FABRE Georges [Dictionnaire des anarchistes]

Par Laurent Gallet

Né le 6 avril 1849 à Nervieux (Loire) ; menuisier, ; militant anarchiste lyonnais.

Marié, domicilié 118, rue Duguesclin à Lyon (Rhône), Georges Fabre appartint à la fédération révolutionnaire de la région de l’Est, qui en mars 1881 – c’est-à-dire quelques semaines avant la tenue à Paris du congrès régional du Centre qui marqua la scission entre socialistes et anarchistes – groupait la plupart des anarchistes de la région de l’Est.

Il fut élu, le 31 juillet 1882, membre de la commission exécutive de neuf membres chargée à la fois de l’administration de L’Étendard révolutionnaire, journal anarchiste lyonnais, et de la direction de la fédération révolutionnaire ; il y représentait la section de la Guillotière.

En novembre 1882, Fabre s’enfuit en Suisse pour échapper aux arrestations opérées dans les rangs anarchistes à la suite des violentes manifestations des mineurs de Montceau-les-Mines d’août 1882 et des attentats à la bombe perpétrés à Lyon en octobre 1882. Il fut impliqué dans le procès, dit Procès des 66, qui s’ouvrit à Lyon devant le tribunal correctionnel le 8 janvier 1883. Selon l’importance des charges retenues contre eux, l’accusation avait classé les prévenus en deux catégories (voir Bordat). Fabre, prévenu de la première catégorie, fut condamné par défaut, le 19 janvier 1883, à deux ans de prison, 1 000 f d’amende et cinq ans d’interdiction des droits civils.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article155887, notice FABRE Georges [Dictionnaire des anarchistes] par Laurent Gallet, version mise en ligne le 31 mars 2014, dernière modification le 14 décembre 2018.

Par Laurent Gallet

SOURCES : Arch. Dép. Rhône, 4 M 2. — M. Massard, Histoire du mouvement anarchiste à Lyon, 1880-1894, DES, Lyon, 1954. — Le procès des anarchistes devant la police correctionnelle et la cour d’appel de Lyon, 1883.

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