle permit cependant au jeune résistant de « se faire connaître et apprécié ; et en retour la possibilité de rencontrer les ouvriers sur leur lieu de travail lui était offerte.

Le 12 novembre 1942 les Chantiers et Ateliers de Provence (CAP) de Port-de-Bouc passaient sous le contrôle de la Kriegsmarine, la Résistance prenait forme. René Rieubon entreprit d’organiser celle-ci dans le cadre du Front national dont il prit la tête lors du départ de L. Vallauri en juillet 1943. Il fut ainsi en contacts avec quelques ouvriers des Chantiers. Ces derniers allaient l’accompagner dans son parcours d’élu communiste après la guerre, notamment Charles Renaud*, l’ancien militant syndicaliste révolutionnaire, conseiller municipal de Port-de-Bouc en avril 1945 ; François Caparros qui avait fait partie, en novembre 1940, du premier triangle clandestin de la JC de Port-de-Bouc, élu plus tard conseiller municipal de Port-de-Bouc en 1953 sur la liste de René Rieubon. Avec ses camarades, la lutte clandestine contre l’envahisseur s’organisa et, malgré ses 23 ans, le jeune militant assuma toutes ses responsabilités et sut, selon certains témoignages, acquérir une « sagesse et un charisme » remarqués.

Le 15 janvier 1944, René Rieubon assista à la réunion des syndicats officiels de la métallurgie qui se tint à Marseille et qui rassemblait, outre l’entreprise de Port-de-Bouc, celles de Marseille, La Ciotat et la Seyne. Une nouvelle stratégie syndicale devait y être appliquée. L’assemblée engagea en effet une discussion sur les salaires, établit un cahier de revendications mais elle décida surtout d’un arrêt de travail fixé à la mi-mars. La Vie ouvrière clandestine du 6 mars 1944, qui donnait Marseille en exemple, souligna que le « secrétaire collaborationniste » avait été « débarqué » lors de cette réunion. Une délégation ouvrière régionale se rendit à Paris le 11 février 1944, afin de rencontrer Jean Bichelonne, le ministre du Travail de l’époque, à qui elle présenta le cahier de revendications adopté lors de l’assemblée générale de la mi-janvier. Aux côtés de René Rieubon se trouvaient Copolani, des Chantiers de la Ciotat, Delplanche de Marseille, Belgrand* d’Aix en Provence et Travensal* des chantiers de la Seyne. Des assurances furent apportées par le ministre au niveau de l’augmentation des allocations familiales, de l’égalité des salaires pour les femmes et les jeunes. Ce dernier garantit également la « sécurité de l’emploi » pour les syndicalistes, promit d’intervenir en faveur des militants syndicaux internés, et affirma « qu’aucune mesure de représailles ne pourrait être tolérée de la part des patrons dans ce domaine ». Il critiqua enfin les sanctions dans les ateliers.

Le 21 février 1944, un tract du « syndicat clandestin de la métallurgie », largement diffusé, incitait les ouvriers à rejoindre le syndicat des métaux de Marseille, précisant notamment qu’il comptait déjà 3000 adhérents dont 700 aux Chantiers de Port-de-Bouc (sur 900 salariés).
Au printemps 1944 René Rieubon organisa avec seize de ses camarades syndicalistes la grève des Chantiers navals : le dimanche 12 mars, 600 ouvriers sur les 1200 des Chantiers et Ateliers de Provence de Port-de-Bouc cessèrent le travail et demandèrent une amélioration du ravitaillement. Le lendemain une délégation conduite par Rieubon fut reçue par l’ingénieur allemand qui répondit favorablement aux demandes. Mais le mardi 14 mars des militaires de la Feldgendarmerie munis d’une liste nominative arrêtèrent une quinzaine d’ouvriers qui furent conduits à Marseille. René Rieubon se trouvait dans le bureau du préfet Jacques Félix Bussière (dont il avait eu l’occasion de penser que celui-ci était résistant lui-même) lorsque, le « Kommandeur » Rolf Mühler, chef de la Gestapo pour la région marseillaise était en liaison téléphonique avec la Préfecture. L’officier allemand exigea qu’on retînt les prisonniers et que ceux-ci soient tenus à sa disposition. Le Préfet tint tête au colonel en plaidant un « manque de preuves »… le colonel dut céder. René Rieubon put sortir libre mais quelques semaines plus tard ce même préfet devait être arrêté par le colonel Mühler ; expédié en camp de concentration, il n’en revint pas.
Une autre source (témoignage direct de René Rieubon) évoque la lutte « pour une soupe meilleure » initiée le 12 mars 1944 afin de stimuler les réactions des salariés. René Rieubon menait la délégation face à la direction des Chantiers. Lors de l’arrivée sur place des allemands les « 17 camarades » furent expédiés en camion au siège de la Gestapo, 425 rue paradis, puis à la prison des Baumettes. René Rieubon demeura seul dans un bureau où on lui demanda s’il était membre du PCF. Il répondit qu’en tant que secrétaire du syndicat légal, non communiste (puisque [il] ne « l’étai[t] pas avant-guerre »), il souhaitait simplement à ce titre protester avec ses collègues de travail contre Vichy. On lui proposa alors une lettre à signer précisant que la protestation ne concernait pas l’occupant. L’autre élément décisif qui permit aussi sa mise en liberté fut le comportement du maire mis en place par le gouvernement de Vichy, Jules Crétinon, ancien inspecteur à la SNCF, un « homme très droit » selon René Rieubon. L’édile local et le jeune ouvrier syndicaliste s’étaient déjà rencontrés pour des problèmes de ravitaillement. J Crétinon qui éprouva un « problème de conscience » lors de l’arrestation, proposa un rendez-vous à l’officier de la Kommandantur, un certain Hartmann. A l’issue de l’entretien, il mit sa démission de maire en jeu (« si ces jeunes qui ne sont pas communistes ne sont pas libérés… »), allant jusqu’à proposer de devenir détenu à leur place. Les arguments du premier magistrat de la commune furent déterminants.

« Port-de-Bouc est enfin libre » cria-t-il en août 1944 en jetant le portrait du Maréchal Pétain par le balcon de la mairie. Quelques heures auparavant, le jeune résistant de vingt-six ans, accompagné de ses camarades de combat, arrachait, au péril de sa vie et à coups de hache, les grands câbles reliés aux explosifs du pont du canal : « Port-de-Bouc était sauvé » titra la presse clandestine. Président du comité local de Libération qui prit en main le destin de la ville le 20 août 1944 (et qui comptait cinq ouvriers des CAP parmi les sept membres qui le composaient), René Rieubon fut désigné comme Président de la délégation spéciale chargé d’administrer la commune jusqu’aux premières élections municipales qui eurent lieu le 29 avril 1945. La liste d’union qu’il présidait, comprenant des militants communistes, socialistes, radicaux et des syndicalistes, fut élue sans problème. René Rieubon devint maire de Port-de-Bouc pour la première fois le 6 mai 1945.

Il allait occuper cette fonction jusqu’en 1990 dans une ville dont la particularité fut d’ailleurs de ne pas connaître un essor démographique très important, contrairement aux autres communes du secteur ; dans une commune aussi dont la singularité était forte, avec une population issue d’immigrations italienne et grecque de longue date.

Dans cette période, René Rieubon travaillait toujours en tant qu’ajusteur aux Chantiers et Ateliers de Provence de Port-de-Bouc, alors réquisitionnés, et militait aux côtés de Georges Lazzarino et de François Caparros. Élu local et national il sut se retrouver plus tard aux côtés des ouvriers du chantier naval de Port-de-Bouc qui, en 1965-1966, prirent le contrôle de leur entreprise, expérimentant en quelque sorte une amorce d’autogestion.

Accompagné du soutien massif et actif de la population, (il fut élu à six reprises), René Rieubon s’attela au développement social et économique de Port-de-Bouc. En s’efforçant de tisser les bases solidaires de la commune il étoffa ainsi la petite cité de bord de mer d’un service public socialement performant avec un ensemble d’infrastructures modernes : écoles, logements sociaux, équipements culturels (le théâtre, la médiathèque Boris Vian), sportifs (le vélodrome), festifs (La salle Gagarine), centres sociaux… Sur le plan environnemental l’arrivée de l’eau, des services publics d’assainissement et de traitement précédèrent le classement de la forêt de Castillon en site protégé. Quant au développement économique, avec la création d’une des premières zones industrielles de la région (la Halle à marée) mais aussi le combat de la municipalité pour le contournement routier de Martigues/Port-de-Bouc, René Rieubon exprima toujours certains regrets : « Il faudrait ajouter combien ce bilan aurait pu être plus important si les villes n’étaient pas en butte à un pouvoir qui refuse aux communes ce qu’il offre généreusement aux monopoles ».

René Rieubon se présenta aux législatives de 1962 afin de récupérer le siège détenu depuis quatre années par Denis Padovani*, l’ancien maire de Berre l’Etang (1935-1947). Ce dernier avait pris alors la succession de Félix Gouin* dans la 10e circonscription des Bouches-du-Rhône. Sous étiquette SFIO, Padovani avait présenté en 1958 « une candidature d’Union démocratique et d’action socialiste » contre le député sortant communiste et ancien cultivateur Lucien Lambert*- député de la « deuxième circonscription », de juin 1946 à 1958, puis réélu en 1956. Au second tour, dans une triangulaire, Denis Padovani fut élu devant le candidat de l’UNR, qui avait fait une remontée spectaculaire (31,9 % des suffrages) et devant le communiste (30,4 %), dans une circonscription bien particulière puisque c’était la plus peuplée de France dans les années 1970. Celle-ci comprenait le secteur de l’Étang de Berre (Martigues, Port-de-Bouc, Istres, etc...) qui connut alors un développement urbain spectaculaire dans la foulée de l’implantation de la Solmer à Fos-sur-Mer (sidérurgie sur l’eau), du terminal pétrolier et des activités pétrochimiques en découlant. Mais elle recouvrait aussi les cantons de Berre, de Martigues, de Salon-de-Provence et de Gardanne. C’est-à-dire une circonscription qui comprenait à la fois des zones industrielles anciennes ou en plein développement autour de l’étang de Berre, une ville marquée par la présence de l’Armée (Salon) et une partie importante du bassin minier de Provence (Gardanne). Outre les quatre chefs-lieux indiqués ici, la circonscription comportait également des communes comme Châteauneuf-les-Martigues, Marignane ou encore Vitrolles. Mais au scrutin de 1962, Denis Padovani perdit son siège au profit de René Rieubon. Au premier tour, sur 82 452 électeurs inscrits et 57 021 votants (69,2 % de participation), le maire de Port-de-Bouc était arrivé en tête de tous les candidats avec 19 969 suffrages (36 %), devant le sortant socialiste (15 489 voix et 27,9 % des suffrages exprimés), le candidat MRP Jean Francou, maire de Salon et futur sénateur (10 680 voix) et les deux candidats de droite, Arvanitis pour l’UDR (4 648 voix) et Laurent Deleuil, le maire de Marignane (4 611 voix). René Rieubon dut notamment son score au canton de Martigues où il obtint 9 828 voix sur 21 423 exprimés (45,9 % des suffrages). Une triangulaire l’opposa au second tour au candidat de la SFIO et à celui du MRP, contrairement à d’autres endroits de France où le PCF et la SFIO s’étaient entendus sur des désistements réciproques. René Rieubon arriva en tête avec 24 813 voix sur 59 921 exprimés (41,4 % des voix) devant le candidat socialiste (19 318 voix et 32,2 %) et le candidat MRP (15 790 voix). L’ancien ouvrier ajusteur fut donc élu à l’Assemblée nationale le 6 décembre 1962 pour la IIe législature (1962-1967) -un mandat qu’il exerça, toujours dans la même circonscription. Il demeura député jusqu’au 1er avril 1986 (VIIe législature).

Lors de son voyage en France en 1967, Youri Gagarine, accompagné d’une délégation, se rendit à Saint-Gilles (Gard), puis à Port-de-Bouc où un hommage public lui fut rendu par la municipalité. René Rieubon, alors député-maire, rencontra le cosmonaute soviétique lors d’une réception donnée en son honneur. Sur les images du Journal télévisé, on voit Youri Gagarine comblé de cadeaux par les Port-de-Boucains et boire un verre de pastis en signant des autographes, vêtu de l’uniforme russe. Des panneaux « bienvenue à nos hôtes soviétiques » et « vive l’amitié franco soviétique » ornaient la salle de réception et les bâtiments où flottaient des drapeaux du PCF.

Le 20 avril de la même année, René Rieubon intervint à l’Assemblée nationale (lors des questions au gouvernement) avec le député de l’Hérault Paul Balmigère sur l’emploi dans l’aéronautique et l’agriculture.

En 1981, lors du dernier scrutin législatif où il se présenta, il rassembla 46 357 voix au premier tour (37,3 %) sur 189 384 électeurs inscrits (100 000 de plus que moins de vingt ans auparavant) et 124 436 suffrages exprimés. Là encore Il obtint ses meilleurs scores dans le canton de Martigues (12 795 voix et 52,9 % des suffrages) et fut réélu sans difficultés au second tour.

Pour assurer la continuité de son engagement, le 13 octobre 1989, René Rieubon, âgé de soixante-douze ans, déclara qu’il cesserait ses fonctions de maire au profit de Michel Vaxès, au printemps 1990. Il précisait alors que sa décision ne relevait d’aucune divergence politique et réaffirma son « total accord avec la politique de [son] parti » au niveau local, fédéral, comme à l’échelon national. Il ajouta alors en forme de bilan : "Je ne quitte pas ma fonction sans regret… Il y a 47 ans je n’aurais jamais pensé vivre ce que j’ai vécu… J’avais prévu de conduire mon mandat le plus loin possible et même jusqu’au bout. Mais le temps est passé… ». La page ouverte selon lui un jour d’avril 1942 se tournait. Les mots qu’il prononça en mai 1990, la veille de son départ confirmèrent les sentiments de celui qui s’était totalement identifié à sa ville et marquèrent l’opinion port-de-boucaine et même au-delà : « Une ville, c’est comme un être humain. Comme lui, elle a un cœur. Comme lui, elle a ses joies et ses peines. Ce cœur je l’ai senti battre avec le mien…. ».

René Rieubon s’était marié en octobre 1942.

Détenteur de la Croix de guerre au titre de la Résistance, chevalier du mérite maritime, René Rieubon fut décoré en avril 1990 des insignes de chevalier de la Légion d’honneur par le préfet de région, Claude Bussière, le fils du Haut fonctionnaire qui près d’un demi-siècle plus tôt avait sans doute sauvé la vie du jeune militant et Résistant René Rieubon.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article158709, notice RIEUBON René par Gérard Leidet, version mise en ligne le 7 mai 2014, dernière modification le 3 juillet 2019.

Par Gérard Leidet

René Rieubon
René Rieubon

SOURCES : Archives de la Fédération des Bouches-du-Rhône du PCF. — Archives communales de Port-de-Bouc. — Jean Domenichino, Une ville en chantiers, la construction navale à Port-de-Bouc, 1900-1966, préfaces d’Émile Témime et Madeleine Rebérioux, Edisud, Aix-en-Provence, 1989. — Fonds : service culturel de la ville de Port-de-Bouc : Youri Gagarine à Port-de-Bouc : réalisation (Antoine Santoru ) ; archives-films-paca.net/memoire-chantiers-navals/villes-en-chantier/chantier-naval-de-port-de-bouc/item/1067-youri-gagarine-a-port-de-bouc.html. — Notes de Micheline Abours, Yann Bertelone et Jean Claude Lahaxe. — Presse locale : La Marseillaise 14 octobre 1989 ; 20 avril 1990 ; 6 mai 1990. — Robert Mencherini, Résistance et occupation (1940-1944), Midi rouge, ombres et lumières.3, Ed Syllepse, Paris, 2011— Témoignage de René Rieubon recueilli par J. Domenichino in Une ville en chantiers…, op.cit.

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