SOUBRIÉ François [Dictionnaire des anarchistes]

Par Guillaume Davranche

Né le 8 février 1855 à Lavenhac-le-Haut (Aveyron) ; mineur, puis brûleur de café ; anarchiste ; inculpé du « procès des Trente ».

François Soubrié (1894)
François Soubrié (1894)
Album Bertillon, 1894.

François Soubrié était délégué mineur à Decazeville (Aveyron) au moment de la grande grève qui vit, le 26 janvier 1886, le lynchage du directeur de l’exploitation, Watrin.

Le 2 mars il fut arrêté par la police pour avoir clamé, dans un meeting, que s’il existait un traître parmi les grévistes, il serait « watriné ». Le 8 mars, il comparut devant le tribunal correctionnel pour atteinte à la liberté du travail. À l’audience, il eut pour témoins à décharge les socialistes Basly et Duc-Quercy et l’anarchiste Pierre Martin*. Il fut condamné à quatre mois de prison.

Par la suite, il changea de métier et entra dans le mouvement anarchiste parisien. Il y fréquenta le Cercle anarchiste international qui, fondé en 1888, était le plus important lieu de rencontre et d’échanges entre militants à l’époque (voir Alexandre Tennevin).

Du 6 au 12 août 1894, il comparut devant les assises de la Seine dans le cadre du « procès des trente » (voir Élisée Bastard). Défendu par Me Albert Crémieux, il fut acquitté.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article155984, notice SOUBRIÉ François [Dictionnaire des anarchistes] par Guillaume Davranche, version mise en ligne le 27 mars 2014, dernière modification le 23 janvier 2019.

Par Guillaume Davranche

François Soubrié (1894)
François Soubrié (1894)
Album Bertillon, 1894.

SOURCES : Le Journal des débats du 3 au 9 mars 1886, du 15 juillet 1894 et du 7 au 13 août 1894 — Album photographique des individus qui doivent être l’objet d’une surveillance spéciale aux frontières, Paris : Imprimerie Chaix, 1894.

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