RIOPELLE Jean-Paul [Dictionnaire des anarchistes]

Par Daniel Vidal

Né le 7 octobre 1923 à Montréal (Canada), mort le 12 mars 2002 à Ile-aux-Grues, Québec (Canada) ; peintre, sculpteur et graveur ; membre du groupe des Automatistes.

Il fut élève de l’Ecole polytechnique en 1941, puis à l’Ecole des Beaux-Arts de Montréal en 1942, et à l’Ecole du meuble où il obtint son diplôme en 1945. C’est là, au contact de Paul-Emile Borduas*, qu’il se joignit au groupe des Automatistes avec qui il exposera en 1946 et 1947. Il se rendit en France en 1946, y retourna pour s’y installer l’année suivante, et assista à la controverse entre surréalistes. Il participa alors avec son ami Henri Pastoureau, à la rédaction du manifeste "Rupture inaugurale" qui marquait la position des partisans de Breton. A la fin des années 40, alors que le groupe des Automatistes se délitait, il fit la rencontre du poète surréaliste Benjamin Péret et d’André Breton. Il participa à une exposition surréaliste à Paris en 1947 et à la réalisation du dernier numéro de la revue surréaliste Néon (avril 1949).

Il fut signataire du "Refus global", le manifeste des Automatistes (1948). Il fut, avec Borduas et Claude Gauvreau*, un des Automatistes à rejeter le rapprochement avec les communistes. Il participera à un échange polémique dans le journal Combat du 15 décembre 1947. Il écrivit : "Si je désapprouve les communistes, c’est que dans leur révolution, ils portent le moins possible atteinte à la morale actuelle, laquelle morale, tant qu’elle ne sera pas foulée aux pieds, restera le principal handicap à la libération totale de l’homme."

Riopelle fit la connaissance de Simon Watson Taylor, un libertaire anglais qui traduira "Refus global" en anglais, en 1950. Il contresigna un texte écrit par le poète surréaliste Jean-Luc Bédouin et publié dans le Libertaire du 17 juin 1949.
Par la suite, son art évolua, et fort de sa notoriété, il participa à des expositions internationales. Sa dernière exposition eut lieu en 1996. La peintre américaine Joan Mitchell fut sa compagne durant 25 ans. Revenu au Québec (Sainte Margueritte, et L’île-aux-grues) en 1972, il y finit ses jours.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article155506, notice RIOPELLE Jean-Paul [Dictionnaire des anarchistes] par Daniel Vidal, version mise en ligne le 11 avril 2014, dernière modification le 11 avril 2014.

Par Daniel Vidal

SOURCES : Mathieu Houle-Courcelles, Sur les traces de l’anarchisme au Québec, éditions Lux, Québec, Mars 2008. — L’Encyclopédie canadienne en ligne (thecanadianencyclopedia.com), consultée le 7 janvier 2011.

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