DUMOULIN Georges [Dictionnaire des anarchistes]

Par Guillaume Davranche

Né à Ardres-en-Calaisis (Pas-de-Calais) le 27 novembre 1877 ; mort à Lille 30 mai 1963 ; mineur ; secrétaire adjoint de la CGT en 1913 ; syndicaliste anarchiste puis réformiste et socialiste.

Georges Dumoulin (1920)
Georges Dumoulin (1920)
Agence Rol.

Deuxième d’une famille de six enfants, Georges Dumoulin connut une enfance difficile. Son père, colporteur d’étoffes venu de Belgique, avait abandonné le colportage pour exercer de nombreux métiers : journalier agricole, débardeur, terrassier. Sa mère, originaire du Cantal, découpait du tulle.

Georges Dumoulin travailla dès l’âge de 8 ans. Bon élève en hiver, il quittait l’école de mars à novembre pour battre le lin avec son père ou arracher les betteraves. Il fut cependant reçu premier au certificat d’études du canton. La même année, bien que de milieu anticlérical, il fit sa première communion.

À 11 ans, il fit son entrée en usine à la sucrerie de Pont-d’Ardres. Son instituteur tenta cependant de lui faire poursuivre des études et l’inscrivit au concours des bourses pour entrer à l’école primaire supérieure d’Arras. Mais il n’obtint qu’une demi-bourse et, sa famille ne pouvant faire les frais d’un trousseau, il resta à la sucrerie.

En février 1893, il s’installa à Harnes avec son père et son frère pour devenir mineurs de charbon Peu au fait des problèmes politiques et syndicaux, il assista en spectateur à la grève des mines de Courrières qui dura six semaines. Il se mit alors à lire Zola et les brochures du Parti ouvrier français (POF). Il passa ainsi trois ans « à courir les réunions, à lire des livres et à travailler comme un nègre ». Un incident avec un porion l’obligea à quitter Courrières pour la fosse n°7 de Lens, puis il fit un service militaire de dix mois.

À sa sortie de l’armée, il retrouva Courrières et adhéra au POF. Sa vie de militant débuta alors : il diffusait le périodique guesdiste local, Le Prolétaire, et suivit une école d’orateurs du POF. Il prit ensuite la parole en public à de nombreuses reprises, portant la contradiction dans les grandes réunions et exposant le programme du POF dans les conférences de villages.

En novembre 1901, il participa, cette fois en militant, à la grève de Courrières. Arrêté avec six de ses camarades, il fut incarcéré 21 jours à la prison de Béthune. Condamné à 15 jours, il fut renvoyé de la mine de Courrières. Une mise à l’index l’empêchant de travailler dans les autres mines du Nord et du Pas-de-Calais, il s’installa en Belgique, mais son activité politique lui valut d’être expulsé et il revint à Lens.

Pendant quelques mois, il partit alors avec son frère et un camarade pour un tour de France qui le vit exercer de multiples métiers, dont celui de vendangeur. Fin 1902, il arrêta de trimarder et revint travailler à la mine, successivement aux Compagnies des mines de Drocourt, de Meurchin, d’Ostricourt, de Dourges.

Avec les guesdistes, Dumoulin participa alors à la création de la Fédération syndicale des mineurs du Pas-de-Calais, appelé plus couramment « jeune syndicat », par opposition au « vieux syndicat » réformiste dirigé par le député Basly. Quand les anarchistes, avec Benoît Broutchoux prirent la relève des guesdistes à l’animation du « jeune syndicat », Dumoulin en suivit la rapide évolution vers le syndicalisme révolutionnaire. Le vieux syndicat adhérait à la Fédération nationale des mineurs (réformiste), tandis que le jeune syndicat était affilié à l’Union fédérale des mineurs (révolutionnaire) qui, début 1903, fut admise à la CGT. Dans le Pas-de-Calais cependant, la scission fut personnalisée à l’extrême et, pendant plusieurs années, la vie syndicale y fut rythmée par l’opposition irréductible entre « baslicots » et « broutchoutards ».

En avril 1903, il participa au lancement du Réveil syndical qui, en janvier 1904 devint L’Action syndicale. Dans la première équipe d’animation, Dumoulin fut gérant, Dehay administrateur et Broutchoux secrétaire de rédaction.

À l’époque, Dumoulin semblait désabusé par l’échec des grèves de 1901 et 1902, et avait quelque peu perdu confiance dans l’action collective. Quand Pierre Monatte le rencontra pour la première fois au printemps 1905, celui-ci défendait des positions proches de L’Anarchie de Libertad, hostiles au mouvement pour les huit heures prévu pour le 1er mai 1906. Finalement, Monatte gagna Dumoulin à la stratégie de la CGT, et celui-ci participa activement à la campagne pour le 1er mai 1906. C’est alors qu’il découvrit vraiment le syndicalisme révolutionnaire, en suivant les conférences données par Griffuelhes, Lévy, Klemzinski et Latapie.

Durant l’année 1906, Dumoulin joua un rôle de plus en plus important dans le bassin houiller et devint un orateur habituel du jeune syndicat, faisant le tour des sections et donnant la réplique aux baslicots dans les réunions publiques.

Sa participation, en mars 1906, à la grève qui suivit la catastrophe de Courrières lui valut des poursuites et une condamnation à quatre mois de prison. En appel, il obtint le sursis, mais il fut de nouveau renvoyé de la mine.

Le 31 mai 1906, le congrès du jeune syndicat élut Dumoulin secrétaire appointé pour deux ans.

Cependant, une rivalité ne tarda pas à apparaître entre Dumoulin, secrétaire du jeune syndicat, et la figure charismatique de Benoît Broutchoux qui, lui, avait la haute main sur L’Action syndicale. Dumoulin appréciait fort peu le ton que Broutchoux imprimait au journal, davantage « antibaslicot » que syndicaliste.

Du 5 au 8 octobre 1906, Dumoulin et Broutchoux furent délégués du Pas-de-Calais au congrès d’unité minière qui se tint à la bourse du travail de Paris, et qui vota le principe de la réunification entre les deux fédérations de mineurs. Dumoulin donna lecture du projet de statuts pour une fédération réunifiée, et en fut élu trésorier adjoint. Du 8 au 16 octobre, il fut délégué de la Fédération des mineurs du Pas-de-Calais au congrès confédéral d’Amiens de la CGT.

L’unité minière ayant été réalisée, il restait à faire admettre la fédération unifiée à la CGT, ce à quoi rechignaient, pour des raisons différentes, Basly, Broutchoux et les dirigeants syndicalistes révolutionnaires de la CGT. Le cas du Pas-de-Calais, où la haine entre jeune et vieux syndicat rendait la fusion illusoire, retarda considérablement ce processus. Il en résulta un second motif de discorde entre Broutchoux et Dumoulin qui, jugeant pour sa part le processus inéluctable, se montrait de plus en plus favorable à l’unité.

Néanmoins, la première année de Dumoulin au secrétariat du jeune syndicat s’était assez bien passée. Le climat se gâta quand, à l’été 1907, Broutchoux, en partance pour un séjour en prison, confia pour quelques mois la rédaction de L’Action syndicale à l’anarchiste individualiste Alzir Hella. Hella puis un de ses proches, Arthur Mallet, furent hébergés chez Broutchoux, où était installée l’imprimerie du journal. Ils changèrent la ligne de L’Action syndicale selon leur bon vouloir, confiant des articles à leurs amis André Lorulot ou Fortuné Henry, au grand dam du secrétaire du syndicat.

Dumoulin finit par reprendre les choses en main, redonna sa ligne syndicaliste révolutionnaire au journal et publia le 10 novembre 1907 un édito, « Explication nécessaires », où perçait une certaine amertume à l’égard de la désinvolture de Broutchoux. Puis, au congrès du jeune syndicat, le 12 avril 1908, il proposa que L’Action syndicale soit placée directement sous le contrôle du syndicat. Broutchoux s’y opposa, estimant que le journal n’était pas exclusivement syndical, mais était également l’organe des « groupes révolutionnaires, antimilitaristes, libres-penseurs, des anarchistes isolés ». Dumoulin eut la majorité sur ce point, et fut réélu secrétaire.

Cependant, Broutchoux n’en fit qu’à sa tête et conserva le contrôle de L’Action syndicale. Le 3 mai 1908, il fit publier à la Une un dessin représentant Basly en train de se faire soudoyer par le patronat. Le jour même, 4 militants du jeune syndicat qui vendaient le journal furent violemment molestés par des partisans de Basly à Liévin, et l’un d’eux, Albert Sauvanet*, perdit la vie. Intimement, Dumoulin semble avoir fait porter à Broutchoux la responsabilité de ce drame — qui anéantissait toute possibilité de fusion avec le vieux syndicat. Le 5 mai, le bureau du syndicat prit acte de ce que la décision du congrès du 12 avril était « inapplicable » et se déclara désormais « étranger » à tout ce qui, dans L’Action syndicale, ne porterait pas la signature du syndicat.

Dès lors, aggravée par l’émotion due à la mort de Sauvanet, la crise éclata au grand jour. Les partisans de Broutchoux commencèrent à harceler Dumoulin, soupçonné de n’être pas assez « antibaslicot » : tracasseries, motions de défiance et coups bas s’enchaînèrent. Le 15 mai 1908, Dumoulin écrivait au sujet de Broutchoux à Pierre Monatte : « Je ne puis me pourrir totalement à ce contact, devenu répugnant pour moi, plus répugnant même que Basly. »

Il fut notamment reproché à Dumoulin de ne pas avoir respecté le mandat du jeune syndicat au congrès de la Fédération unifiée à Montceau-les-Mines, du 22 au 24 mai 1908. Cette question et celle, lancinante, de L’Action syndicale, furent le motif de convocation d’un congrès extraordinaire le 14 juin 1908 à Lens, qui vit la déroute complète de Georges Dumoulin face à Broutchoux. Dumoulin évita de peu la révocation (8 voix pour, 12 contre et 1 abstention), mais reçut un blâme (12 voix pour, 3 contre et 6 abstentions) pour son attitude au congrès de Montceau-les-Mines. La motion Dumoulin qui proposait de créer un nouveau journal sous contrôle du syndicat ne recueillit que 3 voix, contre 13 à celle qui réaffirmait la confiance en L’Action syndicale et conférait à Broutchoux un appointement équivalent à celui de Dumoulin.

Peu de temps après ce camouflet, Dumoulin annonça sa démission du poste de secrétaire et songea, en juillet, à émigrer aux États-Unis. Monatte le persuada in extremis de rester en France et, militant dévoué, il continua à assumer les tâches du secrétariat jusqu’au congrès régional du 27 septembre, où fut élu un nouveau secrétariat.

Cependant, le 4 août 1908, la fédération unifiée des mineurs était enfin admise à la CGT. La question de l’unité minière dans le Pas-de-Calais fut posée avec une vigueur nouvelle. Encouragé par les dirigeants de la CGT, Georges Dumoulin cosigna alors avec Dehay, à la une de L’Action syndicale du 9 août, une déclaration enthousiaste se concluant ainsi : « Oui, il faudrait que l’unité se fasse dans notre région entre syndicalistes sincères, réformistes et révolutionnaires. » La crise du jeune syndicat s’accentua.

Lors du congrès extraordinaire du jeune syndicat, le 27 septembre 1908 à Lens, Dumoulin fut remplacé comme secrétaire par un certain Omer, mais Broutchoux, avec le titre de secrétaire adjoint, reprenait véritablement le syndicat en main. Par la suite, Dumoulin fut de plus en plus fréquemment pris à partie publiquement dans L’Action syndicale où on lui reprochait de vouloir l’unité minière à tout prix et de faire le jeu des réformistes.

Dans un article du 22 novembre 1908, « Un dernier mot », Dumoulin expliqua sa position. Suite à cela, L’Action syndicale couvrit d’injures et répandit la rumeur qu’il voulait adhérer au vieux syndicat pour se faire une place. Dans le numéro du 20 décembre 1908, sous le titre « La fin d’un militant », Colbaërt le taxa d’« apostasie » et Broutchoux de « double jeu ». 

Début 1909, Dumoulin fit circuler une déclaration où il mettait en cause le jeune syndicat « et son chef Broutchoux » qu’il accusait d’avoir frayé avec un journal jaune, La Plaine de Lens. Ce fut l’hallali. Au congrès régional du 31 janvier 1909 à Lens, Dumoulin fut exclu du jeune syndicat « comme jaune et fumiste », à l’unanimité des présents.

Georges Dumoulin devint alors terrassier. En février 1909, il fut candidat à une élection de délégué-mineur au 13 de Courrières, mais la campagne du jeune syndicat contre lui l’empêcha d’être élu.

En avril 1909, encouragé par le secrétaire du syndicat des terrassiers de la Seine, Guillaume Ledû*, il vint travailler à Paris. Dans la capitale, il exerça divers métiers (terrassier, gazier) et fréquenta les milieux anarchistes et syndicalistes. Alors qu’en novembre-décembre 1908, il avait déjà écrit pour Le Mouvement socialiste, il donna des articles aux Temps nouveaux et à La Vie ouvrière.

Sa participation au mouvement syndical était de plus en plus active. En 1910, après le congrès confédéral de Toulouse, on lui proposa un poste de permanent et il devint trésorier adjoint à la CGT. Ses talents de propagandiste et d’orateur se confirmèrent, et il devint peu à peu un « chef syndicaliste » en vue à Paris.

Le 9 décembre 1910, il fut élu à la commission des grèves et de la grève générale de la CGT par le comité fédéral de la section des bourses.

En août 1911, il représenta la CGT à Madrid et à Barcelone avec François Marie pour des meetings contre la guerre.

Le 13 septembre 1911, Dumoulin fut arrêté à Charleville (Ardennes), alors que faisant une tournée de meetings contre la guerre à l’invitation de l’union des syndicats des Ardennes, il avait appuyé les mouvements féminins contre la vie chère. Tombant sous le coup des lois scélérates contre les « menées anarchistes », il comparut le 29 novembre devant le tribunal correctionnel de Charleville. L’audience donna lieu à un gros incident, puisque c’est à cette occasion que, grâce à une maladresse du ministère public, fut révélée l’existence d’un fichier secret des militants révolutionnaires, le « Carnet B ». Dumoulin fut condamné à deux ans de prison et à 100 francs d’amende, peine confirmé sur opposition le 7 juin 1912. Le 9 août, après avoir passé treize mois sous les verrous, dont six au droit commun, Dumoulin bénéficia d’une remise de peine.

Le 14 janvier 1913, Dumoulin fut élu secrétaire adjoint de la section des fédérations par 32 voix sur 34. Secondant désormais Léon Jouhaux, il s’occupa de plus en plus de La Voix du peuple.

Dans le même temps, il fréquentait la Fédération communiste anarchiste (FCA). Il avait déjà pris la parole dans un meeting contre la guerre de l’organisation, encore nommée Fédération révolutionnaire communiste, en septembre 1911. En 1913, il fut annoncé à plusieurs reprises dans les meetings de la FCA : en novembre 1912 contre la guerre, en janvier 1913 pour le droit d’asile avant le procès des rescapés de la bande à Bonnot. Le 25 mai 1913 enfin, il prit la parole à la tribune anarchiste au Pré-Saint-Gervais contre la loi des trois ans.

À l’été 1913, la FCA se brouilla avec Dumoulin quand il justifia pleinement les décisions de la conférence de la CGT de juillet 1913 qui entérinaient une centralisation confédérale accrue, et refusait d’appeler à une grève générale contre la loi de trois ans. En août 1913, il était néanmoins annoncé pour présenter le rapport sur le syndicalisme au congrès national anarchiste de Paris (Le Libertaire du 9 août 1913) mais, quelques jours avant l’ouverture des travaux, cette responsabilité fut confiée à un syndicaliste d’une sensibilité très différente, D. Lagru*.

Quelques jours après ce congrès où la CGT fut sévèrement critiquée, Dumoulin prit publiquement ses distances avec le mouvement anarchiste en cosignant le « manifeste des 22 » (voir Léon Jouhaux). Enfin, dans L’Humanité du 16 mars 1914, il signait une lettre disant : « Je n’éprouve aucune sympathie pour l’action parlementaire, mais j’estime enfantin une campagne abstentionniste en période électorale. »

Georges Dumoulin fut mobilisé le 3 août 1914 à Béthune. Dès décembre 1914, il écrivait à Monatte qu’il condamnait l’union sacrée et l’attitude de la majorité de la CGT. Par ses correspondances avec Monatte et Merrheim, Georges Dumoulin n’ignorait rien des agissements de la minorité pacifiste de la CGT, et il encouragea Merrheim à se rendre à Zimmerwald. Mais il ne joua pas tout de suite un rôle dans la minorité. Vivant dans les tranchées, il refusait les offres des majoritaires qui proposaient de le faire démobiliser si en échange il soutenait la direction de la CGT et l’effort de guerre. Il correspondit également avec Broutchoux et semble, dans cette épreuve, s’être quelque peu réconcilié avec lui. Il survécut à la bataille de Verdun et ne quitta le front qu’après le 5 janvier 1917, quand il fut affecté spécial à la mine de Roche-la-Molière (Loire). Là, il put reprendre une activité syndicale, et devint assez rapidement un des responsables du syndicat des mineurs. Correspondant avec Sébastien Faure, il répondit au questionnaire de CQFD du 16 juin 1917 sur l’avenir du syndicalisme après guerre. Il y tint un discours pacifiste et syndicaliste révolutionnaire.

Se déclarant zimmerwaldien, Dumoulin hésita, durant les années 1917 et 1918, entre le pôle modéré (Merrheim) et le pôle radical de la minorité pacifiste. Le second était incarné par le Comité de défense syndicaliste (CDS) dans lequel se trouvait Benoît Broutchoux, mais aussi Jean-Louis Thuillier et Jean-Baptiste Vallet*, pour lesquels il avait peu d’estime.

En 1917, il suivit de près la grève des métallurgistes à Saint-Étienne et fut délégué au congrès de la Fédération du sous-sol, où il soutint le point de vue minoritaire. La résolution favorable à Zimmerwald ne recueillit que deux voix, dont la sienne. Il rédigea alors sa brochure Les Syndicalistes français et la guerre, charge contre les partisans de l’Union sacrée et bilan du syndicalisme révolutionnaire d’avant guerre. Il n’assista pas à la conférence confédérale de décembre 1917 à Clermont-Ferrand, mais présida le congrès de la minorité à Saint-Étienne, les 19 et 20 mai 1918 dont il contribua à rédiger le manifeste final.

Cependant, sans que personne l’ait vu venir, Dumoulin fit un virage brutal au congrès confédéral de juillet 1918 à Paris. Il suivit Merrheim dans la réconciliation avec la majorité et s’efforça de minorer le rôle du CDS. Il fut alors élu secrétaire confédéral adjoint de la CGT.

En 1919, au congrès CGT de Lyon, son ralliement était définitif, et il s’opposa violemment à ses anciens camarades minoritaires.

Georges Dumoulin était alors pleinement détaché de l’anarchisme. Pour la suite de son itinéraire marqué par le syndicalisme réformiste, l’adhésion à la SFIO puis le vichysme, consulter le Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français.

Guillaume Davranche

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article157368, notice DUMOULIN Georges [Dictionnaire des anarchistes] par Guillaume Davranche, version mise en ligne le 10 mars 2014, dernière modification le 19 février 2019.

Par Guillaume Davranche

Georges Dumoulin (1920)
Georges Dumoulin (1920)
Agence Rol.

ŒUVRE : Les Syndicalistes français et la guerre, Paris, Éditions de L’Avenir international, 1918, préface d’André Girard, 26 p. ― La Vie ou la mort du syndicalisme, Paris, Cercle d’études et d’action syndicale, 1921 ― Carnets de route, Éditions de l’Avenir, 1938, 319 p. ― Le Parti socialiste et la CGT, Paris, Librairie populaire, 1935 ― La Charte du Travail, Vichy, Bureau d’études de la propagande ouvrière, 1943.

SOURCES : Arch PPo BA/1513 et 1514 ― L’Action syndicale (Lens) de 1904 à 1909 ― compte rendu du congrès CGT du Havre (1912) ― Georges Dumoulin, Carnets de route, Éditions de l’Avenir, 1938 ― Louis Lecoin, Le Cours d’une vie, autoédition, 1965 ― Jean-Marie Flonneau, « Crise de vie chère et mouvement syndical », Le Mouvement social, juillet-septembre 1970 ― Peter M. Arum, « Du syndicalisme révolutionnaire au réformisme : Georges Dumoulin (1903-1923) », Le Mouvement social, avril-juin 1974 ― Jacques Julliard, Autonomie ouvrière, Gallimard/Le Seuil, 1980 — Guillaume Davranche, Trop jeunes pour mourir. Ouvriers et révolutionnaires face à la guerre (1909-1914), L’Insomniaque/Libertalia, 2014.

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