Né le 15 avril 1889 à Nantes (Loire-Inférieure) ; disparu dans la région de Mourmansk (Russie) vers le 1er octobre 1920 ; ouvrier terrassier, puis chauffeur ; anarchiste et syndicaliste.

Jules Lepetit
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Né dans une famille ouvrière très pauvre, Louis Bertho travailla dès l’âge de 11 ans aux chantiers navals de Saint-Nazaire. À treize ans, il passait devant le tribunal de simple police et était condamné, selon le témoignage d’Alphonse Barbé, pour « un délit qu’il n’avait pas commis ». Il fit sa première grève, à Nantes, alors qu’il n’avait pas 15 ans, et se révéla très vite un militant de haut vol. Selon le témoignage d’Alphonse Barbé, « il avait une voix très forte, prenante, qui captivait rapidement son auditoire ; c’était vraiment le type du révolutionnaire de cette époque, où l’on mettait l’indépendance et l’esprit critique au-dessus des questions d’échelon de salaire. Ouvert à toutes les idées, il était tolérant sans jamais être neutre, désintéressé, énergique, loyal ; il eut pu prétendre aux plus hauts postes dans le mouvement syndical s’il avait eu la moindre ambition mais sa simplicité, sa modestie, sa franchise ne pouvaient lui permettre que de servir dans le rang... Ses interventions dans les congrès confédéraux, où le déléguait la Fédération du Bâtiment, étaient très remarquées, malgré son jeune âge ; il était de l’école de cet autre grand serviteur de la classe ouvrière : Merrheim dont il était l’ami. »
Louis Bertho usa de fausses identités une bonne partie de sa vie. Insoumis, il exerçait son activité militante en toute quiétude en utilisant le livret militaire de son frère François, Marie Bertho, né le 7 septembre 1883 à Nantes et qui demeurait au Havre (Seine-Inférieure). Il endossa également l’identité de Lepetit Jules, Marius, né le 2 janvier 1883 à Voingt (Pas-de-Calais) car il possédait un livret militaire à ce nom, égaré par son propriétaire, domicilié dans les Bouches-du-Rhône.
De mai à juillet 1912, il habita au 27, puis au 25, rue de la Goutte-d’Or, à Paris 18e.
Il s’installa en août dans le XIIIe arrondissement, au 22, rue Tiers, puis en novembre au 11, rue Pinel. Membre du syndicat des terrassiers de la Seine, il appartenait également au groupe de Paris 5e-13e de la Fédération communiste anarchiste (FCA), où il se fit rapidement remarquer comme un brillant militant. « Lepetit était le type même de l’anarcho-syndicaliste, orateur au timbre chaud, sur qui nous fondions beaucoup d’espoirs », se souviendra Louis Lecoin.
Quand, le 19 novembre 1912, il fallut remplacer au poste de secrétaire de la FCA Louis Lecoin incarcéré, Lepetit fut candidat, mais ce fut Henry Combes qui fut élu. Fin novembre, il adhérait au groupe des Amis du Libertaire. À ce moment, il était également secrétaire de la Jeunesse syndicaliste des terrassiers et membre du comité d’entente des Jeunesses syndicalistes de la Seine. À ce titre, il cosigna la déclaration de solidarité avec François Parmeland* en décembre 1912. Il fut aussitôt inscrit au Carnet B.
Le 17 janvier 1913, jour de l’élection du président de la République à Versailles, alors que la foule emplissait les rues, Lepetit lança d’une voiture des tracts réclamant l’amnistie de militants détenus. Il fut arrêté.
Le 15 mars, il fut arrêté alors qu’il écrivait « Vive l’anarchie » sur le mur d’un immeuble. On chercha à l’inculper au titre des lois scélérates de 1894, mais l’affaire fut classée sans suites.
Jules Lepetit était alors un des meilleurs orateurs de la FCA. Il participa à une tournée de meetings en région parisienne effectuée en mars 1913 contre la loi de trois ans, et la parole à la tribune de la FCA, au Pré-Saint-Gervais, lors des grands rassemblements contre la guerre du 25 mai et du 13 juillet 1913.
Au congrès anarchiste national qui se tint du 15 au 17 août 1913 à Paris, il s’opposa avec virulence à la présence des individualistes de l’anarchie. À l’issue des débats, il fut nommé à la commission chargée de constituer définitivement la nouvelle organisation, baptisée Fédération communiste anarchiste révolutionnaire (FCAR).
En 1914, Lepetit était membre du groupe FCAR de Paris XIXe arr. et habitait au 315, rue de Belleville. Quand la guerre éclata, il se fit réformer pour faiblesse générale et ulcère à la jambe gauche. Ajourné le 3 novembre 1914, il était définitivement exempté, le 12 juin 1915. Comme il s’était insoumis au service militaire, il avait au préalable écrit une lettre d’excuse au préfet de la Seine pour se présenter comme « omis » de la classe 1909.
À l’automne 1914, il travaillait au camp retranché de Paris où, après des actes de désobéissance collective, le syndicat des terrassiers avait obtenu le monopole de l’embauche. Il y fut chef d’équipe avec Raymond Péricat et son ami Léon Jahane*. En décembre 1914, il s’installa au 43, rue de Vincennes, à Bagnolet. Lepetit participait alors à l’œuvre clandestine des Amis du Libertaire, faisant circuler sur le chantier des listes de souscription en vue d’une reparution du journal, et pour soutenir le vieux Pierre Martin, dans le dénuement. Il s’opposait à la guerre, dont seule la classe ouvrière payait le prix, comme il le déclara dans une réunion syndicale des terrassiers le 1er mai 1915, où il réclama également la libération de ses camarades Louis Lecoin et Pierre Ruff.
Du 5 au 8 septembre 1915 se tint, en Suisse, la conférence de Zimmerwald, première manifestation internationale de l’opposition ouvrière à la guerre.
Le 7 novembre 1915, Lepetit fut un des 13 cosignataires d’un appel à rassembler « ceux qui sont restés fidèles aux nobles idées de fraternité humaine » et « croient toujours à la nécessité des relations et de l’action internationale des travailleurs » (voir Paul Véber). Cet appel eut quelque écho et, le 21 novembre, fut constitué le Comité d’action internationale (CAI). Jules Lepetit fut désigné au à son bureau, avec 5 autres militants (voir Paul Véber). Dès janvier 1916, le CAI se joignit à la minorité socialiste zimmerwaldienne pour constituer le Comité pour la reprise des relations internationales (CRRI).
En février 1916, Lepetit entra comme chauffeur de taxi à la Compagnie générale des voitures. Au nom du CRRI, Lepetit fut un des signataires du tract « À l’Internationale », sans date, mais tiré fin 1916, semble-t-il.
Au sein du CRRI, les libertaires poussèrent bientôt les syndicalistes révolutionnaires à reprendre leur autonomie, et, dès avril 1916, constituèrent le Comité de défense syndicaliste (CDS, voir Paul Véber). Le CDS se sépara progressivement du CRRI. Jules Lepetit attendit le 19 janvier 1917 pour en démissionner, afin de se consacrer exclusivement au CDS.
Le 5 mars 1917, il fit partie des militants venus assister au procès de Lecoin, Ruff et Claude Content, jugés devant la 10e chambre correctionnelle pour la distribution du tract pacifiste « Imposons la paix ! ». Cité comme témoin, il se lança dans un discours pacifiste devant la cour, estimant que « l’union sacrée n’était qu’un vain mot » car « les propriétaires et les industriels n’avaient pas fait le sacrifice de leurs privilèges ». Il affirma que les terrassiers approuvaient les inculpés, et stigmatisa Poincaré et Jouhaux.
La Révolution russe éclata alors, et l’enthousiasma. Il la donna en exemple au prolétariat français lors d’une réunion des terrassiers, le 23 avril 1917.
Au 1er mai 1917, il prit la parole au meeting syndicaliste à Paris avec Merrheim, Aimé Rey*, Péricat et Bourderon. Le 24 mai il forma, au nom de l’union des syndicats de la Seine, un comité de soutien aux grèves des midinettes, où il fut actif avec ses camarades Boudoux et Émile Hubert, mais aussi avec des syndicalistes majoritaires.
En juin, il participa à une opération pacifiste ambitieuse : l’édition clandestine d’un numéro du Libertaire (voir Claude Content). Il fut arrêté dans le coup de filet qui s’ensuivit et comparut en correctionnelle avec plusieurs camarades. En tant que gérant du journal, c’est lui qui fut le plus lourdement condamné, le 11 octobre : deux ans de prison, qu’il effectua pour l’essentiel à Clairvaux. Quant il fut libéré, le 10 avril 1919, il avait contracté la tuberculose.
Alors que l’Union des syndicats de la Seine se montrait hésitante, c’est sur une proposition de Lepetit, au nom du syndicat des terrassiers, que fut voté le principe d’une manifestation le 1er mai 1919, place de la Concorde. La journée fut marquée par une très forte mobilisation ouvrière, et des heurts sanglants avec la police. Lepetit lui-même fut arrêté boulevard des Capucines, emmené au poste et passé à tabac. Il ne fut libéré que le 14 mai au soir, alors que L’Action française et L’Œuvre répandaient contre lui des rumeurs de mouchardise complaisamment reprises par les majoritaires de la CGT. Un manifeste défendant son honneur fut cosigné par plusieurs personnalités dont Monatte, Dumoulin*, Péricat, Sirolle*, Content* et Hasfeld*, et publié dans Le Libertaire du 25 mai.
En juin 1919, alors que la grève des métaux parisiens venait de commencer, Lepetit tenta, avec Péricat, de déclencher la grève dans le bâtiment. Mais leur proposition de grève immédiate au conseil syndical du bâtiment, le 7 juin, resta sans écho. Il était alors militant à la Fédération anarchiste et écrivait dans Le Libertaire.
Au congrès confédéral CGT tenu à Lyon du 15 au 21 septembre 1919, Jules Lepetit apparut comme un des principaux porte-parole de la minorité révolutionnaire. Dans un long discours, il fit le procès de la majorité confédérale, depuis sa participation à l’union sacrée pendant la guerre jusqu’à son attentisme coupable au 1er mai 1919 et durant la grève des métaux parisiens. Et il conclut : « Notre programme, c’est celui-ci : défendre les révolutions ouvrières et faire autour d’elles toute la propagande nécessaire pour faire pénétrer dans les masses de ce pays l’idée bien déterminée qu’elles ont la possibilité de faire également leur révolution. »
Le 19 octobre 1919, il fut élu membre du Comité provisoire des syndicats minoritaires dont Pierre Monatte était le secrétaire et qui donna naissance en décembre aux Comités syndicalistes révolutionnaires. Comme il l’écrira dans la nécrologie qu’il lui consacrera dans L’Humanité, Pierre Monatte voyait en Lepetit « le “petit” de la classe trimardeuse au langage vif et cru, aux larges pantalons de velours, mais il était aussi Bertho, le Breton solide dans sa croyance, tout droit, d’une honnêteté transparente et qui, au long du trimard, de chantier en chantier, avait appris autant dans les choses que dans les livres ».
Durant la vague de grèves de mai 1920, il fit partie de l’équipe de propagandistes envoyée en province par la Fédération du Bâtiment pour épauler les syndicats dans la lutte.
Fin juin-début juillet 1920, Jules Lepetit et Marcel Vergeat* furent chargés de représenter la minorité révolutionnaire de la CGT à Moscou, pour le IIe congrès de l’Internationale communiste, tenu du 23 juillet au 7 août 1920. Ils s’y rendirent en compagnie de Raymond Lefebvre, un jeune intellectuel de la gauche du PS. Victor Serge, qui les accueillit à Moscou, vit alors en Lepetit « un robuste terrassier de la CGT française et du Libertaire, joyeux, méfiant, questionneur, et qui jura tout de suite qu’en France, “la révolution se ferait tout autrement”. »
Lepetit, Vergeat et Lefebvre essayèrent d’en apprendre le maximum sur la situation russe, sans se laisser manipuler. Dans une lettre du 28 juillet 1920 adressée à Frago, du syndicat des terrassiers, et publié dans Le Midi rouge en janvier 1921, Lepetit déplorait qu’il soit « extrêmement difficile de se faire une opinion exacte, d’abord parce que les officiels cherchent à ne nous laisser apercevoir que le bon côté, à nous dissimuler le revers de la médaille ». Il se montrait également déçu par le congrès de l’Internationale communiste : « Je n’ai rien trouvé jusqu’ici d’intéressant à cette réunion, malgré le bruit que l’on a fait autour... Cela m’apparaît plutôt comme un concile où l’on vient simplement approuver les ordres, décisions de l’Église ; ce n’est pas très flatteur pour les délégués étrangers. » Mais Lepetit pensait qu’il fallait « aimer quand même la révolution, malgré ses fautes et ses erreurs », parce qu’elle avait permis des avancées considérables : expropriation capitaliste, développement de l’instruction publique, lutte contre l’alcoolisme.
Le 1er septembre 1920, il écrivait au Libertaire (qui publia la lettre le 12 décembre) : « La révolution enfante dans le sang et dans les larmes, dans la peine et dans la douleur, mais l’essentiel est qu’elle donne naissance à quelque chose de sain et de beau. Je crois que, malgré toutes ses fautes, la Révolution russe, qui n’en est encore qu’à sa première période, pourra, si les autres peuples savent l’aider, procréer une société véritablement belle. Mais encore faut-il que les prolétaires de l’Occident ne l’abandonnent pas à ses propres forces. » Il ajoutait que la révolution pouvait également « verser davantage vers la droite, où elle penche déjà de trop à mon avis ».
Après la fin du congrès, Lepetit, Vergeat, Lefebvre et leur traducteur Sacha Toubine effectuèrent un voyage d’étude en Ukraine. De là, Lepetit écrivit plusieurs lettres à Victor Serge lui relatant ses impressions.
Lepetit, Vergeat et Lefebvre furent rapidement identifiés comme très critiques, et au bout de quelques semaines, les autorités bolcheviques leurs firent toutes sortes de difficultés, dont la principale fut d’entraver leur retour en France, où ils risquaient de rapporter un témoignage défavorable sur la IIIe Internationale aux congrès du PS à Tours, et de la CGT à Orléans.
Au bout du compte, les trois hommes ne revinrent jamais de Russie. Ils trouvèrent la mort dans des circonstances obscures, et plusieurs thèses existent à ce sujet.
Ce qui est sûr, c’est que le pouvoir bolchevik facilita le retour en France des délégués français qui lui étaient acquis sans réserve : Marcel Cachin et Ludovic-Oscar Frossard, dûment nantis de faux passeports, purent regagner leur pays par la voie directe Varsovie-Berlin-Paris. En revanche, sous prétexte de difficultés de passage, on indiqua à Vergeat, Lepetit et Lefebvre qu’ils devraient passer par le nord : Mourmansk, puis la Norvège.
À Moscou, les trois hommes se sentaient de plus en plus surveillés. À la sortie d’une visite aux usines Poutilov, ils constatèrent que leur chauffeur avait été remplacé par un tchékiste avec lequel ils refusèrent de monter, car celui-ci ne voulait pas les prendre tous. Puis, à la veille de leur départ, ils refusèrent de confier leurs notes et leur documentation aux fonctionnaires soviétiques se disant chargés de leur acheminement en France.
Après avoir rassemblé leur documentation, les trois Français, accompagnés de Toubine, quittèrent donc Moscou pour Mourmansk le 6 septembre 1920. Après cinq jours de voyage selon certaines sources, douze jours selon d’autres, ils atteignirent Mourmansk, où le bateau qu’on leur avait promis pour la Norvège n’arriva jamais. Trois semaines passèrent ainsi. Lefebvre et Lepetit écrivirent au Groupe communiste français, à Moscou, pour se plaindre du traitement qui leur était réservé.
On n’entendit plus parler d’eux. Soudain, le 1er décembre 1920, L’Humanité annonça leur mort sur deux colonnes à la Une, sur la foi d’une dépêche du chargé d’affaires soviétique à Stockholm. Dès le lendemain, la presse bourgeoise (La Liberté, Le Figaro, l’agence de presse Russ Union...) laissait entendre qu’ils avaient été assassinés par la Tchéka Le quotidien communiste publia ensuite de nombreux documents de l’enquête soviétique menée pour élucider les causes de leur mort.
À partir de là, deux thèses principales s’opposèrent. La version soviétique officielle était que vers le 1er octobre ils avaient tenté de passer par leurs propres moyens en Norvège, en louant un bateau de pêche. Ils auraient alors fait naufrage dans une tempête, ou bien été mitraillé par un navire de guerre de l’Entente, qui faisait le blocus de la Russie. Plusieurs témoins de l’époque acquirent cependant la conviction qu’ils avaient été liquidés par la Tchéka ou, à tout le moins, délibérément poussés à la mort par le pouvoir bolchevik.
Parmi les tenants de la thèse officielle, citons Victor Serge dans ses Mémoires d’un révolutionnaire (1951) et Alfred Rosmer dans Moscou sous Lénine (1953).
Parmi les tenants de la thèse de l’assassinat, citons Mauricius dans Au pays des soviets (1922) ; Armando Borghi dans son discours au congrès CGTU de 1922 ; l’ex-communiste Maurice Laporte dans Les Mystères du Kremlin (1928) ; Voline dans La Révolution inconnue (1947) ; Marcel Body*, Au cœur de la Révolution (1981) ; François Mayoux* dans Contre-Courant (septembre 1952)
Enfin, parmi ceux qui ne tranchent pas : Gaston Leval dans Contre-Courant d’octobre 1952 ; Annie Kriegel, dans Aux origines du communisme français (1964). Cette dernière a consacré 10 pages de son étude à l’enquête la plus minutieuse existante, allant jusqu’à consulter les archives météorologiques norvégiennes et plusieurs témoins des événements.
Après la mort de Lepetit, Vergeat, Lefebvre et Toubine, l’Internationale communiste décida d’éditer une brochure à leur gloire. Victor Serge et Marcel Body furent alors chargés de chercher, dans la correspondance adressée d’Ukraine par Lepetit, des passages montrant qu’il avait été séduit par ou tel aspect de la Révolution russe. En vain, selon Marcel Body. Cela n’empêcha pas Pierre Pascal, dans le Bulletin communiste du 17 février 1921, d’affirmer que « Vergeat et Lepetit ont quitté la Russie bien changés. Ils ont appris ici une grande vérité qui leur manquait en France. [...] Et puis, leur éducation avait été complétée par Lénine en personne, [...] son ouvrage, L’État et la Révolution [...] fut pour eux une véritable révélation... [...] Ils périrent victimes de leur hâte à rapporter en France la bonne parole du communisme. »
La mort suspecte de Lepetit, Vergeat, Lefebvre et Toubine fut un élément clef de la polémique qui opposa les anarchistes aux communistes dans les années 1920.

SOURCES : Arch. Nat. F7/13053. ― Arch. PPo. BA/960, BA/1513 et 1514. ― L’Information ouvrière et sociale, 8 mai 1919. ― La Vague, 9 décembre 1920. ― nécrologies dans Le Libertaire du 12 décembre 1920 et dans L’Humanité du 4 décembre 1920. ― Souvenirs d’Alphonse Barbé remis à J. Maitron. — Victor Serge, Mémoires d’un révolutionnaire, Seuil, 1951. ― témoignages de Gaston Leval, François Mayoux et Alphonse Barbé dans Contre-Courant de septembre 1952 à février 1953. — Annie Kriegel, Aux origines du communisme français, 1914-1920, 2 vol., Mouton & co, 1964. ― Louis Lecoin, Le Cours d’une vie, auto-édition, 1965. ― Jean-Louis Robert, Les ouvriers, la Patrie et la Révolution. Paris 1914-1919, Annales littéraires de l’université de Besançon, 1995. ― Boris Ratel, « L’anarcho-syndicalisme dans le bâtiment en France entre 1919 et 1939 », mémoire de maîtrise d’histoire sociale, université Paris-I, 2000. ― Marcel Body, Au cœur de la Révolution : Mes années de Russie, 1917-1927, Éditions de Paris, 2003 — Guillaume Davranche, Trop jeunes pour mourir. Ouvriers et révolutionnaires face à la guerre (1909-1914), L’Insomniaque/Libertalia, 2014.

Jean Maitron, notice revue par Guillaume Davranche

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