MISSOUT Jean, Firmin

Par Daniel Grason

Né le 1er février 1923 à Peyrat-le-Château (Vienne), fusillé le 2 juin 1944 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; tourneur sur métaux ; communiste ; résistant au sein des FTPF.

Fils de Léonard, chauffeur, et d’Anna, née Taupelet, sans profession, Jean Missout demeurait 224 rue d’Épinay à Montmagny (Seine-et-Oise, Val-d’Oise). Il exerçait la profession de tourneur sur métaux. Il fit partie du groupe des Francs-tireurs et partisans (FTP) Alsace-Lorraine de la région ouest de la région parisienne. Le groupe était dirigé par Albert Thouvenin et comprenait une douzaine d’hommes et de femmes qui participèrent à des actions à partir d’octobre 1943. Pour réquisitionner des fonds, ils attaquèrent le bureau de poste de Montmagny et firent dérailler un train à Saint-Ouen l’Aumône. Les armes manquant, ils désarmèrent deux gardiens de la paix à Deuil-la-Barre et à Bourg-la-Reine ainsi que deux gardiens des Groupes mobiles de réserve (GMR) à Enghien-les-Bains.
Des tentatives de sabotages de voies ferrées échouèrent à Goussainville-Louvres, à Franconville et à Brévannes ; il en fut de même de l’attaque de deux gendarmes. Le 10 janvier 1944, plusieurs FTP dérobèrent des colis dans la gare d’Argenteuil ; des gendarmes les interpellèrent. Des coups de feu furent échangés ; Albert Thouvenin tomba mortellement touché, trois FTP furent arrêtés ainsi que l’amie de Jean Missout, Solange Hochet.
Arrêté le 14 janvier 1944 par la police française, interrogé, il reconnut faire partie d’un groupe de francs-tireurs et d’avoir participé à plusieurs attentats. Incarcéré à la prison de Fresnes, il fut livré au capitaine Mag, chef de section à la police allemande. La police de sécurité et du renseignement de la SS (Sipo-SD), appelée plus communément la Gestapo, interrogeait les résistants à son siège au 11 rue des Saussaies (Paris, VIIIe arr.).
Il comparut le 25 mai 1944 devant le tribunal du Gross Paris qui siégeait rue Boissy-d’Anglas (VIIIe arr.). Condamné à mort pour « activité de franc-tireur », il fut passé par les armes le 2 juin 1944 à 15 h 12 au Mont-Valérien.
Son inhumation eut lieu dans le carré des corps restitués aux familles au cimetière d’Ivry-sur-Seine (Seine, Val-de-Marne). Le nom de Jean Missout figure sur le monument aux morts de Montmagny.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article158451, notice MISSOUT Jean, Firmin par Daniel Grason, version mise en ligne le 24 avril 2014, dernière modification le 24 mars 2017.

Par Daniel Grason

SOURCES : Arch. PPo., 77W 911, 77W 1878. – DAVCC, Caen, Boîte 5, Liste S 1744-382/44 (Notes Thomas Pouty). – Site Internet Mémoire des Hommes. – Mémorial GenWeb. – État civil, Peyrat-le-Château.

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